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Somalie: au moins 14 morts dans l'explosion de deux voitures piégées à Mogadiscio

| AFP | 168 | Aucun vote sur cette news
Un corps transporté sur une civière après l'explosion de deux voitures piégées à Mogadiscio, le 28 octobre 2017
Un corps transporté sur une civière après l'explosion de deux voitures piégées à Mogadiscio, le 28 octobre 2017 ( Mohamed ABDIWAHAB / AFP )

Au moins 14 personnes ont été tuées samedi dans l'explosion à intervalle rapproché de deux véhicules piégés près d'un hôtel du nord de la capitale somalienne Mogadiscio, où des coups de feu ont aussi été entendus, selon un nouveau bilan de source sécuritaire.

"Au moins 14 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées", a déclaré un responsable sécuritaire, Mohamed Moalim Adan.

Le groupe islamiste des shebab, affilié à Al-Qaeda, a revendiqué les explosions ainsi que l'assaut de l'hôtel Nasa Hablod, selon un site pro-shebab, citant radio Andalous, la station des shebab.

Des tirs sporadiques avaient toujours lieu dans l'hôtel et deux combattants islamistes shebab semblaient se trouver à l'intérieur.

Un précédent bilan faisait état de trois morts. Un haut responsable de la police et un ancien député figurent parmi les victimes.

"Une voiture piégée a explosé à l'entrée de l'hôtel Nasa Hablod et des coups de feu ont suivi. Nous n'avons pas les détails, mais cela ressemble à une attaque coordonnée. Un minibus piégé a aussi explosé à un carrefour proche", a déclaré à l'AFP un responsable de la police, Ibrahim Mohamed.

"Il y a des victimes, mais nous n'avons pas encore le chiffre", a-t-il ajouté. Un photographe de l'AFP a vu deux corps à terre, mais sans pouvoir déterminer si ces personnes étaient décédées.

Un témoin, Salah Ahmed, chauffeur de taxi, a fait état de quatre morts. "J'ai vu les corps de quatre personnes mortes être enlevés de la scène et il y avait des ambulances qui se précipitaient", a-t-il assuré.

Un autre témoin, Yusuf Moalim, a indiqué avoir vu le corps d'un haut responsable de la police, dont la voiture était située près de l'entrée de l'hôtel quand l'explosion a eu lieu.

Des témoins ont confirmé que des coups de feu avaient suivi les deux explosions. La zone était bouclée par les services de sécurité.

Les militants islamistes shebab ont pour habitude de faire exploser des véhicules piégés à l'entrée d'hôtels ou de bâtiments publics, avant de lancer un commando à l'intérieur pour faire le maximum de victimes.

- Attentat du 14 octobre -

Sur les lieux de l'explosion de deux véhicules piégés, ayant tué au moins 14 personne, à Mogadiscio, le 28 octobre 2017
Sur les lieux de l'explosion de deux véhicules piégés, ayant tué au moins 14 personne, à Mogadiscio, le 28 octobre 2017 ( Mohamed ABDIWAHAB / AFP )

"Nous pouvons entendre les coups de feu, mais il est difficile de savoir qui se bat. Les forces (de sécurité) ont bouclé l'immeuble et personne ne peut s'approcher", a expliqué un témoin, Abdulahi Nure.

"Les combattants moujahidine sont à l'intérieur de l'hôtel Nasa Hablod 2, où logent de hauts responsables apostats", a indiqué un site pro-shebab, citant radio Andalous, la station des shebab.

"Je conduisais devant l'hôtel. Un soldat parlait au conducteur d'une petite voiture de luxe et il y a eu une explosion. Il y avait deux femmes à bord, mais maintenant je ne sais pas où elles sont passées", a déclaré à l'AFP un témoin, Mohamed Ahmed Mohamud, un chauffeur de tuk-tuk.

Cette attaque survient exactement deux semaines après l'attentat au camion piégé mené le 14 octobre dans le centre de Mogadiscio, le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie, qui avait fait au moins 358 morts et 228 blessés.

Cet attentat n'avait pas été revendiqué. Mais les autorités n'ont aucun doute que les shebab, affiliés à Al-Qaïda, en étaient les auteurs.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l'Union africaine (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

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