En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 971.79 PTS
-0.65 %
6 002.50
-0.07 %
SBF 120 PTS
4 706.86
-0.64 %
DAX PTS
13 388.42
-0.94 %
Dow Jones PTS
29 160.09
-0.09 %
9 216.98
+0.31 %
1.105
-0.03 %

Procès Preynat: sur ses propres agressions, l'ex-prêtre répond "on n'est pas obligé de me croire"

| AFP | 199 | Aucun vote sur cette news
L'ex-prêtre Bernard Preynat, accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs, quitte le tribunal de Lyon, le 13 janvier 2020
L'ex-prêtre Bernard Preynat, accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs, quitte le tribunal de Lyon, le 13 janvier 2020 ( PHILIPPE DESMAZES / AFP )

"On n'est pas obligé de me croire", a répondu jeudi l'ex-prêtre Bernard Preynat, jugé pour des abus sexuels, en réponse à des avocats sceptiques sur les agressions qu'il dit avoir lui-même subies dans son enfance.

A la reprise des débats, la présidente du tribunal a interrogé le prévenu sur ses confidences faites la veille à la barre, et Bernard Preynat a raconté dans le détail avoir été abusé par un sacristain, un moniteur de colonie devenu prêtre puis des enseignants au séminaire.

L'un d'eux avait ainsi "la manie de (lui) laver le sexe avec un gant de toilette" ou un mouchoir.

"Je n'ai pas été le seul, il y a beaucoup d'autres enfants qui ont été ses victimes, on le savait mais on n'en parlait pas (...) il n'avait pas très bonne réputation, on l'appelait +le monkey+", affirme le prévenu.

D'autres gestes qu'il dit avoir subis ressemblent beaucoup à ceux qu'on lui reproche.

"C'était dans la sacristie, j'avais une dizaine d'années, quand les enfants de choeur se préparaient, le sacristain est venu, il m'a appuyé sur le sexe en disant: +qu'est-ce qu'il y a là ?+", relate-t-il.

"Vous ne faites pas de lien ? (...) Force est de constater que vous reproduisez exactement les mêmes gestes", lui demande alors la présidente. "Non je ne fais pas de lien", répond Preynat.

"On peut avoir des doutes sur la réalité de tout ça", a lancé Me Yves Sauvayre, l'avocat d'une des victimes de Preynat, après ce récit.

"C'est exactement ce que je pensais, c'est pour ça que je ne voulais pas en parler, je pensais que ça serait pas bon", enchaîne Preynat. "Ce que je dis c'est vrai, j'ai rien inventé, après on n'est pas obligé de me croire."

"Mais j'ai pas inventé ces agressions pour m'excuser devant le tribunal", ajoute le prévenu tandis qu'une autre avocate se montre sceptique.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/01/2020

Goldman Sachs vise désormais les 169 euros pour l'action Safran.

Publié le 23/01/2020

Le Groupe Samse maintient sa stratégie de développement de son maillage existant des agences de négoces et des magasins de bricolage...

Publié le 23/01/2020

Les actions Hoffmann Green seront définitivement acquises par les bénéficiaires le 13 janvier 2022 sur condition de présence à cette date...

Publié le 23/01/2020

Au 31 décembre 2019, la trésorerie brute ressortait à 8 ME...

Publié le 23/01/2020

Le titre Renault a chuté de plus de 5% jeudi à 36,98 euros sur le marché parisien, de retour au plus bas depuis la fin 2012.