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L'ordre de retrait des troupes américaines de Syrie a été signé

| AFP | 705 | Aucun vote sur cette news
Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et américain Donald Trump, à Buenos Aires le 1er décembre 2018
Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et américain Donald Trump, à Buenos Aires le 1er décembre 2018 ( Murat CETINMUHURDAR / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP/Archives )

Le Pentagone a annoncé dimanche la signature de l'ordre de retrait des troupes américaines de Syrie peu après un entretien entre Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ayant notamment porté sur la mise en oeuvre de cette décision.

Le président américain veut que ce départ des quelque 2.000 militaires que son pays a dépêchés sur le territoire syrien soit "lent et extrêmement coordonné" avec la Turquie afin d'éviter un vide dans les régions contrôlées par les rebelles kurdes qui pourrait bénéficier au régime de Bachar al-Assad.

"Le décret pour la Syrie a été signé", a déclaré un porte-parole du Pentagone sans fournir davantage de détails.

Et ce quelques jours après que Donald Trump a ordonné, mercredi, le retrait des forces américaines qui luttent dans le nord-est de la Syrie contre les jihadistes aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de milices arabo-kurdes.

Le président, opposant de longue date à la participation des Etats-Unis à un conflit jugé coûteux, a estimé que les soldats américains n'y étaient plus utiles car le groupe Etat islamique (EI) était "en grande partie vaincu".

Mais ce départ va laisser la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) sans soutien militaire au moment même où la Turquie menace de l'attaquer, considérant les combattants kurdes comme des terroristes.

Sur Twitter, M. Trump a souligné avoir eu "une conversation téléphonique longue et productive" avec Recep Tayyip Erdogan. Il a dit avoir évoqué avec lui "l'EI, notre engagement mutuel en Syrie et le retrait lent et extrêmement coordonné des troupes américaines de la région" ainsi que des relations commerciales "considérablement accrues".

"Le président @RT_Erdogan de Turquie m'a donné des assurances dans des termes très forts" quant au fait qu'il allait "éradiquer ce qui reste de l'EI en Syrie", a encore tweeté M. Trump. "Nos troupes rentrent à la maison !", a-t-il ajouté, jugeant que son homologue était capable de tenir cet engagement.

"Les deux dirigeants ont convenu d'assurer la coordination entre les militaires, les diplomates et d'autres responsables de leurs pays pour éviter un vide de pouvoir qui pourrait résulter d'une exploitation du retrait (américain, ndlr) et de la phase de transition en Syrie", a quant à elle déclaré la présidence turque dans un communiqué. M. Erdogan a également affirmé que son pays était "prêt à fournir un soutien à notre allié de l'Otan dans le cadre de cette décision" de retrait.

"Epaule contre épaule"

D'après le Washington Post citant des sources à Maison Blanche, les conseillers de Donald Trump ont persuadé ce dernier de retirer plus lentement qu'il ne l'aurait voulu les troupes américaines afin que leur sécurité ne soit pas menacée.

Soumises à de fortes tensions notamment en raison du soutien de Washington aux Kurdes, les relations entre la Turquie et les Etats-Unis -deux alliés au sein de l'Otan- se sont nettement détendues depuis la libération en octobre d'un pasteur américain détenu pendant un an et demi.

Le chef de l'"armée nationale", une coalition de factions opposées au régime syrien et alliées à la Turquie dans le Nord syrien, avait auparavant appelé les Américains à s'assurer que le départ de leurs soldats ne débouche pas sur un retour du régime de Bachar al-Assad dans les zones encore aux mains des Kurdes.

Selon Nasr al-Hariri, ce vide pourrait notamment pousser les Kurdes à se rapprocher du pouvoir syrien pour se prémunir d'une offensive turque et tenter de préserver une relative autonomie.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis (d) et l'émissaire américain pour la coalition internationale antijihadiste, Brett McGurk, le 19 mai 2018 à Washington
Le ministre américain de la Défense Jim Mattis (d) et l'émissaire américain pour la coalition internationale antijihadiste, Brett McGurk, le 19 mai 2018 à Washington ( WIN MCNAMEE / Getty/AFP/Archives )

La Turquie redoute de voir s'instaurer un embryon d'Etat kurde à ses portes qui renforcerait les velléités séparatistes de la minorité kurde sur son propre territoire.

M. Erdogan a promis samedi d'éliminer les jihadistes et les milices kurdes du nord-est de la Syrie et, selon une ONG syrienne, Ankara a envoyé des renforts militaires dans la région.

Les FDS ont pour leur part menacé de suspendre la lutte contre l'EI pour défendre leur territoire et de libérer les centaines de jihadistes étrangers faits prisonniers.

Si son "califat" autoproclamé en 2014 s'est désagrégé face à de multiples offensives, cette organisation jihadiste conserve quelques réduits et demeure capable de commettre des attentats meurtriers.

La décision du président américain a provoqué un choc aux Etats-Unis. Elle a entraîné les démissions du ministre de la Défense Jim Mattis et de l'émissaire américain pour la coalition internationale antijihadiste, Brett McGurk, qui étaient opposés au retrait américain.

Donald Trump a nommé dimanche l'actuel ministre adjoint de la Défense Patrick Shanahan pour remplacer dès le 1er janvier M. Mattis, qui devait rester à son poste jusqu'à fin février.

Le retrait a également semé le trouble parmi les pays alliés des Etats-Unis.

Le président français Emmanuel Macron a ainsi "très profondément" regretté dimanche cette décision, ajoutant qu"'un allié se doit d'être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés"."Etre allié, c'est combattre épaule contre épaule", a-t-il souligné.

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