En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 033.62 PTS
-
5 076.50
+0.85 %
SBF 120 PTS
4 021.97
+0.00 %
DAX PTS
11 353.67
-
Dowjones PTS
25 289.27
+0.83 %
6 890.45
+0.00 %
1.134
+0.15 %

Ryad admet que Khashoggi a été tué dans son consulat d'Istanbul, aucune trace du corps

| AFP | 211 | Aucun vote sur cette news
Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 15 décembre 2014 à Manama, à Bahreïn
Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 15 décembre 2014 à Manama, à Bahreïn ( MOHAMMED AL-SHAIKH / AFP/Archives )

L'Arabie saoudite a admis samedi, 17 jours après la disparition de Jamal Khashoggi, que le journaliste saoudien avait été tué à l'intérieur du consulat du royaume à Istanbul, sans toutefois révéler d'informations permettant de localiser son corps.

Estimant que beaucoup de questions restaient sans réponse, Bruxelles, Berlin, Londres, Paris et l'ONU, mais aussi des ONG, ont appelé à une enquête approfondie permettant de faire toute la lumière sur cette affaire qui a suscité une onde de choc mondiale et terni l'image de Ryad.

Dans le même temps, les enquêteurs turcs ont poursuivi leurs investigations, fouillant notamment une vaste forêt proche d'Istanbul, et Ankara a annoncé qu'elle allait "tout" révéler sur le sort du journaliste.

La confirmation de sa mort a été relayée peu avant l'aube par l'agence de presse officielle saoudienne SPA, qui a évoqué, citant le parquet, une "rixe" au consulat du royaume à Istanbul.

"Les discussions qui ont eu lieu entre lui et les personnes qui l'ont reçu au consulat ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing (...), ce qui a conduit à sa mort", a indiqué dans un communiqué le procureur général Saoud al-Mojeb. Il n'a pas précisé où se trouvait le corps de M. Khashoggi.

Des manifestants portant des masques de Donald Trump et du prince saoudien Mohammed ben Salmane rassemblés devant la Maison Blanche pour demander justice dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 19 octobre 2018 à Washington
Des manifestants portant des masques de Donald Trump et du prince saoudien Mohammed ben Salmane rassemblés devant la Maison Blanche pour demander justice dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 19 octobre 2018 à Washington ( Jim WATSON / AFP )

Deux hauts responsables ont été limogés et 18 suspects ont été arrêtés, tous Saoudiens, a précisé le parquet.

Jusqu'ici, Ryad affirmait que M. Khashoggi, qui était entré le 2 octobre au consulat d'Istanbul pour des démarches administratives, en était ressorti, qualifiant de "sans fondement" des accusations de responsables turcs selon lesquelles le journaliste avait été tué au consulat.

- Explications "insuffisantes" -

En confirmant la mort de M. Khashoggi, l'Arabie saoudite, dont l'image a terriblement souffert, a annoncé la destitution d'un haut responsable du renseignement, le général Ahmed al-Assiri, et celle d'un important conseiller à la cour royale, Saoud al-Qahtani, deux proches collaborateurs du jeune et puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, surnommé MBS.

Un policier turc procède à une fouille du consulat saoudien à Istanbul, le 15 octobre 2018
Un policier turc procède à une fouille du consulat saoudien à Istanbul, le 15 octobre 2018 ( Bulent KILIC / AFP/Archives )

Renvoyer ces deux hommes "c'est aller aussi près de MBS qu'il est possible d'aller", a relevé l'expert Kristian Ulrichsen, du Baker Institute de l'université de Rice, aux Etats-Unis.

"Si (la révélation) au goutte à goutte de détails supplémentaires (sur la mort de M. Khashoggi) continue, il n'y aura plus rien pour protéger MBS", a-t-il ajouté.

