En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 116.79 PTS
-
5 097.50
-
SBF 120 PTS
4 103.77
-
DAX PTS
11 589.21
-1.07 %
Dowjones PTS
25 379.45
-1.27 %
7 116.09
-2.23 %
1.145
-0.01 %

Présidentielle au Brésil: les électeurs veulent "du changement"

| AFP | 205 | Aucun vote sur cette news
Jair Bolsonaro se prépare à voter dans un bureau de Rio de Janeiro, le 7 octobre 2018
Jair Bolsonaro se prépare à voter dans un bureau de Rio de Janeiro, le 7 octobre 2018 ( Mauro PIMENTEL / AFP )

Les Brésiliens votaient nombreux et dans le calme dimanche pour le premier tour de la présidentielle, exprimant l'espoir d'un "changement" dans ce scrutin où Jair Bolsonaro, le candidat d'extrême droite, apparaît en position de force.

Les 147 millions d'électeurs avaient jusqu'à 19H00 (22H00 GMT) pour se rendre aux urnes, dans un pays où l'absentéisme est certes frappé d'une amende, mais minime. De nombreuses files d'attente se formaient encore dans l'après-midi.

Présidentielle au Brésil
Présidentielle au Brésil ( / AFP )

"Le Brésil veut du changement", a déclaré à l'AFP Roseli Milhomem, dans un bureau du centre de Brasilia, où elle va voter pour Jair Bolsonaro. "On en a assez de la corruption. Notre pays est riche, il ne peut pas tomber entre de mauvaises mains".

Rubens Dantas de Oliveira, retraité de 58 ans, a aussi voté pour l'ex-militaire : "Nous ne pouvons pas voter toujours pour les mêmes candidats, les mêmes partis. Il faut un changement général".

Jair Bolsonaro, ex-capitaine de l'armée devenu un phénomène électoral depuis qu'il a frôlé la mort dans un attentat le 6 septembre, a voté en début de matinée à Rio.

"Ca va se terminer aujourd'hui", a-t-il assuré devant des journalistes. "Le 28 (octobre, date du deuxième tour), on va à la plage !", a-t-il lancé.

Un scénario qui fait trembler les démocrates dans le grand pays latino-américain, mais que certains analystes n'excluent plus.

- "Tellement déçue" -

Même sur la place Sao Salvador, un des fiefs de la gauche à Rio, certains électeurs affichaient leur enthousiasme pour Jair Bolsonaro. "Notre pays a besoin de changement, ça ne peut plus continuer comme ça", affirme Terezinha Diniz.

De nombreux électeurs voient en Jair Bolsonaro, 63 ans, un espoir tant les Brésiliens sont exaspérés par la crise économique, la violence et les innombrables scandales de corruption.

Député pendant 27 ans, ce catholique admirateur du président américain Donald Trump et adepte du port d'arme n'a jamais été impliqué dans une affaire de corruption et ses électeurs se recrutent dans toutes les couches sociales, et parmi les jeunes.

Outre une image d'"outsider" cultivée malgré une longue carrière politique, le candidat d'extrême droite a prospéré sur ce fort sentiment anti-PT d'une partie de la population qui juge la formation de gauche responsable de tous les maux du pays, où la crise économique a fait près de 13 millions de chômeurs.

Denise Rangel, secrétaire de 59 ans, qui avait voté pour l'ex-président de gauche Lula en 2002, veut désormais faire barrage au Parti des travailleurs (PT) qui l'a "tellement déçue".

"Je ne suis pas une électrice convaincue de Bolsonaro, mais je suis convaincue que le PT ne peut pas revenir au pouvoir", déclare-t-elle.

- "Fascime" -

Le candidat du PT, Fernando Haddad, à Sao Paulo, le 7 octobre 2018
Le candidat du PT, Fernando Haddad, à Sao Paulo, le 7 octobre 2018 ( NELSON ALMEIDA / AFP )

Le candidat du PT, Fernando Haddad, 55 ans, principal rival de Bolsonaro, a voté en milieu de matinée à Sao Paulo, ville dont il fut maire, entouré de militants chantant à plein poumon pour couvrir un concert de casseroles.

"Le Brésil court un grand risque de fouler au pied trente ans de conquêtes" sociales et démocratiques, a-t-il déclaré. Le second tour sera "l'occasion pour les Brésiliens de comparer les projets".

"Ca serait une catastrophe si (Bolsonaro) passait", déclare à l'AFP José Dias, dans un bureau de vote du nord de Brasilia. "Beaucoup de jeunes votent pour lui, ils ne savent pas ce qu'a été la dictature" (1964-85). "Moi je vais voter (Fernando) Haddad", dit cet électeur de gauche.

Des femmes manifestent contre le candidat d'extrème droite brésilien Jair Bolsonaro à Sao Paulo le 7 octobre 2018
Des femmes manifestent contre le candidat d'extrème droite brésilien Jair Bolsonaro à Sao Paulo le 7 octobre 2018 ( Miguel SCHINCARIOL / AFP )

"Nous sommes là pour défendre la démocratie contre le fascisme qui, de façon absurde, s'installe dans la mentalité des Brésiliens", explique Maria Antunes, dans un bureau de vote à Sao Paulo.

Les instituts Ibope et Datafolha accordaient samedi soir à Bolsonaro, du Parti social libéral (PSL), 40 et 41% des intentions de vote, devant Haddad, (25%), 55 ans, qui a remplacé l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva -- emprisonné pour corruption et inéligible.

Le duel qui se profile au second tour pour succéder au très impopulaire Michel Temer sera le résultat d'une attraction des électeurs vers les extrêmes, concomitante à l'effondrement du centre, notamment le grand parti PSDB de Geraldo Alckmin.

Ciro Gomes (PDT, centre gauche) n'a que 13 à 15% des intentions de vote, alors qu'il est le mieux à même de battre Bolsonaro au 2e tour.

Les élections des gouverneurs et des assemblées des 27 Etats, des 513 députés de la Chambre basse et des deux tiers des 81 sénateurs sont également prévues dimanche. Elles ne devraient toutefois pas transformer radicalement le paysage politique.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2018

A l'occasion de l'acquisition, Infologic-Santé a changé de dénomination sociale et s'appelle désormais Dedalus C&G...

Publié le 18/10/2018

La livraison des premiers logements et espaces publics est prévue au 1er trimestre 2021...

Publié le 18/10/2018

La nouvelle offre commune s'appuiera sur la plateforme Moovapps, adaptée aux spécificités métier de Fives dans le cadre du programme Your Platform de Visiativ....

Publié le 18/10/2018

Le montant de l'investissement total s'élève à 41 ME...

Publié le 18/10/2018

L'objet de cette joint-venture est de développer et commercialiser une plateforme phygitale communautaire...