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Rohingyas: poursuite des troubles dans l'Etat Rakhine en Birmanie

| AFP | 106 | Aucun vote sur cette news
En moins d'un mois quelque 430.000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh, ici des réfugiés musulmans arrivent du Myanmar le 11 septembre 2017.
En moins d'un mois quelque 430.000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh, ici des réfugiés musulmans arrivent du Myanmar le 11 septembre 2017. ( Munir UZ ZAMAN / AFP )

Des troubles se poursuivaient samedi dans l'Etat Rakhine (ouest de la Birmanie), le chef de l'armée birmane incriminant des militants Rohinygas dans une explosion devant une mosquée.

De son côté, une organisation de défense des droits de l'homme a accusé l'armée de provoquer des incendies dans la zone pour empêcher le retour des réfugiés.

Ces troubles interviennent alors que la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi avait assuré mardi qu'il n'y avait pas eu de combats depuis le 5 septembre et que l'opération de l'armée était terminée.

Cette opération, déclenchée le 25 août après des attaques de rebelles rohingyas, a suscité l'exode en moins d'un mois de quelque 430.000 Rohingyas vers le Bangladesh.

L'ONU a évoqué une "épuration ethnique", alors que les membres de la minorité musulmane des Rohingyas, plus grande population apatride du monde (1,1 million de personnes), sont traités comme des étrangers en Birmanie à 90% bouddhiste.

Dans un communiqué publié samedi sur Facebook, le chef de l'armée birmane, le général Min Aung Hlaing, déclare que des militants Rohingyas ont placé une "mine artisanale" qui a explosé vendredi devant une mosquée du village de Mi Chaung Zay dans la commune de Buthidaung.

Le chef de l'armée a accusé les militants de vouloir faire partir les quelque 700 habitants restés dans le village. "Alors que nos villageois ne voulaient pas quitter leurs maisons, les terroristes ont fait exploser leur bombe à l'heure de la prière pour terroriser les villageois", selon le communiqué du général.

"C'est une action du groupe terroriste ARSA", a-t-il ajouté, utilisant l'acronyme du groupe Armée du Salut des Rohingyas de l'Arakan, rébellion organisée qui a émergé en octobre 2016 et dont les attaques en août ont déclenché la répression de l'armée.

Manifestation pro-nationaliste devant l'hôtel  de ville de Rangoun contre l'ingérence internationale dans le crise de l'Etat de Rakhine, le 18 septembre 2017.
Manifestation pro-nationaliste devant l'hôtel de ville de Rangoun contre l'ingérence internationale dans le crise de l'Etat de Rakhine, le 18 septembre 2017. ( STR / AFP/Archives )

Aucune victime n'a été signalée dans l'explosion de l'engin artisanal. Le gouvernement birman bloque l'accès à la zone de conflit et il est difficile de vérifier les allégations de part et d'autre. Les troubles ont également suscité le départ de dizaines de milliers de bouddhistes et d'hindous.

Les associations de défense des droits de l'homme assurent toutefois disposer de preuves que l'opération de l'armée favorise l'expulsion systématique des Rohyingyas.

Amnesty International a fait état vendredi de nouvelles images vidéo et satellite confirmant que des incendies continuaient de dévaster des villages rohingyas.

Samedi, Human Rights Watch a répercuté des accusations selon lesquelles les forces de sécurité birmanes installaient des mines le long de la frontière avec le Bangladesh traversée par les réfugiés rohingyas.

Selon des données gouvernementales birmanes, environ 40% des villages rohingyas dans le nord de l'Etat Rakhine ont été totalement abandonnés depuis un mois.

Les habitants restés sur place se sont regroupés en petites communautés musulmanes isolées, terrifiées et coupées de tout accès à l'aide, selon le dernier communiqué du bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.

Des villages de Rohingyas incendiés
Des villages de Rohingyas incendiés ( Gal ROMA / AFP/Archives )

"Suite aux menaces continuelles de la population locale de Rakhine pour les faire partir, ces personnes vulnérables sont tellement terrifiées qu'elles en appellent au gouvernement, aux Nations unies et d'autres pour des mesures additionnelles de protection", selon le communiqué.

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