En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 374.11 PTS
-0.45 %
5 366.00
-0.56 %
SBF 120 PTS
4 296.58
-0.55 %
DAX PTS
12 536.64
-0.20 %
Dowjones PTS
25 021.72
-0.15 %
7 336.54
-0.19 %
1.170
-0.15 %

Syrie : Russie, Turquie et Iran veulent réunir régime et rebelles fin janvier

| AFP | 444 | 5 par 1 internautes
Le chef de la délégation du régime de Damas Bachar al-Jaafari (2è d) et d'autres délégués participent aux discussions à Astana, le 22 décembre 2017 pour organiser la prochaine réunion sur la Syrie
Le chef de la délégation du régime de Damas Bachar al-Jaafari (2è d) et d'autres délégués participent aux discussions à Astana, le 22 décembre 2017 pour organiser la prochaine réunion sur la Syrie ( Stanislav FILIPPOV / AFP )

La Russie, la Turquie et l'Iran ont proposé vendredi, à l'issue de pourparlers à Astana, de réunir le régime syrien et les rebelles fin janvier dans la station balnéaire russe de Sotchi pour avancer vers un règlement politique.

Une semaine après l'échec de la réunion de Genève, le huitième round de négociations organisées dans la capitale kazakhe par Moscou et Téhéran, alliés de Bachar al-Assad, et Ankara, soutien des rebelles, a permis à la Russie de relancer sa proposition de "congrès du dialogue national" syrien à Sotchi.

Il n'a cependant pas répondu à toutes les questions qui avaient empêché la tenue de cette réunion proposée dès la fin octobre à l'issue du précédent round d'Astana, notamment celles concernant la présence des Kurdes, considérées comme un chiffon rouge pour Ankara. La composition des forces invitées n'a pas été rendue publique.

"Les pays-garants confirment leur intention de coopérer dans le but de réunir le Congrès du dialogue national syrien à Sotchi le 29 et 30 janvier 2018 avec la participation de l'ensemble de la société syrienne", ont indiqué les délégations russes, turques et iraniennes dans un communiqué commun.

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura (2è d) participe à une réunion sur la Syrie, le 22 décembre 2017 à Astana
L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura (2è d) participe à une réunion sur la Syrie, le 22 décembre 2017 à Astana ( Stanislav FILIPPOV / AFP )

La Russie, la Turquie et l'Iran comptent tenir dans la ville du sud de la Russie une réunion préparatoire les 19 et 20 janvier, est-il précisé.

Après six ans d'un conflit qui a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés, le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, appuyé par l'armée russe, a désormais repris l'avantage sur le terrain, mais la perspective d'un règlement politique reste au point mort.

L'armée syrienne a enregistré des victoires décisives ces deux dernières années, reprenant, grâce au soutien de l'aviation russe, la cité antique de Palmyre aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI) , brisant le siège de Deir Ezzor, dans l'est, et chassant il y a tout juste un an les rebelles de leur bastion d'Alep, dans le nord.

- Retrait partiel achevé -

Marquant cette nouvelle donne sur le terrain, ainsi que le recul de l'EI, désormais réduit à quelques poches, Vladimir Poutine a ordonné mi-décembre un retrait partiel de ses troupes engagées depuis septembre 2015, estimant la mission "brillamment accomplie".

Ce retrait est achevé, a annoncé vendredi le ministre de la Défense Sergueï Choïgou. Les autorités russes ont cependant prévenu que des troupes resteraient sur le long terme.

Alors que le processus de Genève sous l'égide de l'ONU n'avance pas, Moscou, désormais acteur majeur du conflit, espère capitaliser sur les avancées concrètes obtenues à Astana, qui ont permis de réunir régime et rebelles autour de questions militaires, pour relancer le dialogue politique.

- 'Ouverture' -

A Astana, le chef de la délégation du régime de Damas Bachar al-Jaafari a estimé que le congrès de Sotchi pourrait "poser les bases pour un dialogue entre les Syriens", confirmant sans surprise sa participation.

Ahmed Tohmeh, chef de la délégation des rebelles syriens, s'adresse aux médias lors de la réunion d'Astana, le 22 décembre 2017
Ahmed Tohmeh, chef de la délégation des rebelles syriens, s'adresse aux médias lors de la réunion d'Astana, le 22 décembre 2017 ( Stanislav FILIPPOV / AFP )

Du côté rebelle, Ahmed Touma a prévenu que l'opposition devrait se concerter avant d'accepter l'invitation. Le régime "participe à des pourparlers de paix mais tue notre peuple. Comment parler de dialogue national?", a-t-il lancé.

Interrogé par l'AFP, un autre responsable de l'opposition, Ayman al-Aasemi, a malgré tout constaté une certaine "ouverture" concernant une participation à Sotchi : "Nous avons demandé des détails. (...) A mon avis, mieux vaut participer que de ne pas y aller".

Si Damas est prêt à accepter des élections sous la supervision de l'ONU, les négociations achoppent toujours sur le sort de Bachar al-Assad, le régime refusant d'évoquer l'éventualité de son départ du pouvoir, réclamé par l'opposition.

Le rôle que l'ONU peut encore jouer dans le règlement du conflit syrien semble compromis, alors que la Russie apparaît comme un acteur incontournable.

Dans un communiqué distinct, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, présent à Astana, a insisté sur le fait que "toute initiative politique (devait) contribuer au processus politique sous l'égide de l'ONU à Genève et le soutenir".

Il a rappelé son intention de tenir de nouveaux pourparlers à Genève en janvier concentrés sur la rédaction d'une nouvelle Constitution et l'organisation d'élections.

Vue générale de la salle de réunion, le 22 décembre 2017 à Astana où se rencontrent les divers acteurs de la crise syrienne
Vue générale de la salle de réunion, le 22 décembre 2017 à Astana où se rencontrent les divers acteurs de la crise syrienne ( Stanislav FILIPPOV / AFP )

Jeudi à Moscou, il avait déjà repoussé toute perspective de règlement politique aux négociations de Genève et souligné que le processus d'Astana devait se concentrer sur les zones de désescalade créées lors des précédentes réunions, ainsi que sur les questions liées aux prisonniers et au déminage des anciennes zones de combat.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/07/2018

Le titre en forte hausse avant le point semestriel

Publié le 23/07/2018

A 08h45 en FranceIndice du climat des affaires de juillet.A 09h00 en FranceIndice flash des directeurs d'achats (PMI) Composite de juillet.A 09h30 en AllemagneIndice flash des directeurs d'achats…

Publié le 23/07/2018

EDENREDLe spécialiste des services prépayés pour les salariés détaillera ses résultats du premier semestre.ERAMETLe groupe minier communiquera ses résultats du premier semestre.LVMHLe n°1…

Publié le 23/07/2018

C’est désormais officiel. La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie afin d'apprécier le projet d'acquisition de Gemalto par Thales au regard du règlement de l'Union européenne…

Publié le 23/07/2018

Recovery à jouer ?