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Syrie: onze civils tués en 24 heures dans des raids aériens sur une ville rebelle

| AFP | 187 | Aucun vote sur cette news
Des enfants syriens légèrement blessés après l'attaque de la ville d'Arbin tenue par les rebelles attendent de recevoir des soins dans un hôpital, le 24 juillet 2017
Des enfants syriens légèrement blessés après l'attaque de la ville d'Arbin tenue par les rebelles attendent de recevoir des soins dans un hôpital, le 24 juillet 2017 ( ABDULMONAM EASSA / AFP )

Onze civils ont été tués en 24 heures entre lundi et mardi soirs par des bombardements aériens sur une ville rebelle de Syrie près de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Trois civils ont été tués mardi soir dans six frappes aériennes effectuées par l'aviation du régime syrien sur la ville d'Arbin, contrôlée par l'opposition au président Bachar al-Assad et située à l'est de la capitale, d'après l'OSDH.

La veille au soir, un raid aérien sur la même localité avait tué huit civils, dont quatre enfants, et blessé 30 personnes, selon l'hôpital local et l'Observatoire, qui les avait imputé à des avions russes ou syriens.

Mardi matin, un correspondant de l'AFP a vu cinq petits corps enveloppés dans des linceuls à l'hôpital d'Arbin.

"Ma soeur était venue me rendre visite. Elle et ses deux enfants ont été tués", a relaté une femme en pleurs.

Après le bombardement de lundi soir, des habitants encore sous le choc ont déblayé mardi les débris de leurs maisons.

"Nous étions en train de dormir à la maison quand l'avion est arrivé et a tiré une roquette", a dit Mohammed, 13 ans.

Abou Bachar, père de quatre enfants, a raconté que l'explosion a soufflé toutes les fenêtres de sa maison.

"On ne voyait plus rien à part de la poussière", a expliqué cet homme de 30 ans.

La Ghouta orientale, où se trouve Arbin, est théoriquement concernée par une trêve devant s'appliquer dans le cadre d'un accord sur des "zones de désescalade" conclu en mai entre la Turquie, soutien des insurgés, et la Russie et l'Iran, alliés du régime.

L'armée syrienne avait annoncé le 22 juillet qu'elle ne menait plus de combats dans certaines "zones" de la Ghouta orientale, quelques heures après l'annonce par Moscou d'un accord pour sécuriser cette enclave rebelle assiégée.

Mais les avions du régime ont continué à mener des bombardements, selon l'OSDH.

"C'est la première fois que des civils sont tués dans la Ghouta orientale depuis le début du cessez-le-feu", a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, après la frappe de lundi.

Les Russes ont affirmé avoir déployé deux postes de contrôle et quatre de surveillance pour faire respecter la trêve que Moscou soutient avoir signé avec des groupes insurgés. Aucune faction rebelle n'a confirmé un tel accord.

Selon le quotidien syrien progouvernemental Al-Watan, les zones de la Ghouta orientale contrôlées par l'ancienne branche d'Al-Qaïda, aujourd'hui présente dans la coalition Tahrir al-Cham, sont exclues de la trêve. Cette coalition contrôle Arbin.

Une carte montrée lundi par le ministère russe de la Défense semble montrer que la moitié nord d'Arbin est exclue de la trêve.

Un responsable militaire russe a assuré mardi que les informations "sur une frappe présumée dans la soirée du (lundi) 24 juillet dans la zone de désescalade de la Ghouta orientale étaient un mensonge destiné à discréditer le processus de paix".

La Russie a par ailleurs annoncé mardi soir avoir livré plus de 10.000 tonnes "de produits d'alimentation et de médicaments nécessaires" dans la Ghouta orientale, dans le cadre d'un accord avec des groupes de l'opposition syrienne.

Selon un correspondant de l'AFP, trois camions chargés de nourriture et de médicaments sont arrivés mardi dans la ville de Douma.

Plus de 330.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la guerre en 2011, qui a commencé après la répression meurtrière par le régime Assad de manifestations pacifiques en faveur de mesures démocratiques.

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