En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 029.33 PTS
-0.09 %
5 017.0
+0.00 %
SBF 120 PTS
4 017.82
-0.10 %
DAX PTS
11 372.69
+0.17 %
Dowjones PTS
25 376.77
+0.35 %
6 874.08
-0.24 %
1.140
+0.61 %

Prix littéraires: des romanciers de plus en plus historiens

| AFP | 325 | Aucun vote sur cette news
L'écrivain français Prix Goncourt Eric Vuillard le 6 novembre 2017 à Paris
L'écrivain français Prix Goncourt Eric Vuillard le 6 novembre 2017 à Paris ( ERIC FEFERBERG / AFP/Archives )

Est-ce la fin de la fiction dans le roman? La cuvée 2017 des prix littéraires a consacré cette année le triomphe de la non-fiction, alimentée par des faits historiques, au détriment des romans de pure imagination.

Le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone, a été décerné à Éric Vuillard pour "L'ordre du jour" (Actes Sud), récit saisissant sur l'arrivée au pouvoir d'Hitler, l'Anschluss et le soutien sans faille des industriels allemands à la machine de guerre nazie.

Le Renaudot est allé à Olivier Guez pour "La disparition de Josef Mengele" (Grasset), récit sur les dernières années du médecin tortionnaire d'Auschwitz en exil en Amérique du Sud.

"C'est l'écriture qui fait la littérature", faisait remarquer Éric Vuillard lors de la remise de son prix la semaine dernière, devançant d'éventuelles critiques.

Pierre Assouline, membre de l'académie Goncourt, soulignait récemment, dans un éditorial du Magazine littéraire, qu'"on ne se félicitera jamais assez de ce que les écrivains s’affranchissent des règles et des conventions" propres au roman.

L'écrivain français Olivier Guez le 6 novembre 2017 à Paris
L'écrivain français Olivier Guez le 6 novembre 2017 à Paris ( Eric FEFERBERG / AFP/Archives )

Ce point de vue n'est pas unanimement partagé. "Ceux qui ont le mauvais goût d'attendre plus de la littérature iront se rhabiller", a regretté la critique littéraire des Inrockuptibles, Nelly Kaprièlian. "Le refus de regarder le XXIe siècle en face est une épidémie qui sévit actuellement chez les auteurs français", juge sévèrement la journaliste littéraire de la Tribune de Genève, Marianne Grosjean.

Parmi les finalistes du Goncourt se trouvaient également Véronique Olmi pour "Bakhita" (Albin Michel), histoire vraie d'une esclave soudanaise devenue sainte de l’Église catholique et Alice Zeniter qui revient dans "L'art de perdre" (Flammarion) sur l'histoire des harkis, ces Algériens restés du côté de la France pendant la guerre d'Algérie.

Ces deux dernières romancières sont encore en lice pour le Goncourt des lycéens, le prix littéraire qui génère le plus de ventes.

- Le précédent des Bienveillantes -

L'Histoire a toujours été un puissant vecteur en littérature.

Ces dernières années, plusieurs livres ayant l'Histoire comme sujet ont triomphé lors des remises de prix littéraires. On se souvient notamment de l'imposant roman (près de 900 pages) du franco-américain Jonathan Littell, "Les Bienveillantes" (Gallimard), mémoires (fictives) d'un officier SS ayant participé à l'Holocauste.

Ce livre a cumulé, en 2006, le prix Goncourt et le Grand prix du roman de l'Académie française.

Pour rester dans le seul prisme de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu ces dernières années "HHhH" (Grasset) de Laurent Binet, relatant l'assassinat en 1942 du "boucher de Prague", Reinhard Heydrich, qui a obtenu le Goncourt du premier roman en 2010 ou encore "Jan Karski" (Gallimard) de Yannick Haenel (lauréat cette année du Médicis), un récit sur la vie du résistant polonais qui avait tenté d'alerter les Alliés de l'extermination des Juifs d'Europe. Ce livre, en lice à l'époque pour le Goncourt, avait reçu en 2009 le prix du roman Fnac et le prix Interallié.

Si on observe à la loupe les livres publiés à l'occasion de la rentrée d'automne, on remarque que la Seconde Guerre mondiale a inspiré de nombreux auteurs.

Outre Vuillard et Guez, on peut citer, sans être exhaustif, Alexis Ragougneau (jusqu'à la deuxième sélection du Goncourt) avec "Niels" (Viviane Hamy), Nicolas d'Estienne d'Orves (finaliste de l'Interallié) avec "La gloire des maudits" (Albin Michel), Frédéric Verger ("Les rêveuses", Gallimard), Philippe Pollet-Villard ("L'enfant-mouche", Flammarion), Valère Staraselski ("Le Parlement des cigognes", Cherche-Midi) ou encore Alexandre Lacroix ("La muette", Don Quichotte).

Pierre Assouline a reconnu (dans la revue L'Histoire où il écrit) qu'"il y a (chez les écrivains contemporains) une paresse de l'imaginaire, un manque d'audace, un défaut de confiance dans sa subjectivité, une absence de risque, un déficit d'assurance, à ne pas se colleter avec son époque et à refuser de se projeter dans l'avenir proche".

Sauf, ajoutait celui qui a soutenu le livre de Vuillard, si l'écrivain se donne pour ambition "de dépasser" des personnages "déjà construits et célèbres" ou des "événements avérés".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 16/11/2018

Photo fournie par le tribunal montrant l'idéologue du régime, Nuon Chea, 92 ans, devant la cour à Phnom Penh, le 16 novembre 2018 ( Mark Peters / Extraordinary Chambers in the Courts of…

Publié le 16/11/2018

Photo fournie par le tribunal montrant l'idéologue du régime, Nuon Chea, 92 ans, devant la cour à Phnom Penh, le 16 novembre 2018 ( Mark Peters / Extraordinary Chambers in the Courts of…

Publié le 16/11/2018

Les secours inspectent les décombres d'une maison à la recherche d'éventuelles victimes du gigantesque incendie qui ravage le nord de la Californie, le 14 novembre 2018 à Paradise ( Josh…

Publié le 15/11/2018

L'ancien président de la République français François Hollande, au camp de réfugiés Eleonas, à Athènes, le 15 novembre 2018 ( ANGELOS TZORTZINIS / AFP )L'ancien président socialiste…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/11/2018

Décidément, il ne fait pas bon être équipementier automobile en ce moment. Plastivaloire en est une nouvelle illustration : le titre chute de 11% à 8,92 euros, dans le sillage d’un…

Publié le 16/11/2018

      Raison sociale de l'émetteur : NATIXIS - SA au capital de 5 040 461 747,20 euros Immatriculée sous le n° B 542 044 524 RCS Paris Siège…

Publié le 16/11/2018

Résultats trimestriels...

Publié le 16/11/2018

Par courrier reçu le 16 novembre 2018 par l'AMF, la société Wellington Management Group LLP (Boston, Massachusetts, Etats-Unis), agissant pour le...

Publié le 16/11/2018

L'Agence européenne des médicaments recommande l'approbation du fexinidazole, le premier traitement entièrement par voie orale de la maladie du sommeil...