En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 084.66 PTS
+0.00 %
5 084.50
+0.06 %
SBF 120 PTS
4 076.70
+0.00 %
DAX PTS
11 553.83
-
Dowjones PTS
25 444.34
+0.26 %
7 107.23
+0.00 %
1.151
+0.01 %

Rapatriement de jihadistes: le gouvernement entre fermeté et "cas par cas"

| AFP | 615 | Aucun vote sur cette news
Nicole Belloubet, le 3 janvier 2018 à Paris
Nicole Belloubet, le 3 janvier 2018 à Paris ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP )

Le gouvernement a jugé jeudi que les Français de la nébuleuse jihadiste capturés en Irak et en Syrie devaient y être jugés dès que les conditions le permettraient, sans toutefois fermer la porte à des retours en France.

Tout en rappelant la politique de retour au "cas par cas" édictée en novembre par Emmanuel Macron, notamment pour les femmes et les enfants, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a souligné que les personnes arrêtées en Irak et Syrie devaient autant que possible "être jugées dans les pays où elles ont été interpellées".

D'après une source proche du dossier en France, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés principalement dans ces deux pays, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie.

Parmi eux, des figures connues comme Thomas Barnouin, 36 ans, vétéran de la nébuleuse jihadiste du Sud-Ouest de la France -- dans laquelle ont gravité Mohamed Merah ou les frères Clain -- et Emilie König, 33 ans, propagandiste et recruteuse notoire du groupe Etat islamique (EI).

Face à une opinion publique traumatisée par les attentats de 2015, perpétrés en partie par des jihadistes français revenus de Syrie, le gouvernement redouble de prudence.

Mme Belloubet a rappelé que "lorsque ces pays ont des institutions judiciaires qui sont reconnues", comme en Irak où ils encourent la peine de mort, les ressortissants français "seront jugés là".

Mais le gouvernement était jusqu'ici resté plus flou sur la Syrie, où les Kurdes, et non le gouvernement de Damas, contrôlent une partie du nord et du nord-est du pays et disent y avoir capturé depuis un an 1.300 jihadistes locaux et étrangers.

Le sujet a rebondi cette semaine lorsque deux Françaises détenues en Syrie, dont Emilie König, ont par l'intermédiaire de leurs avocats, Marie Dosé et Bruno Vinay, demandé au gouvernement français de pouvoir être jugées dans l'Hexagone, avec leurs enfants près d'elles.

Des femmes en niqab dans la ville syrienne de Raqa en 2014, alors occupée par le groupe Etat islamique
Des femmes en niqab dans la ville syrienne de Raqa en 2014, alors occupée par le groupe Etat islamique ( - / Raqa Media Center/AFP/Archives )

"Pour la Syrie (…), nous allons travailler avec l’ensemble des partenaires, notamment la Croix-Rouge, pour nous assurer qu’elles bénéficient d’un procès équitable", a répondu jeudi Mme Belloubet, qui s'exprimait lors d'une visite à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, semblant accréditer l'idée que des Français pourraient être jugés sur place.

- 'Décisions à prendre' -

Dans la matinée, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, n'avait pas dit autre chose en estimant sur BFMTV que si "dans le Kurdistan syrien (...) il y a des institutions judiciaires qui sont en capacité d'assurer un procès équitable (...), elles seront jugées là-bas".

Ces déclarations ont été critiquées par les avocats et familles de plusieurs Françaises détenues avec leurs enfants en Syrie, dont beaucoup affirment n'avoir jamais pris les armes.

"Le gouvernement français montre son vrai visage. Il refuse d'avoir une position claire par peur de l'opinion publique", a déclaré à l'AFP Amine Elbahi, dont la sœur a quitté la France en 2014 pour gagner la Syrie. Pour les femmes notamment, "ni la sécurité ni un procès équitables ne sont garantis en Syrie", dit-il.

Me Dosé et Me Vinay réclament également que leurs clientes soient jugées en France avec leurs enfants, notamment parce qu'aucune "autorité identifiée" ne peut le faire en Syrie. Quant au "cas par cas", "c’est la rupture totale de l’égalité devant la loi", estime Me Dosé.

Khaled Issa, représentant de la fédération kurde syrienne (Rojava) à Paris, a déclaré à l'AFP que les Kurdes syriens étaient prêts à "s'arranger" avec Paris pour que des prisonniers soient transférés en France ou jugés en territoire kurde syrien.

"Nous aurons un certain nombre de décisions à prendre en particulier pour les enfants", avait pour sa part noté mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, laissant la porte ouverte à d'éventuels retours.

Mais des voix s'y opposent. "Aucun risque ne doit être pris avec la sécurité des Français", et les jihadistes françaises doivent être "jugées là où elles se trouvent", a réclamé Lydia Guirous, porte-parole des Républicains (LR).

Selon les autorités françaises, environ 1.700 Français ont rejoint les zones jihadistes irako-syriennes depuis 2014. Jusqu'à 450 seraient morts, et 302 sont revenus en France.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 04/10/2018

RBS, l'une des plus grandes banques du pays, est encore contrôlée par l'Etat britannique ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )Un Brexit sans accord pourrait entraîner une récession économique…

Publié le 22/09/2018

Le chanteur marocain Saad Lamjarred sur scène le 31 juillet 2016 lors du festival de Carthage en Tunisie ( FETHI BELAID / AFP/Archives )Adulé dans son pays natal malgré trois inculpations pour…

Publié le 19/09/2018

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb devant le palais de l'Élysée à Paris, le 19 septembre 2018 ( ludovic MARIN / AFP )Garder des poids lourds au gouvernement ou bien lancer des têtes…

Publié le 13/09/2018

Le Premier ministre hongrois Victor Orban devant le Parlement européen à Strasbourg, le 11 septembre 2018 ( FREDERICK FLORIN / AFP )La droite française, comme d'autres en Europe, s'est montrée…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/10/2018

Bourbon Subsea Services a été sélectionné par Windplus pour l'installation de 3 éoliennes flottantes de 8,3 MW à 20 kms de Viana do Castelo, sur la...

Publié le 22/10/2018

Marseille, le 22 octobre 2018     Bourbon Subsea Services remporte un contrat clé en main pour l'installation du parc éolien flottant Windfloat Atlantic…

Publié le 22/10/2018

  Résultats consolidés des neuf premiers mois 2018 Faits marquants :        Progression de 8,4% des parcs du Groupe à plus de 61 millions de clients au Maroc et…

Publié le 20/10/2018

INNATE PHARMA ANNONCE DES RÉSULTATS DE PHASE II DE LA COMBINAISON DE MONALIZUMAB ET CETUXIMAB DANS LES CANCERS DE LA TÊTE ET DU COU AU CONGRÈS DE L'ESMO 2018   La confirmation…

Publié le 20/10/2018

Dupixent de Sanofi inhibe la signalisation hyperactive de l'interleukine-4 et de l'interleukine-13...