En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 493.13 PTS
+0.76 %
5 492.0
+0.73 %
SBF 120 PTS
4 397.29
+0.72 %
DAX PTS
12 439.46
+0.92 %
Dowjones PTS
26 656.98
+0.95 %
7 569.03
+0.00 %
1.179
+0.13 %

Après le "oui" au référendum, Lombardie et Vénétie se tournent vers Rome

| AFP | 371 | Aucun vote sur cette news
Un gondolier vote à Venise, le 22 octobre 2017
Un gondolier vote à Venise, le 22 octobre 2017 ( ANDREA PATTARO / AFP )

Après la solide victoire du oui au référendum d'autonomie en Lombardie et Vénétie, fronde comme ailleurs en Europe contre un pouvoir central jugé défaillant, les deux régions se tournaient lundi vers Rome pour tenter d'avoir davantage la main sur leurs finances.

En Vénétie (5 millions d'habitants), la participation à ce scrutin consultatif a atteint 57% et le oui a dépassé les 98%. En Lombardie (10 millions d'habitants), où les chiffres n'étaient pas encore définitifs, près de 39% des électeurs se sont déplacés, et 95% ont voté oui.

Ces deux riches régions, qui contribuent à hauteur de 30% du PIB italien et considèrent que Rome gaspille leurs impôts, veulent désormais négocier la nature et l'ampleur de leur autonomie, qui doit ensuite être validée par le Parlement.

En Vénétie, le conseil régional devait se réunir lundi matin pour examiner le projet de loi à présenter au gouvernement. "Nous allons demander 23 compétences, le fédéralisme fiscal et les 9/10es des taxes", a prévenu le président de la région, Luca Zaia.

Parallèlement à des compétences renforcées en matière d'infrastructures, de santé ou d'éducation, les deux régions entendent en effet réclamer la restitution de la moitié de leur solde fiscal: leurs habitants versent actuellement 70 milliards d'euros de plus par an en taxes et impôts qu'ils n'en reçoivent au titre des dépenses publiques.

Une situation qui passe d'autant plus mal que les dirigeants des deux régions, issus de la Ligue du Nord (extrême droite), estiment que les fonds publics sont mal gérés à Rome et pourraient être beaucoup plus efficaces, y compris via des partenariats entre régions.

Affiche, dans un vaporetto, à Venise, appelant à voter au référendum. Photo prise le 19 octobre 2017
Affiche, dans un vaporetto, à Venise, appelant à voter au référendum. Photo prise le 19 octobre 2017 ( ANDREA PATTARO / AFP )

"Plus de cinq millions de personnes ont voté pour le changement. Nous voulons tous moins de gaspillage, moins d'impôts, moins de bureaucratie, moins de contraintes de l'Etat et de l'Union européenne, plus d'efficacité, plus d'emplois et plus de sécurité", s'est réjoui Matteo Salvini, chef de la Ligue du Nord.

- 'Des Pouilles au Piémont' -

Déjà en pré-campagne pour les législatives prévues début 2018, M. Salvini s'est aussi empressé de préciser que son parti, né indépendantiste avant d'effectuer un virage anti-euro et anti-immigration avec le Front national français pour modèle, allait oeuvrer pour que toutes les régions, "des Pouilles au Piémont", bénéficient des mêmes libertés.

Premier membre du gouvernement de centre-gauche à s'exprimer après le vote, le ministre de l'Agriculture, Maurizio Martina, également sous-secrétaire du Parti démocrate, a cependant assuré que "les questions fiscales, tout comme la sécurité", n'étaient pas négociables.

M. Zaia a évoqué un "big bang" institutionnel, soulignant que la volonté d'autonomie était partagée "par une population entière" et non portée par un seul parti.

"J'ai voté oui pour donner davantage de pouvoir à la Vénétie dans une future Italie plus forte et plus fédérale. Non aux égoïsmes, oui à la bonne administration", a ainsi twitté le maire de Venise, Luigi Brugnaro, à la tête d'une municipalité de centre-droit.

Mais le scrutin avait aussi pris une teinte particulière après le vote d'autodétermination de la Catalogne, même si ses organisateurs ont répété dimanche soir que leur démarche restait pleinement dans le cadre de l'unité italienne. Les indépendantistes restent très minoritaires dans ces régions, même au coeur de Venise, pourtant restée cité-Etat pendant un millénaire.

Selon Lorenzo Codogno, expert chez LC Macro Advisors, bien que le processus "ne menace pas l'unité du pays, cela risque d'ouvrir la boîte de Pandore et mettre en action de larges forces centrifuges en Italie", qui pourraient rendre intenable le fossé entre le Nord et le Sud du pays.

Parallèlement à la crise catalane, au Brexit ou au référendum d'indépendance échoué de peu en Ecosse, le scrutin de dimanche s'inscrit dans le cadre d'"une désespérance" envers les Etats centraux et l'Union européenne, a-t-il ajouté.

Leur incapacité "à fournir des réponses appropriées est un terrain fertile pour les protestations, les mouvements +anti-establishment+, le nationalisme et le régionalisme", a-t-il prévenu.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/09/2018

D'un point de vue graphique, le titre évolue à la hausse après avoir brisé, le 13 septembre dernier, la borne haute d'un canal baissier. En outre, les cours ont dépassé le niveau de résistance…

Publié le 21/09/2018

Mauna Kea Technologies cède 2,77% à 3,155 euros après l'annonce d'une perte nette semestrielle de 6,836 millions d'euros, contre une perte de 5,787 millions un an plus tôt. Au 30 juin, la medtech…

Publié le 21/09/2018

+15%...

Publié le 21/09/2018

ECA Group a annoncé une nouvelle vente de drone sous-marin autonome AUV (« Autonomous Underwater Vehicle ») de la gamme A18. Celui-ci sera livré au client fin 2019 en version grande profondeur…

Publié le 21/09/2018

Stéphane Bianchi, ancien dirigeant d'Yves Rocher et actuel membre du conseil du groupe suisse Maus (Lacoste, Aigle...