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Retour de familles de jihadistes: Molins met en garde contre toute "naïveté"

| AFP | 617 | Aucun vote sur cette news
Le procureur de Paris François Molins le 22 juin 2017
Le procureur de Paris François Molins le 22 juin 2017 ( Thomas SAMSON / AFP/Archives )

Le procureur de Paris François Molins a mis en garde vendredi contre "toute naïveté" au sujet du retour des femmes et enfants de jihadistes français en zone irako-syrienne, jugeant "pragmatique" l'examen "au cas par cas" de leur dossier préconisé par Emmanuel Macron.

"Il faut se départir de toute naïveté" concernant les jihadistes et les membres de leur famille dans les zones de combat irako-syrienne, a souligné sur la radio franceinfo François Molins, à la tête du parquet antiterroriste.

Au retour de certains, "je n'ai pas perçu véritablement de regret dans ce que j'ai entendu", a-t-il ajouté, estimant que de manière générale "on est face à des gens qui sont plus déçus que repentis", a-t-il ajouté.

Interrogé mercredi sur l'épineuse question des "revenants", Emmanuel Macron avait relevé que "cela dépend à chaque fois des pays et des situations", provoquant l'inquiétude de leurs familles qui exhortent l'Etat français à les rapatrier pour ne pas en faire "des bombes à retardement".

"Je pense que la notion de cas par cas (mise en avant par le président de la République, ndlr) est une approche pragmatique et pleine de bon sens", a réagi François Molins.

Début novembre, les services de renseignement comptabilisaient "quelques dizaines" de jihadistes français capturés par les forces qui combattent l'Etat islamique, selon une source proche du dossier.

Les dernières estimations officielles faisaient état de 690 jihadistes français en Irak et en Syrie, dont 295 femmes et 28 mineurs de plus de 15 ans. Ces chiffres ne prennent pas en compte les récentes offensives menées contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.

"Il y a certainement beaucoup plus de morts que ce qu'on pense compte tenu de la densité des combats qui ont eu lieu dans toutes ces villes, Mossoul, Raqa (...) on n'a pas, je pense une situation exhaustive de la situation", a souligné François Molins.

Parmi les femmes et les mineurs qui se sont rendus dans cette zone, "certains ont été formés au maniement des armes (et) dans le même temps les appels au jihad s'adressent aussi aux femmes et aux mineurs", a-t-il rappelé.

Le procureur a aussi mis en avant la souveraineté des Etats dans lesquels les jihadistes français ont été capturés.

"La France n'est pas seule. Ces gens-là ont été arrêtés dans des pays qui sont des Etats souverains", qui ont le droit "de décider s'ils veulent juger ces femmes et ces hommes ou au contraire (...) les rendre au pays de leur nationalité".

Il a aussi rappelé que toutes les personnes identifiées comme étant parties dans cette zone font l'objet d'une procédure judiciaire.

Environ 400 mineurs de moins de 15 ans se trouveraient actuellement en Irak et en Syrie. "Les femmes parties là-bas avaient un rôle de génitrice. Il fallait procréer pour augmenter les troupes et les recrues (du groupe) Etat islamique, donc il y a eu effectivement beaucoup de maternités et beaucoup de naissances", a souligné François Molins.

Ceux qui sont âgés de 13 à 15 ans, "ont vocation à être interpellés à leur arrivée en France et à être entendus" pour être éventuellement mis en examen et jugés devant le tribunal pour enfants ou la cour d'assises des mineurs et ceux de moins de 13 ans doivent être placés dans "des centres spécialisés voire des familles d'accueil pour les plus petits", a-t-il ajouté.

Parmi les personnes déjà rentrées en France, 398 sont actuellement mises en examen dont 260 placées en détention provisoire. Parmi les 398 mis en examen, 47 sont mineurs, dont 16 en détention provisoire.

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