En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 494.17 PTS
+0.78 %
5 475.50
+0.65 %
SBF 120 PTS
4 397.14
+0.71 %
DAX PTS
12 430.88
+0.85 %
Dowjones PTS
26 743.50
+0.32 %
7 531.07
-0.50 %
1.175
+0.00 %

Syrie: le fief rebelle de la Ghouta sous les bombes du régime avant un vote à l'ONU

| AFP | 312 | Aucun vote sur cette news
Un enfant syrien au milieu des destructions dans la localité de Hammouriyé dans la Gouta orientale, le 22 février 2018
Un enfant syrien au milieu des destructions dans la localité de Hammouriyé dans la Gouta orientale, le 22 février 2018 ( ABDULMONAM EASSA / AFP )

Les avions du régime syrien ont déversé vendredi, pour le sixième jour consécutif, leurs bombes sur le fief rebelle de la Ghouta orientale, avant un vote sur une trêve qui se fait attendre au Conseil de sécurité, incapable jusque-là de mettre fin au carnage.

Depuis dimanche, 468 civils, dont 108 enfants, ont péri selon une ONG dans de violents raids aériens et tirs d'artillerie incessants menés par l'armée du président Bachar al-Assad contre cette enclave assiégée aux portes de Damas.

Prévu ce vendredi, le vote au Conseil de sécurité de l'ONU a été repoussé à deux reprises, et devrait avoir lieu à 19H30 GMT, les négociations se poursuivant pour éviter un veto de la Russie, allié indéfectible du régime syrien, a indiqué une source diplomatique à New York.

Le Conseil de sécurité "continue de travailler sur des paragraphes" d'un projet de résolution imposant un cessez-le-feu en Syrie et "est très proche de son adoption", a déclaré son président en exercice, l'ambassadeur du Koweït, Mansour Al-Otaibi.

Faisant fi des appels internationaux, le régime a de nouveau bombardé la Ghouta orientale, à coups de bombes, de barils d'explosifs et d'obus, faisant vendredi 38 morts dont 11 enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Cette campagne aérienne est d'une rare intensité, même pour un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts. Elle est le prélude à une offensive terrestre de l'armée pour reprendre la Ghouta selon un média proche du pouvoir et l'OSDH.

A Douma, principale ville du fief rebelle, des habitants se sont aventurés dans les rues pour acheter à manger pour leurs familles terrées dans les sous-sols, ou s'enquérir de la santé de proches, selon un correspondant de l'AFP. Mais ils ont dû courir à la recherche d'un abri après de nouveaux tirs de roquettes.

Dans un hôpital de la ville, les secouristes ont transporté un jeune garçon, blessé à l'oeil, le visage couvert de sang. "Est-ce que je vais voir à nouveau?" demande-t-il au médecin.

- 'Cesser le massacre' -

Soumis à un siège asphyxiant depuis 2013 par les forces du régime, les quelque 400.000 habitants de la Ghouta subissent au quotidien pénuries de nourriture et de médicaments.

Des secourites aident un homme sur le site d'un bombardement du régime à Douma, ville du fief rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, le 22 février 2018
Des secourites aident un homme sur le site d'un bombardement du régime à Douma, ville du fief rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, le 22 février 2018 ( Hamza AL-AJWEH / AFP )

Le projet de résolution en discussion au Conseil de sécurité réclame un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie, destiné notamment à distribuer de l'aide humanitaire et permettre des évacuations médicales dans la Ghouta orientale.

Désormais, les discussions porteraient notamment sur les "garanties" réclamées par Moscou sur le respect d'un cessez-le-feu par les groupes rebelles, dont ceux de la Ghouta orientale.

L'exclusion des groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Al-Qaïda d'un cessez-le-feu est maintenue. A la demande de Moscou, cette exclusion concerne aussi désormais "d'autres individus, groupes, entités associées avec Al-Qaïda et l'EI, ainsi que d'autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité".

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont demandé au président russe Vladimir Poutine d'approuver le projet de résolution.

Pour l'Union européenne, "le massacre doit cesser maintenant".

Mais cette effervescence diplomatique est loin de convaincre dans la Ghouta orientale dévastée et meurtrie.

"L'ONU se dit préoccupée et demande un cessez-le-feu mais au final ils ne nous ont rien apportés", lâche Abou Moustafa, un habitant de Douma. "Au quotidien, il y a des frappes, des destructions, c'est à faire pleurer les pierres, chaque jour quelqu'un perd un proche".

Selon l'OSDH, l'aviation de la Russie, qui aide militairement le régime dans le conflit, participe aux frappes sur la Ghouta, ce que Moscou dément.

La Ghouta est le dernier bastion des rebelles aux portes de Damas, d'où les combattants tirent régulièrement des obus sur la capitale, fief du régime. Ces bombardements ont fait près d'une vingtaine de morts depuis dimanche.

Vendredi, un hôpital de Damas a été touché par des bombardements rebelles, causant des dommages, selon l'agence officielle Sana.

- 'Nouvel Alep' -

Dans la veine du film
Dans la veine du film "Three Billboards Outside Ebbing, Missouri" des panneaux s'affichent autour du siège des Nations Unies à New York avant un vote du Conseil de sécurité sur la Syrie, le 22 février 2018 ( TIMOTHY A. CLARY / AFP )

Le scénario qui se déroule dans la Ghouta n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé dans plusieurs fiefs rebelles, dont la ville d'Alep en 2016, écrasée par des bombardements et un siège asphyxiant pour forcer les combattants antirégime à déposer les armes.

Les principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale, Jaich al-Islam et Faylaq al-Rahmane ont rejeté toute évacuation de civils et de combattants.

Jeudi, le représentant syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, a réitéré la détermination du régime à reconquérir l'ensemble du territoire, y compris la Ghouta. "Oui la Ghouta orientale deviendra un nouvel Alep".

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie qui a opposé d'abord les rebelles au régime, s'est complexifié avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères.

Grâce à l'appui militaire de Moscou, le régime qui était en mauvaise posture a renversé la donne en multipliant les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu'à reprendre le contrôle de plus de la moitié du territoire.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/09/2018

Paris, le 21 septembre 2018                                                                    Communiqué de mise à…

Publié le 21/09/2018

Vicat a annoncé la nomination d'Hugues Chomel comme Directeur financier du groupe, en remplacement de Jean-Pierre Souchet, Directeur général adjoint, qui devient conseiller du Président Directeur…

Publié le 21/09/2018

L'Assemblée Générale de Laurent-Perrier réunie le 21 septembre 2018 a décidé de nommer Philippe-Loïc Jacob en qualité de censeur...

Publié le 21/09/2018

Gascogne a révélé ses résultats au titre de son premier semestre 2018. Ainsi, le spécialiste du papier et de l’emballage a publié un résultat net consolidé de 5 millions d’euros, un…

Publié le 21/09/2018

Amoeba vient de publier des résultats semestriels 2018 impactés par le repositionnement de la société. Ainsi, le groupe a dévoilé une perte nette de 4,497 millions d’euros sur la période,…