En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 865.51 PTS
-0.21 %
4 861.50
-0.25 %
SBF 120 PTS
3 880.34
-0.22 %
DAX PTS
11 152.13
-0.48 %
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.00 %
1.137
+0.06 %

Syrie: les Kurdes préviennent des risques d'un retrait américain

| AFP | 297 | Aucun vote sur cette news
Ilham Ahmed une responsable kurde s'exprime lors d'une conférence de presse à Paris, le 21 décembre  2018
Ilham Ahmed une responsable kurde s'exprime lors d'une conférence de presse à Paris, le 21 décembre 2018 ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP )

Le retrait américain de Syrie pourrait contraindre la coalition arabo-kurde à renoncer à combattre l'organisation de l'Etat islamique et entraîner indirectement la libération de centaines de jihadistes étrangers, notamment Européens, qu'elle détient, a mis en garde vendredi à Paris une responsable kurde.

"Combattre le terrorisme sera difficile parce que nos forces seront obligées de se retirer des lignes de front (dans la province) de Deir Ezzor (dernier bastion du groupe Etat islamique, ndlr), pour prendre position sur la frontière avec la Turquie pour contrer toute éventuelle attaque", a déclaré Ilham Ahmad, une des responsables de l'appareil politique de la coalition, présente à Paris pour discuter avec le gouvernement de la nouvelle donne provoquée par l'annonce du retrait américain de Syrie.

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu'il allait ordonner le retrait des quelques 2.000 militaires américains déployés en Syrie, combattant aux côtés de la coalition arabo-kurde.

Les conséquences de ce retrait changent complètement la donne dans ce pays en guerre et transforment les équilibres entre les différents belligérants.

Les Kurdes, craignant une offensive de leurs ennemis Turcs, agitent aussi la menace de la libération de centaines de jihadistes étrangers qu'ils détiennent actuellement pour faire pression sur les Occidentaux afin qu'ils ne les lâchent pas.

Riad Drar un responsable kurde lors d'une conférence de presse à Paris, le 21 décembre 2018
Riad Drar un responsable kurde lors d'une conférence de presse à Paris, le 21 décembre 2018 ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP )

"Nous craignons de ne plus maîtriser la situation et qu'il soit difficile pour nous de les garder dans une localité déterminée" en cas d'offensive turque, a souligné Mme Ahmad.

Un autre responsable également présent à Paris, Riad Drar, a déclaré qu'une telle libération serait évidemment involontaire. "Nous craignons que le chaos (que provoquerait une offensive turque, ndlr) ne nous permette pas de protéger les localités où ils (les jihadistes, ndlr) se trouvent".

Le sort des jihadistes étrangers détenus en Syrie est un vrai casse-tête pour les nombreux pays d'origine de ces prisonniers, qui ne souhaitent pas leur libération, mais ne souhaitent pas non plus les récupérer sur leur sol, offrant ainsi à leurs geôliers un levier diplomatique important.

Les deux responsables de la coalition étaient à Paris vendredi pour être reçus au palais présidentiel et discuter de la situation.

"Nous demandons aux Français un soutien diplomatique", a souligné Ilham Ahmad, estimant que les autorités françaises "peuvent faire pression sur la Turquie pour qu'elle arrête ses menaces". "Nous avons demandé aussi que les forces (françaises NDLR) assument leur tâche dans la région jusqu'à une solution politique soit trouvée", a-t-elle ajouté.

La France participe à une coalition internationale conduite par les Etats-Unis pour combattre les jihadistes en Syrie et en Irak. Elle a déployé son artillerie et son aviation. Selon plusieurs sources, des éléments des forces spéciales sont aussi présentes au sol en Syrie, mais le gouvernement n'a jamais confirmé cette présence.

"Quand le président Trump dit que Daech (l'acronyme de l'Organisation de l'Etat islamique, ndlr) est mort, nous considérons aujourd'hui que si le califat territorial n'est plus ce qu'il était en 2014 (...), s'il est réduit à peau de chagrin, il reste encore une poche dans laquelle les jihadistes de Daech sont repliés", a déclaré vendredi matin la ministre française des Armées Florence Parly.

"Nous considérons que ce travail là doit être terminé. Nous ne partageons pas du tout l'analyse selon laquelle le califat territorial serait anéanti", a ajouté la ministre. "Le risque, en ne finissant pas ce travail, c'est de laisser perdurer des groupes et que ces groupes reprennent leurs activités".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/01/2019

AccorHotels a fait part vendredi soir des résultats préliminaires de l’offre publique d’achat lancée le 26 novembre dernier pour l’acquisition des 21,8 millions de titres du groupe polonais…

Publié le 21/01/2019

Le Conseil d’administration de Renault devrait choisir cette semaine une nouvelle direction, l’incarcération au Japon de son PDG Carlos Ghosn ayant été prolongée, indique Reuters citant des…

Publié le 21/01/2019

Bruxelles va bloquer le projet de rapprochement entre Alstom et Siemens Mobility, qui aurait créé un champion européen du ferroviaire, a appris Reuters auprès de sources proches du dossier. Les…

Publié le 21/01/2019

Le groupe Casino a annoncé avoir conclu des promesses en vue de la cession de 6 hypermarchés à des adhérents Leclerc, pour une valorisation des murs et fonds totale de 100,5 millions d’euros.…

Publié le 21/01/2019

A la suite du communiqué du 7 décembre 2018, Philippe Houdouin, Silvère Baudouin, Christophe Sollet, Michel Picot, Éric Saiz, Dominique Roche, HIFIC ainsi que FinancièreArbevel ont annoncé…