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Réforme du code du travail: la CGT prête à programmer une nouvelle mobilisation

| AFP | 121 | Aucun vote sur cette news
Manifestation contre la réforme du code du travail, le 21 septembre 2017 à Marseille
Manifestation contre la réforme du code du travail, le 21 septembre 2017 à Marseille ( boris HORVAT / AFP )

Plus de 130.000 opposants à la réforme du code du travail ont battu le pavé jeudi, à la veille de la présentation des ordonnances en conseil des ministres, dans l'espoir d'infléchir la position du gouvernement, une mobilisation en baisse par rapport à la semaine dernière.

"132.000" personnes ont défilé dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur, "plusieurs centaines de milliers", a assuré de son côté la CGT, sans donner de chiffre précis. Son secrétaire général, Philippe Martinez, a toutefois reconnu sur Franceinfo que le nombre de manifestants avait été "un peu inférieur" au 12 septembre.

Mais "le mécontentement est là, la mobilisation est là" et "il n'y a aucune raison de s'arrêter, bien au contraire", a-t-il insisté.

Affrontements avec les forces de l'ordre lors de la manifestation contre la réforme du code du travail à Paris, le 21 septembre 2017
Affrontements avec les forces de l'ordre lors de la manifestation contre la réforme du code du travail à Paris, le 21 septembre 2017 ( CHRISTOPHE SIMON / AFP )

Le 12 septembre, entre 223.000 et 500.000 personnes (chiffres police et CGT) avaient défilé dans toute la France.

Le syndicat compte programmer "dans les meilleurs délais" une "nouvelle journée nationale d'actions" et la situation "exige que nous réfléchissions avec l'ensemble des confédérations", a déclaré M. Martinez.

Opérations escargots et blocages d'autoroutes avaient lancé cette deuxième journée de mobilisation et les quotidiens nationaux étaient absents des kiosques, avant les premières manifestations organisées à l'appel de la CGT, Solidaires et de l'Unef.

Manifestations du 21 septembre
Manifestations du 21 septembre ( Paz PIZARRO / AFP )

"Fainéants de tous les pays, unissez-vous", "Séparation du pouvoir et du Medef" ou encore "La loi Macron, c'est pour les patrons": à Paris, Rennes, Nîmes, Marseille ou Caen, les slogans et pancartes rivalisaient de créativité. Mais la mobilisation était en retrait, en régions comme à Paris, selon les chiffres recueillis par l'AFP auprès des organisateurs et des autorités.

A Paris, où la tour Eiffel n'a été ouverte à la visite que jusqu'au deuxième étage en raison de la grève et devait fermer plus tôt, 16.000 manifestants ont défilé selon la police, 55.000 selon la CGT (24.000 à 60.000 le 12 septembre).

Dans les manifestations, flottaient les drapeaux des syndicats organisateurs mais aussi de FO, de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC, dont les centrales n'ont pas appelé à se mobiliser.

Code du travail : les prochaines étapes
Code du travail : les prochaines étapes ( Lucie AUBOURG / AFP )

A Perpignan, Bernard, un retraité de la Poste, est venu parce que "le projet brutal de Macron est antisocial et antidémocratique. Sous ses dehors jupitériens, il nous cache quelque chose de thatchérien".

Dans la plupart des cortèges, étaient également très présents les représentants de La France Insoumise, qui prévoit une manifestation samedi contre le "coup d'Etat social" que représente cette réforme. "Ce n'est qu'un début", a lancé à Paris Jean-Luc Mélenchon.

Des jets de projectiles et des dégradations ont été constatés dans le défilé parisien. Une personne a été interpellée. Douze autres à Nantes.

Jusqu'à présent, le chef de l’État s'est montré déterminé à faire aboutir une réforme applaudie par le patronat, et qui reprend certaines de ses promesses de campagne.

- 'La rue, c'est aussi la démocratie' -

Depuis New York, il avait tranché : "La démocratie, ce n'est pas la rue", une phrase qui a agacé politiques et syndicats, tout comme celle sur les "fainéants", lancée le 12 septembre. "La rue, c'est aussi la démocratie", a rétorqué Philippe Louis, président de la CFTC.

Manifestation contre la réforme du code du travail, le 21 septembre 2017 à Rennes
Manifestation contre la réforme du code du travail, le 21 septembre 2017 à Rennes ( JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP )

Les syndicats s'inquiètent notamment d'une baisse des moyens accordés aux représentants du personnel, du plafonnement des indemnités prud'homales ou de la possibilité de passer outre les syndicats pour négocier dans les entreprises de moins de 50 salariés.

S'il y a consensus entre les syndicats pour dire que cette loi risque d'affaiblir les droits des salariés - une vision que partagent les Français selon les sondages -, ils ne sont pas arrivés à faire front commun.

"Je suis convaincu qu'il y a une attente des salariés, des travailleurs, des jeunes pour qu'il y ait unité", a dit M. Martinez à la radio.

Après le "coup de semonce" lundi dernier des syndicats routiers CFDT et CFTC, leurs homologues CGT et FO vont prendre le relais lundi prochain, avec une grève reconductible, qu'ils promettent "massive".

Emmanuel Macron, en baisse dans les sondages, sera confronté à d'autres mouvements dans les prochaines semaines, après avoir annoncé une série de mesures d'économies impopulaires : d'abord la manifestation des retraités le 28 septembre contre la hausse de la CSG, puis celle des fonctionnnaires, le 10 octobre, opposés aux suppressions de postes prévues ou à la réinstauration du jour de carence.

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