En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 095.07 PTS
-0.02 %
5 093.00
-0.03 %
SBF 120 PTS
4 073.02
-0.12 %
DAX PTS
11 614.16
+0.78 %
Dowjones PTS
25 334.32
-0.02 %
7 100.25
-0.80 %
1.158
+0.20 %

Trop tôt pour crier victoire face à l'EI, estiment des experts

| AFP | 390 | 5 par 1 internautes
Des Irakiens brandissent le drapeau national lors de la parade militaire pour célébrer la victoire militaire contre le groupe Etat islamique (EI), à Bagdad
Des Irakiens brandissent le drapeau national lors de la parade militaire pour célébrer la victoire militaire contre le groupe Etat islamique (EI), à Bagdad ( AHMAD AL-RUBAYE / AFP )

Les déclarations de victoire dans la lutte contre le groupe État islamique sont prématurées, estiment des experts américains qui préviennent que l'organisation a entamé sa mue vers quelque chose de différent mais de toujours dangereux.

Mise en déroute en Irak et en Syrie, où elle a perdu la quasi-totalité des terres de son "califat" auto-proclamé, l'organisation a encaissé de terribles coups mais a mis à exécution un plan de repli et de transformation préparé de longue date, assurent-ils.

"Malgré la perte de son califat physique, il n'y a aucun signe prouvant que cette guerre (contre l'EI) est terminée" a assuré mercredi, au cours d'une conférence à Washington, Michael Vickers, sous-secrétaire à la Défense chargé du renseignement de 2011 à 2015.

"Défaire une insurrection prend toujours du temps, de dix ans à plusieurs décennies", a-t-il ajouté. "Et celle-ci est globale, étendue dans l'espace et dans le temps. C'est une insurrection motivée par une idéologie, le genre le plus difficile à vaincre".

Pour le chercheur Bruce Hoffman, de la Georgetown University, "ISIS (acronyme en anglais de l'EI) va subsister, au moins dans un futur prévisible. Ils ont perdu 95% de leur territoire, subi de lourdes défaites mais ils l'avaient anticipé et ont mis en place une stratégie pour assurer leur survie et leur longévité".

Selon lui, le mouvement jihadiste s'est inspiré des mesures prises par Oussama ben Laden, à la tête d'Al Qaïda lors de l'offensive américaine de 2001 qui a suivi les attentats du Pentagone et du World Trade Center.

- 'Une cible dans le dos' -

"Ils ont imité Al Qaïda qui avait compris, il y a plus d'une décennie, qu'il fallait donner une certaine autonomie à des franchises et des organisations affiliées pour assurer sa longévité", explique-t-il. "L'efficacité de cette stratégie a été démontrée en mai par l'attentat contre une salle de concert à Manchester. Il est l’œuvre d'une cellule opérant depuis Benghazi, en Libye".

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi lors d'une conférence de presse le 5 octobre 2017 à Paris
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi lors d'une conférence de presse le 5 octobre 2017 à Paris ( ludovic MARIN / POOL/AFP/Archives )

Des "soldats du califat" aguerris et dotés d'un sérieux bagage technique ont été exfiltrés d'Irak et de Syrie avant que la nasse ne se referme sur eux, estiment les experts, et vont représenter dans les mois et les années qui viennent un formidable danger.

Dans le New York Times du 11 décembre, Ernest Barajas Jr., un ancien démineur des Marines qui participe au nettoyage des zones libérées de l'EI, affirme que les artificiers du mouvement jihadiste "répandent désormais leur savoir dans le monde entier. Ils sont en Afrique, aux Philippines. Ce truc ne va pas cesser de croître".

Le 9 décembre, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a proclamé "la fin de la guerre" entamée trois ans plus tôt éliminer l'EI de son pays.

Pour Katherine Zimmerman, spécialiste du terrorisme au sein du groupe de réflexion American Enterprise Institute (AEI), ce cri de victoire est prématuré.

"C'est trop tôt" assure-t-elle à l'AFP. "Le Premier ministre irakien l'a fait pour des raisons politiques. Le combat est loin d'être terminé et de nombreuses épreuves nous attendent".

Des combattants syriens pro-gouvernementaux hissent un drapeau syrien à Al-Soukhnah, en Syrie libéré  du groupe Etat islamique, le 13 août 2017
Des combattants syriens pro-gouvernementaux hissent un drapeau syrien à Al-Soukhnah, en Syrie libéré du groupe Etat islamique, le 13 août 2017 ( STRINGER / AFP/Archives )

En Irak comme en Syrie, estime-t-elle, les même causes risquent d'entraîner les mêmes effets: la communauté sunnite, dont une partie au moins a vu en l'EI un mouvement armé susceptible de la protéger et de défendre ses intérêts, risque, dans les mois ou les années à venir, de se rallier à une nouvelle insurrection sunnite face à ce qu'elle considère comme des régimes oppresseurs, à Bagdad comme à Damas.

"En Irak, tout ancien membre de l'EI a désormais une cible dans le dos", dit-elle. "Les forces de sécurité irakiennes estiment que si vous avez été membre de l'EI, votre sang peut couler. Même si vous avez été enrôlé de force dans ses rangs, comme électricien.

"Et en Syrie", ajoute-t-elle, "le régime d'Assad consolide ses positions, mais le sentiment qui a conduit à la naissance de l'EI persiste. Il faut donc craindre l'avènement d'un autre mouvement. Il y aura autre chose".

Selon Michael Vickers, "il ne faudra pas être surpris quand apparaitra le jihad global version 3.0. Al Qaïda était la version 1.0, l'EI la 2.0. D'autres vont reprendre le flambeau".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Trader sur le CAC40 avec du levier
Lundi 5 novembre de 12h30 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/10/2018

Muriel Benedetto Marmilloud travaillera aux côtés du Président Directeur Général, Olivier Jallabert...

Publié le 15/10/2018

  Notice sur les opérations de stabilisation   Paris, le 15 octobre 2018   Ne pas transmettre, diffuser, publier ou distribuer, directement ou indirectement aux États-Unis,…

Publié le 15/10/2018

ADLPartner Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 6 478 836 euros 3, avenue de Chartres 60500 - CHANTILLY 393 376 801 R.C.S.…

Publié le 15/10/2018

  CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL ALPES…

Publié le 15/10/2018

Les actionnaires d'Auplata seront réunis en assembléegénérale mixte le 19 novembre 2018 afin notamment de statuer sur l'apport en nature de la...