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Tanzanie: sur Ukara, la détresse et la colère des proches des naufragés

| AFP | 167 | Aucun vote sur cette news
Les secouristes de Tanzanie recherchent le 22 septembre 2018 des victimes du naufrage la veille du MV Nyerere sur le lac Victoria, en Tanzanie
Les secouristes de Tanzanie recherchent le 22 septembre 2018 des victimes du naufrage la veille du MV Nyerere sur le lac Victoria, en Tanzanie ( STRINGER / AFP )

"Il était parti mardi vers midi, mais il n'est jamais rentré à la maison". Aisha William a passé en revue des dizaines de cercueils en bois alignés sur le rivage de l'île d'Ukara samedi avant de trouver celui de son mari, tué dans le naufrage du ferry MV Nyerere en Tanzanie.

A quelques dizaines de mètres de là, des plongeurs continuent sans relâche de chercher de nouveaux corps autour de la coque du ferry qui affleure encore à quelques dizaines de mètres à peine du débarcadère qu'il aurait dû atteindre. Le bilan atteint déjà 218 morts et continue de grimper au troisième jour des recherches.

"Je ne sais pas comment je vais faire pour élever mes deux enfants", lance en pleurant Aisha, dont le mari était allé prier à la mosquée d'Ukerewe, l'île d'où provenait le ferry naufragé. "Je ne sais pas décrire la détresse qui m'emplit", dit entre deux spasmes cette jeune femme portant un hijab noir irisé de fleurs rouges et vertes.

Jeudi après-midi, le MV Nyerere a chaviré à quelques dizaines de mètres à peine de l'île d'Ukara, sa destination finale, mais peu de gens sachant nager dans cette région du monde, le bilan a pris des proportions dramatiques.

Le pénible travail des équipes de recherches acheminant les corps sur le rivage, les plaçant d'abord dans des couvertures puis dans des cercueils, n'aura été interrompu samedi que par un "miracle", selon les dires des habitants: l'ingénieur du MV Nyerere a été extrait vivant de l'épave à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d'air.

Il a été acheminé vers un centre de santé, puis les volontaires et policiers ont repris leur macabre va-et-vient sur la plage, masque blanc sur le nez pour se protéger de l'odeur des cadavres, et observés par des centaines de badauds maintenus à distance par un ruban en plastique jaune.

- 'Surchargé' -

"Tout ce qui s'est passé est très triste, parce qu'ils sont morts à cause de quelque chose qui aurait pu être évité", peste de son côté Ahmed Caleb, 27 ans, grossiste en matériel électronique.

Le ferry était "bien trop chargé" de passagers et de marchandises à son retour d'Ukerewe, où se tenait un marché, assure-t-il.

Le nombre exact de personnes se trouvant à bord au moment de la catastrophe reste encore inconnu, mais le nombre de morts connus additionné au nombre de rescapés surpasse largement la capacité du bateau, établie à une centaine de personnes.

Le déroulé des événements reste toutefois flou.

Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l'avant du navire à l'approche du débarcadère, un mouvement qui pourrait avoir déséquilibré le bateau. Selon d'autres, la personne se trouvant à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d'approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

"Ce qui s'est passé est horrible", soupire Ahmed Caleb, t-shirt noir sur les épaules. "J'ai perdu mon patron, des amis, des gens avec qui j'ai été à l'école".

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