En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-0.35 %
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-0.34 %
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.172
+0.00 %

Syrie: forte résistance des jihadistes au régime à Idleb

| AFP | 304 | Aucun vote sur cette news
Un combattant antirégime tire des roquettes à partir d'un village près d'Al-Tamanah, lors de combats dans la province d'Idleb, le 11 janvier 2018
Un combattant antirégime tire des roquettes à partir d'un village près d'Al-Tamanah, lors de combats dans la province d'Idleb, le 11 janvier 2018 ( OMAR HAJ KADOUR / AFP )

Les jihadistes opposaient une forte résistance jeudi aux forces du régime syrien qui tentent de reprendre une base militaire stratégique dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre.

Des dizaines de milliers de personnes ont fui depuis début décembre les combats aux limites d'Idleb puis dans le sud-est de la province où le régime a progressé à la faveur d'une offensive lancée le 25 décembre.

C'est dans le sud-est que se trouve l'aéroport militaire d'Abou Douhour où les troupes du président Bachar al-Assad ont réussi mercredi soir à entrer, avec l'appui crucial de l'aviation syrienne et de celle de l'allié russe.

L'aéroport est tenu par Hayat Tahrir al-Cham, groupe jihadiste dominé par l'ex-branche d'Al-Qaïda qui contrôle la province d'Idleb. Sa reprise permettrait au régime de disposer d'une base militaire dans cette province, la seule à lui échapper entièrement.

Mais les jihadistes aidés de groupes rebelles opposent une "résistance féroce" à l'aéroport, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Hayat Tahrir al-Cham et ses alliés ont en outre lancé une contre-offensive visant les bases arrière des prorégime, dans le sud-est d'Idleb et le nord-est de la province voisine de Hama, a ajouté l'ONG.

Depuis les champs agricoles près de la région d'Al-Tamana, dans le sud d'Idleb, des rebelles ont lancé des salves de roquettes sur des positions du régime, a constaté un correspondant de l'AFP.

Jeudi, les affrontements sur ce front ont coûté la vie à 19 jihadistes et 12 combattants prorégime, a indiqué l'OSDH. Quelque 96 civils, dont 27 enfants, sont morts depuis le 25 décembre dans les frappes syriennes ou russes à Idleb, selon l'ONG.

- Déplacés 'sans abri' -

Les jihadistes, qui ont lancé leur contre-offensive pour "soulager la pression sur le front de l'aéroport", ont néanmoins de nouveau perdu plusieurs villages au sud de cette base au profit du régime.

En reprenant le sud-est de la province d'Idleb, le pouvoir cherche à "sécuriser" une route qui relie Alep, deuxième ville du pays, à la capitale Damas, deux fiefs du régime.

Ce dernier a perdu le contrôle de l'aéroport d'Abou Douhour fin 2015 au profit des jihadistes. Depuis, sa présence dans la province se limitait aux villages de Foua et Kafraya.

Des Syriens fuient les combats dans la province rebelle d'Idleb, le 7 janvier 2018 près de Saraqeb
Des Syriens fuient les combats dans la province rebelle d'Idleb, le 7 janvier 2018 près de Saraqeb ( OMAR HAJ KADOUR / AFP )

Des groupes rebelles maintiennent une présence à Idleb, et malgré leurs divergences avec les jihadistes, les deux protagonistes se sont alliés pour lutter contre le régime.

Depuis le début des combats en décembre, près de 100.000 personnes ont été déplacées, selon le bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). "Beaucoup se retrouvent sans abris, ce qui pourrait les exposer à des risques nombreux", surtout pendant l'hiver.

Ces déplacés sont souvent installés dans "des tentes de fortune" ou encore "dans des maisons abandonnées ou à moitié construite", selon l'ONG International Rescue Committee.

- Colère d'Ankara -

La guerre en Syrie a coûté la vie depuis mars 2011 à plus de 340.000 personnes et déclenché une grave crise humanitaire avec des millions de déplacés et de réfugiés.

Frontalière de la Turquie, Idleb est l'une des quatre "zones de désescalade" décidées par les parrains internationaux des belligérants pour obtenir des cessez-le-feu dans le pays.

L'offensive du régime a provoqué la colère de la Turquie, parrain des rebelles, qui a demandé à la Russie et à l'Iran, un autre allié de M. Assad, d'"assumer leurs responsabilités" et de stopper l'assaut.

Syrie
Syrie ( AFP / AFP )

"Le régime est en train d'avancer dans Idleb", a protesté le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.

Les tensions jettent un voile d'incertitude sur la réunion que le président russe Vladimir Poutine espère tenir les 29 et 30 janvier à Sotchi pour trouver une issue au conflit syrien.

Déclenché par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie dans le sillage du Printemps arabe, la guerre en Syrie a été rendue complexe par l'intervention de multiples acteurs régionaux et internationaux et la montée en puissance des jihadistes.

Depuis l'intervention militaire russe en septembre 2015, le régime syrien, alors en difficulté, a renversé la donne en remportant une série de victoires faces aux jihadistes et rebelles et en reprenant plus de la moitié du territoire.

"Les victoires importantes de l'armée en coopération avec la Russie et ses autres alliés (...) renforcent les efforts pour une solution pacifique qui rétablira la stabilité en Syrie", a estimé jeudi M. Assad dans un communiqué de la présidence.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A 16h00 aux Etats-UnisReventes de logements en juin.source : AOF

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…

Publié le 20/07/2018

Eurazeo annonce être entrée en négociations exclusives avec PAI Partners en vue de la cession de sa participation dans Asmodee, un leader international de l’édition et de la distribution de jeux…