5 372.38 PTS
+0.08 %
5 371.00
+0.10 %
SBF 120 PTS
4 288.39
+0.13 %
DAX PTS
12 991.28
+0.01 %
Dowjones PTS
23 328.63
+0.71 %
6 108.82
+0.27 %
Nikkei PTS
21 457.64
+0.04 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Quatre morts au Kenya, l'opposition crie à la fraude électorale

| AFP | 153 | Aucun vote sur cette news
Des habitants marchent près de barricades en flammes dans le bidonville de Mathare à Nairobi, le 9 août 2017. Ils protestent contre les résultats de l'élection présidentielle au Kenya.
Des habitants marchent près de barricades en flammes dans le bidonville de Mathare à Nairobi, le 9 août 2017. Ils protestent contre les résultats de l'élection présidentielle au Kenya. ( MARCO LONGARI / AFP )

Quatre personnes ont été tuées mercredi au Kenya dans deux incidents séparés, après le rejet par l'opposant Raila Odinga des résultats provisoires de la présidentielle donnant le sortant Uhuru Kenyatta largement en tête.

Au lendemain de l'élection, des échauffourées parfois violentes ont éclaté dans des fiefs de l'opposition coutumiers de ce genre d'incidents en période électorale, plongeant dans l'anxiété une nation qui se souvient trop bien des violences ayant suivi la présidentielle de 2007 (1.100 morts et plus de 600.000 déplacés).

Dans le bidonville de Mathare, à Nairobi, la police a tiré à balle réelle, tuant au moins deux personnes.

Le chef de la police de Nairobi a assuré qu'ils avaient tenté d'attaquer des policiers "avec des machettes". Une source policière requérant l'anonymat a dit qu'ils faisaient partie d'un groupe venu manifester, au sein duquel se seraient trouvés des voleurs profitant du chaos.

Dans le comté de Tana River (sud-est), des hommes armés de couteaux ont attaqué un bureau de vote où le comptage était encore en cours. Deux d'entre eux ont été tués par la police. "Nous n'avons pas encore établi le mobile", a déclaré Larry Kieng, chef régional de la police, interrogé sur une possible attaque des islamistes somaliens shebab, très actifs dans la zone.

Des policiers kényans à Nairobi, le 9 août 2017
Des policiers kényans à Nairobi, le 9 août 2017 ( Luis TATO / AFP )

La Commission électorale (IEBC) a publié mercredi en soirée les résultats transmis électroniquement par près de 97% des bureaux de vote, créditant le président sortant Uhuru Kenyatta, 55 ans, de 54,31% des suffrages, contre 44,81% pour Raila Odinga, 72 ans, sur un total de 14,7 millions de votes comptabilisés.

Les résultats définitifs seront publiés après authentification des procès-verbaux des bureaux dont les scans ont été envoyés par voie électronique. Le processus est en cours et l'IEBC a l'obligation légale de publier les résultats au plus tard 7 jours après l'élection.

"Il s'agit d'une fraude d'une gravité monumentale, il n'y a pas eu d'élection", a dénoncé Raila Odinga.

Photomontage fait le 7 août de portrait du président kényan Uhuru Kenyattaet du principal opposant Raila Odinga
Photomontage fait le 7 août de portrait du président kényan Uhuru Kenyattaet du principal opposant Raila Odinga ( TONY KARUMBA, SIMON MAINA / AFP )

Selon lui, des pirates informatiques ont "manipulé" le système de comptage des voix grâce aux codes d'accès d'un responsable informatique de la Commission électorale assassiné il y a un peu plus d'une semaine.

Ces allégations ont cependant été démenties en soirée par l'IEBC. "Notre système de gestion des élections est sécurisé. Il n'y a eu aucune interférence interne ou externe à notre système, à quelque moment que ce soit", a affirmé Ezra Chiloba, le directeur exécutif de la commission.

M. Odinga, au même titre que de nombreux observateurs électoraux internationaux, a par ailleurs appelé les Kényans au calme. Mais il a aussi ajouté: "Je ne contrôle pas le peuple".

- Barricades et pneus brûlés -

"Il est important que les dirigeants kényans prennent leurs responsabilités dans les prochains jours afin que le peuple puisse avoir confiance dans le travail réalisé sur le processus (électoral), travail qui doit être réfléchi, soigneux et respectueux", a lui soutenu l'ancien secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui dirige la mission d'observation électorale de l'ONG Carter Center.

A Kisumu (ouest), un des bastions de l'opposition, des centaines de manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus dans la journée, avant d'être dispersé par des grenades lacrymogènes et des coups de semonce. "Quelque chose se mijote", a estimé l'un d'eux Steven Okeda, un instituteur de 37 ans. "Uhuru Kenyatta a volé l'élection et nous ne l'accepterons pas".

Candidat pour la quatrième fois à la présidentielle, M. Odinga avait déjà crié à la fraude en 2007. Le Kenya avait alors plongé dans deux mois de violences politico-ethniques et de répression policière. En 2013, il avait également contesté sa défaite, finalement validé par la Cour suprême.

- Acrimonieuse -

En amont du scrutin, accompagné du déploiement sans précédent de plus de 150.000 membres des forces de sécurité, de nombreux observateurs avaient exprimé leur crainte de troubles à l'annonce des résultats. Car la campagne 2017 a été acrimonieuse, l'opposition accusant le pouvoir de préparer des fraudes.

Les opérations de vote se sont pourtant déroulées sans encombre mardi dans la plupart des 41.000 bureaux. Malgré quelques problèmes localisés, le système d'identification biométrique des électeurs a fonctionné, contrairement à quatre ans plus tôt.

Les quelque 19,6 millions d'électeurs kényans devaient aussi élire leurs députés, gouverneurs, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l'Assemblée.

Le vote au Kenya se joue plus sur des sentiments d'appartenance ethnique que sur des programmes, et MM. Kenyatta (un Kikuyu) et Odinga (un Luo) avaient mis sur pied deux puissantes alliances électorales.

M. Kenyatta et son vice-président William Ruto (un Kalenjin) avaient mis en avant leur bilan économique, notamment le développement des infrastructures. Raila Odinga a dénigré ce bilan, se posant en garant d'une croissance économique mieux partagée.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/10/2017

Orège a annoncé ses comptes pour le 1er semestre 2017 clos fin juin...

Publié le 20/10/2017

                                               Communiqué de Presse   Voisins le Bretonneux, le 17 octobre 2017   Activité…

Publié le 20/10/2017

Paypal évolue sur ses plus hauts depuis son entrée en Bourse en juillet 2015. L’action du spécialiste du paiement en ligne progresse de 4,89% à 70,58 dollars à la faveur d’une performance…

Publié le 20/10/2017

  DESCRIPTIF PROGRAMME DE RACHAT D'ACTIONS AUTORISE PAR L'ASSEMBLEE GENERALE MIXTE DES ACTIONNAIRES DU 27 JUIN 2017   Paris, le 20 octobre 2017   Conformément aux…

Publié le 20/10/2017

WORLDLINELe spécialiste des systèmes de paiements publiera son chiffre d'affaires du troisième trimestre.source : AOF

CONTENUS SPONSORISÉS