En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 442.75 PTS
-
4 450.50
-
SBF 120 PTS
3 499.45
-
DAX PTS
10 332.89
-
Dow Jones PTS
23 433.57
+3.44 %
8 229.54
+0. %

Syrie: calme à Idleb au premier jour d'une trêve turco-russe

| AFP | 481 | Aucun vote sur cette news
Dans le village de Kafr Lusin au nord-est d'Idlib au premier jour d'une trêve turco-russe, le 6 mars 2020
Dans le village de Kafr Lusin au nord-est d'Idlib au premier jour d'une trêve turco-russe, le 6 mars 2020 ( Ibrahim YASOUF / AFP )

La région d'Idleb, théâtre depuis plusieurs mois d'une bataille acharnée et d'une grave crise humanitaire, connaît une rare accalmie vendredi, au lendemain d'un accord de trêve dans le nord-ouest de la Syrie où Damas tente de reprendre des zones échappant à son contrôle.

Ce cessez-le-feu, entré en vigueur à minuit (22H00 GMT jeudi), a été conclu jeudi entre la Russie --soutien de Damas-- et la Turquie --qui appuie des groupes rebelles.

Alors que le dirigeant syrien Bachar al-Assad s'est dit vendredi "satisfait", selon un communiqué de sa présidence, Washington a annoncé s'opposer à l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU soutenant cet accord, la jugeant "prématurée".

La trêve s'est maintenue durant la journée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des correspondants de l'AFP.

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a souligné "l'absence totale d'avions de guerre russes et du régime dans l'espace aérien d'Idleb", malgré "des affrontements intermittents et des échanges de tirs ont eu lieu lors des trois premières heures de vendredi, dans la nuit.

Ces accrochages ont fait six morts parmi les soldats syriens et au moins neuf parmi les jihadistes du Parti islamique du Turkestan (TIP) --dont les membres appartiennent majoritairement à la minorité musulmane ouïghoure de Chine.

A Damas, l'agence de presse officielle Sana a indiqué que "le calme régnait" sur l'ensemble de la région.

Jeudi, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan sont parvenus à un accord de cessez-le-feu au terme d'une réunion marathon à Moscou.

Cette trêve doit mettre fin à des violences ayant tué près de 500 civils, selon l'OSDH, et fait près d'un million de déplacés depuis le début, en décembre, d'une nouvelle offensive de Damas dans la région, d'après l'ONU.

"Aucune confiance"

Vue aérienne du camp de déplacés syriens à Dayr Hassan, le 5 mars 2020 dans la province d'Idleb
Vue aérienne du camp de déplacés syriens à Dayr Hassan, le 5 mars 2020 dans la province d'Idleb ( Aaref WATAD / AFP )

Selon l'accord de jeudi, la Russie et la Turquie organiseront à partir du 15 mars des patrouilles communes sur une large portion de l'autoroute M4, un axe crucial pour Damas, reliant Alep (nord) à Lattaquié (ouest) en passant par la région d'Idleb.

Ces patrouilles conjointes circuleront entre le village de Tronba (à Idleb) et un village de la province de Lattaquié, un bastion du régime.

Mais les habitants d'Idleb sont pour le moins sceptiques.

Des dizaines de personnes ont manifesté dans la localité de Kafr Takharim (nord-ouest d'Idleb) contre l'accord, qui ne prévoit pas, selon eux, un retour des déplacés chez eux, a indiqué un correspondant de l'AFP sur place.

Ahmad Qaddour, qui vit dans un camp de déplacés avec son épouse et ses deux enfants, dit s'attendre au pire. "Nous n'avons aucune confiance dans le régime et la Russie", affirme ce père de famille de 29 ans.

Syrie
Syrie ( / AFP )

Un précédent accord conclu entre Ankara et Moscou en septembre 2018 prévoyant l'instauration d'une zone "démilitarisée" pour éviter une nouvelle offensive de Damas est resté lettre morte.

Cet accord prévoyait également la réouverture, avant fin 2018, de deux autoroutes stratégiques: la M4 et la M5, qui relie Damas à la grande ville d'Alep.

Entretemps, le régime a continué de progresser sur le terrain jusqu'à s'emparer de la moitié de la province d'Idleb, et est parvenu à sécuriser par la force la totalité de la M5.

"Bonne volonté"

Vue aérienne de l'autoroute M4, qui relie le nord et l'ouest de la Syrie, prise le 17 février 2020
Vue aérienne de l'autoroute M4, qui relie le nord et l'ouest de la Syrie, prise le 17 février 2020 ( Omar HAJ KADOUR / AFP )

L'offensive lancée en décembre par Damas, avec l'appui de l'aviation russe, a par ailleurs entraîné une poussée de fièvre inédite avec la Turquie voisine.

L'armée turque est déployée dans le nord syrien depuis 2016, où elle a installé 12 postes d'observation et soutient des groupes rebelles à Idleb.

"La position des 12 postes d'observation restera inchangée", a assuré vendredi le président turc.

Les affrontements directs entre Ankara et Damas, qui ont tué plus de 50 soldats turcs depuis février ainsi que des dizaines de soldats syriens, ont suscité des craintes d'un dérapage entre Moscou et Ankara et d'une crise migratoire en Europe.

Jeudi, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a espéré que l'accord aboutisse "à une cessation des hostilités immédiate et durable" tandis que le Conseil de sécurité a prévu une réunion vendredi.

De son côté, le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, s'est réjoui de l'accord saluant un "signe de bonne volonté", appelant toutefois à la prudence et à un accès pour l'aide humanitaire.

Une colonne de fumée s'élève au-dessus d'un quartier du village d'al-Bara, dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest), après un bombardement attribué à des avions russes, le 5 mars 2020
Une colonne de fumée s'élève au-dessus d'un quartier du village d'al-Bara, dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest), après un bombardement attribué à des avions russes, le 5 mars 2020 ( Omar HAJ KADOUR / AFP )

Le président français, Emmanuel Macron, a lui estimé que l'accord comportait un certain nombre "d'angles morts".

Quant au Programme alimentaire mondial (PAM), il a regretté le fait qu'il n'ait pas prévu "une zone de sécurité pour les déplacés".

Déclenché le 15 mars 2011 par des manifestations prodémocratie, le conflit syrien a fait plus de 380.000 morts et s'est complexifié au fil des années, avec l'implication de multiples acteurs régionaux et internationaux.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 08/04/2020

Le produit de cette émission obligataire sera utilisé pour le refinancement du crédit relais conclu dans le contexte de l'acquisition d'Altran Technologies...

Publié le 08/04/2020

Rendez-vous le 16 avril...

Publié le 08/04/2020

Sur les farines de sarrasin, l'activité est fortement impactée avec la fermeture des crêperies et restaurants...

Publié le 08/04/2020

U10, qui ne distribuera pas de dividende, précise l'impact de la crise sanitaire...

Publié le 08/04/2020

Un acompte sur dividende de 0,17 euro par action ayant été versé en septembre 2019, cette proposition de dividende de Spie impliquait un solde de 0,44 euro par action...