En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 884.26 PTS
-
5 903.0
-
SBF 120 PTS
4 629.46
-
DAX PTS
13 221.64
+0.57 %
Dow Jones PTS
28 132.05
+0.79 %
8 466.89
+0.77 %
1.117
-0.06 %

Présidentielle au Sri Lanka: Rajapaksa en tête des premiers décomptes

| AFP | 641 | Aucun vote sur cette news
Le candidat Gotabaya Rajapaksa vote à l'élection présidentielle à Colombo le 16 novembre 2019
Le candidat Gotabaya Rajapaksa vote à l'élection présidentielle à Colombo le 16 novembre 2019 ( Handout / ELECTION COMMISSION OF SRI LANKA/AFP )

Gotabaya Rajapaksa, le candidat du puissant clan ayant gouverné le Sri Lanka d'une main de fer durant une décennie, était largement en tête de l'élection présidentielle, selon les premiers résultats dimanche matin.

L'ex-ministre de la Défense du pays et petit frère de l'ancien président Mahinda Rajapaksa (2005-2015), avait rassemblé 52,87% des voix, contre seulement 39,67% à son principal adversaire, le candidat du parti au pouvoir Sajith Premadasa, après le dépouillement d'un demi-million de votes, selon la commission électorale.

Le candidat de la gauche Anura Kumara Dissanayake occupait la troisième position, très loin derrière, avec 4,69% des voix.

Il y a au total 35 candidats.

Des partisans du candidat du parti au pouvoir UNP, Sajith Premadasa agitent des drapeaux lors du vote pour l'élection présidentielle au Sri Lanka, le 16 novembre 2019, à Colombo
Des partisans du candidat du parti au pouvoir UNP, Sajith Premadasa agitent des drapeaux lors du vote pour l'élection présidentielle au Sri Lanka, le 16 novembre 2019, à Colombo ( LAKRUWAN WANNIARACHCHI / AFP )

Le président de la commission électorale Mahinda Deshapriya a précisé qu'au moins 80% des 15,99 millions d'électeurs avaient participé au vote de samedi. La participation s'était élevée à 81,5% à la présidentielle de 2015.

Les résultats pourraient être connus dès dimanche à 06H30 GMT si un candidat a une majorité claire, mais seulement lundi si le score se révèle serré. Des inondations dans certaines régions pourraient retarder les opérations de dépouillement.

Quelques heures avant le début du scrutin, des hommes armés ont ouvert le feu sur un convoi d'une centaine de bus transportant des électeurs musulmans, sans faire de blessés, a annoncé la police. Deux électrices faisant partie du convoi ont plus tard été blessées lorsque des assaillants inconnus ont bombardé leur bus de pierres, selon la même source.

Retour de la fratrie

Dans une zone à majorité tamoule du nord du pays, la police a aussi signalé à la Commission électorale des barrages illégaux de l'armée susceptibles d'empêcher des électeurs d'aller voter. Les forces de l'ordre ont également arrêté 10 hommes suspectés "d'essayer de créer des troubles".

Des électeurs attendent pour voter à un bureau de vote de Colombo le 16 novembre 2019
Des électeurs attendent pour voter à un bureau de vote de Colombo le 16 novembre 2019 ( Lakruwan WANNIARACHCHI / AFP )

Le vote des musulmans et des tamouls, minorités globalement défavorables aux puissants Rajapaksa, pourrait jouer un rôle crucial dans ce scrutin. Les observateurs interprètent ces incidents comme des tentatives de faire baisser le taux de participation de ces populations.

De telles tactiques sont courantes au Sri Lanka, pays de 21 millions d'habitants ayant émergé il y a 10 ans de quatre décennies d'une guerre civile qui a fait 100.000 morts.

"C'est l'élection présidentielle la plus pacifique que nous ayons eue dans ce pays", a toutefois déclaré M. Deshapriya. 85.000 policiers étaient mobilisés pour le scrutin.

