En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 944.15 PTS
+0.39 %
4 932.0
+0.46 %
SBF 120 PTS
3 940.93
+0.43 %
DAX PTS
11 144.24
+0.70 %
Dowjones PTS
24 465.64
-2.21 %
6 526.96
+0.00 %
1.138
+0.14 %

Syrie: la bataille d'Idleb, une question de vie ou de mort pour des jihadistes étrangers

| AFP | 454 | 4 par 1 internautes
La province d'Idleb
La province d'Idleb ( Thomas SAINT-CRICQ / AFP )

Après avoir parcouru des milliers de kilomètres, ils ont atterri en Syrie pour mener ce qu'ils croyaient être une guerre sainte. Des jihadistes étrangers sont aujourd'hui prêts à se battre jusqu'au bout pour défendre la province d'Idleb, leur dernier bastion du pays.

Les forces de Bachar al-Assad, soutenues par la Russie et l'Iran, ont massé des renforts aux abords de la province d'Idleb pour lancer une offensive contre cet ultime fief insurgé, situé dans le nord-ouest, près de la frontière turque.

Depuis 2015, Idleb abrite un ensemble complexe de forces anti-régime: des rebelles modérés, des islamistes, des jihadistes syriens ayant des liens avec Al-Qaïda -et leurs homologues étrangers.

Parmi les non-Syriens figurent notamment des combattants venus d'Ouzbékistan, de Tchétchénie et de la région autonome ouïghoure en Chine --dominée par une communauté turcophone et musulmane-- ayant aiguisé leur capacité de combat dans d'autres conflits.

Face à une offensive qui semble imminente contre Idleb, "ces personnes n'ont nulle part où aller et seraient donc prêtes à mourir", dit à l'AFP Sam Heller, analyste à l'International Crisis Group (ICG).

"Ils constituent un véritable obstacle à toute solution", estime-t-il.

Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, vivent dans la province d'Idleb et les poches insurgées des régions voisines de Hama, Alep ou encore Lattaquié, selon l'ONU.

Une offensive contre Idleb pourrait faire jusqu'à 800.000 déplacés et provoquer "une catastrophe humanitaire", avertissent les Nations unies.

Afin d'éviter une offensive dévastatrice, les trois principaux parrains des belligérants -Moscou, Ankara et Téhéran- ont tenu vendredi dernier un sommet tripartite qui s'est toutefois soldé par un échec.

La Russie exige notamment de la Turquie, appui traditionnel des rebelles, d'exercer une pression accrue sur les groupes jihadistes en vue de leur autodissolution.

- Ouïghours endurcis -

Chassés de leurs pays et pris à partie en Afghanistan et au Pakistan, les jihadistes étrangers, souvent rompus au combat, ont rejoint la Syrie à partir de 2013, soit deux ans après le début du conflit.

Beaucoup ont rallié le groupe État islamique (EI) mais d'autres sont restés au sein d'Al-Qaïda et son ancienne filiale syrienne --qui dirige désormais le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), laquelle contrôle 60% d'Idleb.

Le contingent étranger le plus important se trouve toutefois au sein du Parti islamique du Turkestan (TIP), dont les membres appartiennent à la minorité musulmane ouïghoure confrontée à une forte répression dans la région chinoise du Xinjiang.

Ces derniers avaient combattu en Afghanistan, avant de se rendre en Syrie et d'aider à évincer les troupes loyalistes d'Idleb en 2015.

"A partir de là, ils ont renfloué leurs stocks d'armes et se sont imposés comme l'une des factions les plus puissantes du nord" syrien, explique M. Heller.

Leurs combattants, estimés entre 1.000 et plusieurs milliers, sont basés autour de la ville de Jisr al-Choughour, dans le sud-ouest d'Idleb, cible ces derniers jours de bombardements intensifs.

Selon Tore Hamming, spécialiste du jihadisme à l'European University Institute, les Ouïghours se battront férocement en cas d'assaut, probablement comme allié-clé de HTS. "Ils sont réputés comme étant de bons combattants et sont très respectés dans l'univers jihadiste et rebelle", souligne-t-il.

Ne pouvant opérer au Xinjiang, un échec à Idleb priverait le groupe de l'un de ses principaux "champs de bataille alternatifs", estime M. Hamming, d'où sa démarche va-t-en guerre et jusqu'au-boutiste.

- Ouzbeks et Tchétchènes -

Les Ouighours ne sont pas les seuls combattants asiatiques présents à Idleb.

Les Ouzbeks ont rejoint des groupes proches de HTS, parmi lesquels Katiba al-Tawhid wal-Jihad, dirigé par Sirozhiddin Mukhtarov, 28 ans, également connu sous le nom d'Abou Saloh al-Ouzbeki, ainsi que la brigade Imam al-Bukhari.

Les Ouzbeks ont également acquis une expérience de terrain aux côtés des Talibans ou d'Al-Qaïda au Pakistan et en Afghanistan.

La brigade Imam al-Bukhari, dont la propagande en ligne représente souvent des enfants soldats, a été désignée cette année comme groupe "terroriste" par les États-Unis.

Enfin, les jihadistes tchétchènes, réputés comme les plus farouches, s'organisent autour de deux entités principales à Idleb: Jund al-Sham et Ajnad Kavkaz. Il s'agit notamment de vétérans des guerres brutales entre Russes et indépendantistes tchétchènes.

Beaucoup sont venus en Syrie dès 2012, ont épousé des Syriennes et fondé des familles. Ils sont donc susceptibles de faire feu de tout bois pour protéger leur nouveau foyer, estiment les spécialistes.

Moscou ne souhaiterait pas voir le retour en Tchétchénie de jihadistes susceptibles de combattre ses forces. "Les tuer serait donc un +bonus psychologique+ pour la Russie", souligne Joanna Paraszczuk, de l'institut spécialisé IHS Jane's, basé à Londres.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/11/2018

D'un point de vue graphique, le titre est sous pression après avoir enfoncé une oblique haussière en place depuis le début du mois de septembre. Du côté des indicateurs techniques, le RSI…

Publié le 21/11/2018

D'autres dirigeants et membres du conseil d'administration de CGG ont également été signalés à l'achat vers la mi-novembre

Publié le 21/11/2018

Boeing a annoncé hier soir que les principaux tronçons de fuselage du 777X ont été assemblés, donnant ainsi naissance au premier exemplaire d’essais en vol de ce nouvel avion. L’appareil…

Publié le 21/11/2018

Nexity prend 0,7% ce mercredi à 41,22 euros dans un volume assez modéré...

Publié le 21/11/2018

Les équipementiers automobiles Hella et Faurecia ont signé un partenariat stratégique portant sur le développement de solutions innovantes dans les domaines de l'éclairage des surfaces et de…