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Jihadistes français en Syrie: la France n'ira "pas nécessairement les chercher" (Belloubet)

| AFP | 430 | Aucun vote sur cette news
Un membre des
Un membre des "Forces démocratiques syriennes" marche au milieu des décombres dans une rue de Raqa, en Syrie, le 28 octobre 2017 ( Delil souleiman / AFP/Archives )

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a déclaré vendredi que la France n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak et qui demandent à être rapatriés pour être jugés.

"Nous prendrons en charge toutes les personnes qui reviendront sur le territoire français. Pour autant nous n'irons pas nécessairement les chercher là ou elles sont", a déclaré la Garde des Sceaux dans un entretien à la radio RMC et à BFMTV

Au moins deux Françaises, actuellement détenues en Syrie avec leurs enfants, demandent à être rapatriées et jugées en France pour avoir rejoint les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). L'une d'elles, Emilie König, propagandiste et recruteuse notoire de l'EI, a fait savoir mercredi par son avocat qu'elle se tenait "à la disposition de la justice française", qui la réclame depuis 2015.

"Cette personne comme d'autres Français (…) sont allés en Syrie pour conduire généralement des actions terroristes", a estimé la ministre, répétant que si les autorités locales pouvaient "offrir un certain nombre de garanties en termes de traduction" et "d'accès à un avocat", elles pourraient être jugées sur place, et le cas échéant, pourraient bénéficier de "la protection consulaire" ou d'une aide d'organisations humanitaires comme la Croix-Rouge.

Quid du Kurdistan syrien qui ne dispose pas d'institutions reconnues par la France? "Il n'y a pas d'Etat que nous reconnaissons, mais il y a des autorités locales et nous pouvons admettre que ces autorités locales puissent éventuellement procéder à des opérations de jugement", a estimé Mme Belloubet.

Quant aux enfants de ces jihadistes et dont la situation est gérée par le Quai d'Orsay, ils peuvent "tout à fait" être rapatriés, notamment s'ils ont moins de huit ans, selon la ministre. Fin novembre, le chef de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier, avait estimé que les enfants de plus de six ans ayant vécu "dans un univers de violence" seraient "bien difficiles à récupérer".

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du Comité international de la Croix Rouge en France, Frédéric Joli, a déclaré que l'ONG travaillait avec les autorités kurdes syriennes dans le cadre de ses missions habituelles d'assistance aux détenus.

"Ce qui est important, c'est de savoir ce qu'on leur reproche pour pouvoir les détenir, si ce qu'on leur reproche justifie la détention, puis s'assurer qu'ils seront jugés de façon équitable", a-t-il expliqué.

Jusqu'à présent, le gouvernement s'est borné à dire qu'il se prononcerait "au cas par cas" pour les Français détenus en Syrie. D'après une source proche du dossier en France, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie.

Par ailleurs, alors que le gouvernement doit annoncer ces prochaines semaines un plan de lutte contre la radicalisation, Mme Belloubet a confirmé jeudi lors d'une visite de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) que tous les détenus emprisonnés pour des faits en lien avec le terrorisme ou repérés en détention pour radicalisation passeraient par des quartiers d'évaluation de la radicalisation (QER).

Trois QER sont opérationnels en région parisienne (à Fleury, Fresnes et Osny) et trois autres vont ouvrir en région. Les détenus y restent quatre mois, avant d'être envoyés soit dans un quartier de regroupement des détenus prosélytes (Lille), soit placés temporairement à l'isolement, soit en détention ordinaire avec un suivi particulier par un binôme éducateur/psychologue.

Au 1er décembre 2017, les prisons françaises comptaient 1.150 détenus suivis pour radicalisation et 505 détenus incarcérés (prévenus ou condamnés) pour des faits de terrorisme.

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