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Présidentielle au Brésil: les candidats jouent leurs dernières cartes

| AFP | 220 | Aucun vote sur cette news
Ce montage réalisé le 8 octobre 2018 montre les deux candidats au lice au second tour de la présidentielle brésilienne: Jair Bolsonaro (à gauche) et Fernando Haddad (à droite)
Ce montage réalisé le 8 octobre 2018 montre les deux candidats au lice au second tour de la présidentielle brésilienne: Jair Bolsonaro (à gauche) et Fernando Haddad (à droite) ( Miguel SCHINCARIOL, Daniel RAMALHO / AFP )

Jair Bolsonaro sur internet, son adversaire de gauche, Fernando Haddad, dans une favela: les deux finalistes de la présidentielle au Brésil ont joué leurs dernières cartes samedi, à la veille d'un scrutin qui devrait voir le candidat d'extrême droite l'emporter.

Après trois semaines d'une campagne de 2e tour sous haute tension, entachée de violences et d'insultes, les deux prétendants à la fonction suprême ont tenté d'arracher les derniers suffrages dans un pays plus divisé que jamais.

Les derniers sondages des instituts Ibope et Datafolha publiés samedi soir ont montré une diminution de l'avance de Jair Bolsonaro, 63 ans, à la sympathie affichée pour la dictature militaire (1964-1985), à 54-55% des intentions de vote, contre 46-45% pour Fernando Haddad, 55 ans, le candidat du Parti des travailleurs (PT) et poulain de l'ex-président Lula.

L'écart entre les candidats est ainsi passé de 18 points à la mi-octobre à 8 ou 10 points samedi, selon les deux instituts.

L'embellie notée depuis une semaine a galvanisé les militants de gauche, qui voulaient encore croire samedi à un possible "retournement" de tendance de la dernière heure.

"Le retournement va se produire ! (...) Le peuple est en train de prendre conscience du saut dans l'inconnu que représente la candidature de Bolsonaro", a lancé Fernando Haddad, devant plusieurs milliers de partisans venus le soutenir à Heliopolis, la plus grande favela de Sau Paulo (sud-est).

"Nous allons gagner, la démocratie va gagner, pas le militarisme. Le Brésil n'a pas besoin d'armes, mais de programmes sociaux", s'enflammait Emerson Santana, 44 ans, au milieu de la foule, en partie vêtue de blanc, qui accompagnait le candidat dans une ambiance festive.

Critiqué pour s'être éloigné des classes les plus pauvres, Fernando Haddad, qui avait appelé à une "marche pour la paix", a misé sur une ultime mobilisation de ce réservoir de vote traditionnel du Parti des travailleurs.

Fatima Ferreira, employée de maison de 45 ans, se dit "convaincue" que le PT va l'emporter, tout en reconnaissant qu'il s'agit de l'élection la plus compliquée pour le mouvement de gauche, au pouvoir de 2003 à 2016 et que nombre de Brésiliens rendent reponsables de tous les maux du pays.

Mais s'il peut compter sur l'appui des plus pauvres, grands bénéficiaires des programmes sociaux de l'ère de l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, Fernando Haddad attendait toujours, à moins de 24 heures de l'ouverture des bureaux de vote, le soutien des principaux partis du centre gauche.

- "Un candidat me fait peur" -

Samedi, dans un ralliement in extremis, l'ex-président de la Cour suprême, le très respecté Joaquim Barbosa, qui avait un temps laissé entendre qu'il pourrait se présenter à la présidentielle sous les couleurs du Parti socialiste brésilien (PSB), a annoncé qu'il voterait pour le candidat Haddad.

"Voter, c'est faire un choix rationnel. Pour ma part, j'ai réfléchi aux aspects positifs et négatifs des deux candidats. Pour la première fois en 32 ans d'exercice de mon droit de vote, un candidat me fait peur. C'est pourquoi je voterai pour Fernando Haddad", a tweeté l'ex-magistrat.

En revanche, Ciro Gomes, arrivé en troisième position au premier tour de la présidentielle au Brésil, a indiqué samedi qu'il ne donnerait aucune consigne de vote dans le duel du 2e tour entre la gauche et l'extrême droite.

Le grand favori, Jair Bolsonaro, qui a fait des réseaux sociaux sa machine de guerre, avec ses 15,4 millions d'abonnés sur Facebook, Instagram et Twitter, lançait de son côté ses dernières offensives sur internet depuis sa résidence à Rio de Janeiro, mais en changeant radicalement de ton.

Dans un tweet, celui qui n'a jamais caché son admiration pour les années de plomb et qui pourrait faire entrer plusieurs militaires dans son gouvernement, s'est dit prêt à "changer le Brésil", mais "à travers la défense des lois et l'obéissance à la Constitution". "Une fois encore, nous réaffirmons que nous ferons tout dans le cadre de la loi", a-t-il déclaré.

"Ce pays est celui de nous tous. Un Brésil d'opinions, de couleurs et d'orientations diverses", a encore assuré celui qui s'était fait connaître par des déclarations incendiaires sur les femmes, les Noirs et les homosexuels.

"L'élection n'est pas gagnée, nous devons lutter jusqu'au dernier moment", a-t-il lancé en soirée sur Facebook.

Quelque 147 millions d'électeurs sont attendus aux urnes dimanche dans plus de 80.000 bureaux de vote. Deux ultimes enquêtes d'opinion doivent être publiées samedi soir.

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