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Séisme en Iran: l'aide peine à arriver dans les zones reculées

| AFP | 405 | Aucun vote sur cette news
Photo prise le 15 novembre 2017 d'une Iranienne près des décombres de sa maison à Kouik (nord-ouest) après le séisme du 12 novembre
Photo prise le 15 novembre 2017 d'une Iranienne près des décombres de sa maison à Kouik (nord-ouest) après le séisme du 12 novembre ( ATTA KENARE / AFP )

L'aide publique aux sinistrés du séisme qui a frappé l'ouest de l'Iran ce week-end peine à parvenir jusque dans les endroits reculés, où les autorités iraniennes ont ordonné mercredi la poursuite des opérations de recherche d'éventuels survivants.

Selon les derniers décomptes officiels, le séisme de magnitude 7,3 a fait 432 morts en Iran, tous dans la province de Kermanshah, et huit en Irak. Au total, les autorités des deux pays ont dénombré près de 8.200 blessés.

A Kouik, ensemble de villages à une quinzaine de kilomètres au nord de Sar-e Pol-e Zahab, la grande ville la plus touchée par le tremblement de terre de dimanche soir, l'aide distribuée aux habitants mercredi matin était surtout le fait de particuliers, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Hormis un convoi d'une vingtaine d'ambulances venu apporter des médicaments et quelques équipes du Croissant rouge ayant apporté des tentes, l'assistance (eau, nourriture, couvertures) dans cette zone de la province de Kermanshah frontalière de l'Irak était essentiellement distribuée par des civils avec leurs propres véhicules.

Certains, venus de la province voisine du Kurdistan, ont fait plus de 100 kilomètres.

"Que Dieu les bénisse !", dit de ses bienfaiteurs Abdol Gaderi, 45 ans, mais "on a besoin d'eau courante, d'électricité, et il faudrait des toilettes mobiles".

Photo prise le 15 novembre 2017 montrant une pelleteuse dégageant les gravats des bâtiments détruits dans le village de Kouik (nord-ouest) après le séisme du 12 novembre
Photo prise le 15 novembre 2017 montrant une pelleteuse dégageant les gravats des bâtiments détruits dans le village de Kouik (nord-ouest) après le séisme du 12 novembre ( ATTA KENARE / AFP )

Au milieu des ruines dans ces villages d'éleveurs et de paysans rasés par le séisme à plus de 50%, les habitants disent craindre des épidémies à cause des cadavres d'animaux encore sous les décombres.

Mercredi matin, le gouvernement a ordonné la poursuite des opérations de recherche d'éventuels survivants afin de s'assurer qu'il ne reste plus personne sous les décombres.

- Enterrements -

Mais dans les villages traversés par l'AFP, l'heure est plus au déblaiement. A Kouik Hassan, c'est une vache morte qu'une pelleteuse a extraite des ruines.

A Ghaleh Bahadori, localité des environs, une trentaine de tentes du Croissant rouge abritent des sinistrés. "Ce n'est pas assez", dit à l'AFP Tooraj Mohammadi, un riverain d'une vingtaine d'années, en faisant référence aux "130 familles" du village dont la majorité n'ont plus de maison.

Photo prise le 15 novembre 2017 montrant des Iraniens recevant de l'aide humanitaire dans le village de Kouik (nord-ouest) après le séisme du 12 novembre
Photo prise le 15 novembre 2017 montrant des Iraniens recevant de l'aide humanitaire dans le village de Kouik (nord-ouest) après le séisme du 12 novembre ( ATTA KENARE / AFP )

"Ici, il y a eu 30 morts, nous les avons enterrés nous-mêmes en coordination avec la gendarmerie", dit-il.

En Iran seulement, le bilan des dégâts occasionnés par la catastrophe se chiffrerait à 26.000 milliards de rials iraniens, soit environ 6,3 milliards de dollars américains (5,3 milliards d'euros), selon une première estimation donnée à l'agence de presse Isna par Mojtaba Nikkerdar, le gouverneur adjoint de la province de Kermanshah.

Cela correspond à environ 1,5% du PIB national prévu par le Fonds monétaire international pour 2017.

Au total, environ 30.000 logements ont été détruits ou endommagés, selon les autorités.

- 'Corruption' -

Carte montrant l'épicentre du séisme du 12 novembre 2017 d'une magnitude de 7,3 à la frontière irano-irakienne
Carte montrant l'épicentre du séisme du 12 novembre 2017 d'une magnitude de 7,3 à la frontière irano-irakienne ( Sabrina BLANCHARD / AFP )

Les gros dégâts subis à Sar-e Pol-e Zahab par les immeubles du Maskan-e Mehr, programme national de logements à bas prix réalisé sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), retenaient l'attention des médias iraniens et suscitaient l'indignation sur les réseaux sociaux.

"Le fait que des maisons construites par des particuliers [...] soient intactes alors que des bâtiments érigés par l’État soient gravement endommagés montre qu'il y a eu de la corruption", a estimé le président Hassan Rohani, selon son site internet officiel.

S'exprimant la veille sur le même sujet, M. Rohani avait dit qu'il fallait "chercher les coupables et les présenter à la population".

Devant les députés, le ministre de l'Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli a dressé mercredi matin un bilan de l'action de l'État dans les zones sinistrées.

"Nous avons envoyé 36.000 tentes et nous devons en envoyer encore 10.000" autres pour permettre à toutes les familles qui craignent une éventuelle réplique de dormir à l'abri hors de chez elle, a-t-il dit, selon l'agence Isna.

Alors que des habitants, à Kouik notamment, se plaignent de vols ou d'un détournement d'une partie de l'aide d'urgence par des gens étrangers à la région, le ministre a estimé qu'il n'y avait "pas de problème particulier de sécurité publique" dans les régions touchées par le séisme.

En conseil des ministres, le gouvernement a approuvé une série de mesures de prêts sans intérêts et de dons à destination des ménages ayant subi des dégâts chez eux pour leur permettre de remplacer leurs meubles ou équipements détruits.

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