Une forêt proche d'Istanbul, où les enquêteurs turcs ont poursuivi des recherches, le 19 octobre 2018
Une forêt proche d'Istanbul, où les enquêteurs turcs ont poursuivi des recherches, le 19 octobre 2018 ( OZAN KOSE / AFP )

Critique envers MBS, M. Khashoggi vivait en exil depuis 2017 aux États-Unis où il collaborait notamment avec le Washington Post.

À un journaliste qui demandait au président américain Donald Trump, grand allié de l'Arabie saoudite, s'il jugeait "crédible" la version annoncée par Ryad samedi, ce dernier a répondu: "Oui, oui".

"Encore une fois, il est tôt, nous n'avons pas fini notre évaluation, ou enquête, mais je pense qu'il s'agit d'un pas très important", a-t-il affirmé.

Mais M. Trump a maintenu que les États-Unis devaient continuer à fournir l'Arabie saoudite en armement. "Nous avons 450 milliards de dollars (de contrats, ndlr), dont 110 milliards de commandes militaires, du matériel et d'autres choses commandées par l'Arabie saoudite (...) Ce n'est pas constructif pour nous d'annuler une commande comme celle-là (...) Cela nous fait beaucoup plus de mal qu'à eux", a-t-il dit à la presse.

Pour la chancelière allemande Angela Merkel, les explications de Ryad sont "insuffisantes" et les "raisons de fond" derrière la mort du journaliste doivent être dévoilées.

La cheffe de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, a exigé une enquête "approfondie, crédible et transparente" sur cette mort "extrêmement troublante".

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lui aussi estimé que "de nombreuses questions restent (..) sans réponse". Un peu plus tôt, le ministère britannique des Affaires étrangères avait, lui, appelé à ce que les "personnes responsables de cet acte horrible soient jugées".

- "Dissimulation saoudienne" -

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré "profondément troublé" après l'annonce saoudienne, soulignant "la nécessité d'une enquête rapide, approfondie et transparente sur les circonstances du décès".

Les conclusions saoudiennes ne sont "pas dignes de confiance", a pour sa part indiqué Amnesty International dans un communiqué. Selon l'ONG, une enquête indépendante "sera la seule garantie contre ce qui apparaît de plus en plus comme une dissimulation saoudienne des circonstances de l'assassinat de Khashoggi".

Demande également réitérée par Reporters sans frontières (RSF), qui a appelé à maintenir la "pression" sur Ryad.

La presse turque a publié ces derniers jours de nouvelles révélations accablantes pour les Saoudiens, selon lesquelles Jamal Khashoggi a été torturé et assassiné dans le consulat dès le jour de sa disparition.

Dans une interview posthume diffusée par le magazine Newsweek, Khashoggi affirmait ne pas appeler au renversement du pouvoir saoudien, "parce que ce n'est pas possible", mais simplement souhaiter "une réforme du régime".

Il dénonçait le style "autoritaire" du prince héritier, affirmant qu'en dépit de ses réformes, il dirigeait le royaume comme son grand-père. "C'est un leader tribal démodé", avait-il dit.

mah-ac-burs/plh-ras/mer/all/cls

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/11/2018

Communiqué de presse Paris La Défense, le 16 novembre 2018 Conversion de la centrale Albioma Caraïbes à la biomasse en Guadeloupe Réduction des émissions de CO2 de plus de…

Publié le 16/11/2018

Le chiffre d'affaires de Total Gabon au 3e trimestre 2018 est de 257 M$, en hausse de +11% par rapport à celui du 2e trimestre 2018, tiré par la...

Publié le 16/11/2018

Après une baisse de l'activité du groupe IT Link sur 3 trimestres consécutifs, le chiffre d'affaires affiche une croissance de +6,9% sur le 3e...

Publié le 16/11/2018

La réduction des dépenses commerciales et administratives sur le trimestre, associée à l'augmentation de la marge brute, permet au Groupe d'afficher de nouveau un résultat opérationnel…

Publié le 16/11/2018

Ingrid Gonnissen a décidé de quitter Orange...