Un homme vient de voter à Weerawila au Sri Lanka pour l'élection  présidentielle le 16 novembre 2019
Un homme vient de voter à Weerawila au Sri Lanka pour l'élection présidentielle le 16 novembre 2019 ( Ishara S. KODIKARA / AFP )

Lieutenant-colonel à la retraite, Gotabaya Rajapaksa est pour cette élection le représentant de la sulfureuse famille des Rajapaksa. L'ancien militaire était l'une des clés de voûte du régime de son frère Mahinda, empêché par la Constitution actuelle de se présenter, et son élection marquerait le retour aux affaires de la fratrie.

En tant que plus haut responsable du ministère de la Défense à l'époque, Gotabaya commandait de fait les armées sri-lankaises au moment de l'écrasement de la rébellion séparatiste tamoule en 2009. 40.000 civils tamouls ont péri au cours de cette ultime offensive, selon les défenseurs des droits humains qui accusent les Rajapaksa de crimes de guerre.

"Escadrons de la mort"

Ce bain de sang avait sonné la fin de 37 ans de guerre civile et vaut aux Rajapaksa d'être adulés au sein de la majorité ethnique cinghalaise, mais détestés et craints par la minorité tamoule qui constitue 15% des 21,6 millions de Sri-Lankais.

Sajith Premadasa (C) salue ses supporters lors de la dernière réunion de la campagne électorale, le 13 novembre 2019 à Colombo
Sajith Premadasa (C) salue ses supporters lors de la dernière réunion de la campagne électorale, le 13 novembre 2019 à Colombo ( ISHARA S. KODIKARA / AFP/Archives )

La posture d'homme fort adoptée par Gotabaya, qui promet de combattre la corruption et l'extrémisme islamiste dans une nation traumatisée par les attentats jihadistes du 21 avril qui ont fait 269 morts, lui vaut le surnom de "Terminator" au sein même de sa famille.

Par contraste, son principal rival Sajith Premadasa, fils du président Ranasinghe Premadasa assassiné par la guérilla en 1993, est un responsable politique discret qui espère mobiliser le vote des femmes en promettant d'améliorer l'hygiène menstruelle.

Gotabaya Rajapaksa est notamment accusé - ce qu'il nie - d'avoir dirigé sous la présidence de son frère des "escadrons de la mort" qui ont enlevé à bord de camionnettes blanches des dizaines de Tamouls, d'opposants politiques ou de journalistes. Certains de leurs corps ont été ensuite jetés sur la route, d'autres n'ont jamais été retrouvés.

Un retour au pouvoir des Rajapaksa préoccupe aussi l'Inde voisine et les Occidentaux en raison de la proximité du clan avec la Chine.

Pékin a prêté des milliards de dollars au Sri Lanka pendant les deux mandats de Mahinda Rajapaksa pour de grands projets d'infrastructures, une dette colossale qui place ce pays stratégique de l'océan Indien dans une situation de dépendance vis-à-vis de la Chine.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 12/12/2019

Le règlement-livraison des OCA aura lieu le 16 décembre 2019...

Publié le 12/12/2019

Le fonds activiste Elliott apporterait ses titres Altran à l'OPA de Capgemini à 18 euros par action, selon des sources citées jeudi par 'Reuters'. Pour l'instant, l'offre reste fixée à 14 euros.

Publié le 12/12/2019

L'action Facebook a perdu 2,7% jeudi à Wall Street après un article du 'Wall Street Journal' évoquant de possibles mesures anti-trust contre le réseau social.

Publié le 12/12/2019

Succès de l'opération d'actionnariat salarié de Spie : 'Share for you 2019'...

Publié le 12/12/2019

Le management de Biophytis rencontrera, de façon individuelle, des investisseurs et présentera les évolutions de son principal candidat-médicament Sarconeos (BIO101) actuellement en phase 2b…