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Poutine s'érige en garant de la stabilité avant la présidentielle

| AFP | 474 | Aucun vote sur cette news
Le président russe Vladimir Poutine, lors d'une conférence de presse annuelle, à Moscou, le 14 décembre 2017
Le président russe Vladimir Poutine, lors d'une conférence de presse annuelle, à Moscou, le 14 décembre 2017 ( Alexander NEMENOV / AFP )

Le président russe Vladimir Poutine s'est posé jeudi en seul garant de la stabilité face à une opposition marginalisée et accusée de vouloir plonger la Russie dans le chaos, au cours d'un face-à-face offensif avec la presse.

Une semaine après avoir officialisé sa candidature à la présidentielle de mars pour un quatrième mandat qui le porterait au pouvoir jusqu'en 2024, le maître du Kremlin s'est livré à un exercice dont il est friand : devant plus de 1.600 journalistes, il a répondu pendant 3H40 à des questions sur la vie quotidienne, l'économie ou les grands dossiers internationaux.

Plus que ses intentions pour les six ans à venir, il a été amené à s'expliquer sur l'absence de réel concurrent à ce scrutin attendu le 18 mars, pour lequel il est crédité par l'institut indépendant Levada de 75% des intentions de vote.

Des journalistes suivent sur écran la grande conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 à Moscou
Des journalistes suivent sur écran la grande conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 à Moscou ( Alexander NEMENOV / AFP )

Après avoir expliqué souhaiter un système politique "concurrentiel" et s'être défendu d'écarter l'opposition, il a été interpellé par la candidate libérale Ksenia Sobtchak, accréditée en tant que journaliste de la chaîne de télévision indépendante Dojd.

Elle l'a interrogé sur les entraves rencontrées par le principal opposant Alexeï Navalny, empêché de se présenter pour des condamnations en justice, et les assassinats de personnalités critiques du pouvoir.

"Le pouvoir n'a peur de personne", a-t-il répliqué, brandissant le chiffon rouge de l'Ukraine qui a connu un tournant pro-occidental en 2014 à l'issue du mouvement du Maïdan, et qui est aujourd'hui en proie à un conflit avec des séparatistes prorusses dans l'Est et à une fronde politique menée par l'opposant Mikheïl Saakachvili.

"Vous voulez avoir des dizaines de Saakachvili qui courent sur nos places ? (...) Que de tels Saakachvili déstabilisent la situation dans le pays ?", a-t-il lancé. "Vous voulez que nous vivions d'un Maïdan à l'autre ? Vous voulez que nous ayons des tentatives de coup d'Etat ? (...) Je suis convaincu qu'une majorité de citoyens russes ne le veut pas et ne le permettra pas".

Conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 à Moscou
Conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 à Moscou ( Alexander NEMENOV / AFP )

Devenu président en 2000 dans un pays au pouvoir instable et à l'économie chancelante, M. Poutine est loué par nombre de ses concitoyens pour avoir été l'homme d'une nouvelle prospérité, notamment grâce à la manne pétrolière, et du retour de la Russie sur la scène internationale.

- 'Large soutien' -

Son principal opposant Alexeï Navalny ne pouvant se présenter en raison de condamnations par la justice qu'il dénonce comme fabriquées de toutes pièces, Vladimir Poutine aborde sans réelle concurrence la présidentielle.

Des journalistes suivent sur écran la grande conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 à Moscou
Des journalistes suivent sur écran la grande conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 à Moscou ( Mladen ANTONOV / AFP )

Il a expliqué qu'il se présentait en candidat "indépendant" et non pas en candidat du parti proche du Kremlin Russie Unie et qu'il comptait sur "un large soutien des citoyens".

Son principal défi sera de convaincre les Russes d'aller voter à cette élection qui semble jouée d'avance : seuls 28% des électeurs se disent "certains" d'aller voter en mars, d'après l'institut Levada.

M. Navalny a affirmé jeudi que son mouvement et ses partisans militeraient en faveur d'un boycott du scrutin s'il n'était pas autorisé à concourir.

Le Kremlin "pense que les problèmes électoraux sont réglés (en refusant à l'opposition le droit de participer) et qu'il ne reste que le problème de la participation", a déclaré l'opposant dans une vidéo diffusée sur internet. "Nous voulons participer à l'élection, mais s'ils nous en empêchent, nous organiserons une grève du vote", a-t-il averti.

Vladimir Poutine a assuré que le niveau de vie des Russes constituerait la priorité de son nouveau mandat. Il a insisté : le pays "a surmonté les chocs", la chute des cours du pétrole et les sanctions occidentales, qui ont plongé la Russie dans la récession en 2015-2016 et plombé le pouvoir d'achat.

Mais la reprise s'essouffle déjà et, à long terme, une nouvelle dégradation de la situation démographique risque d'aggraver la tendance.

Isolé comme jamais depuis la Guerre froide par rapport aux Occidentaux, le président russe s'est montré offensif sur les questions de politique étrangère, niant une nouvelle fois toute ingérence dans l'élection de Donald Trump.

"Tout cela a été inventé par des gens qui se trouvent dans l'opposition à Trump pour délégitimer son travail", a-t-il insisté.

La Russie, qui accueille le Mondial de football en juin et juillet, se trouve également au coeur d'un scandale de dopage institutionnalisé qui lui a valu d'être exclue des jeux Olympiques d'hiver 2018. Ses athlètes ne pourront concourir que sous bannière neutre.

Reconnaissant que la Russie était en partie "coupable", Vladimir Poutine a affirmé que Moscou défendrait ses sportifs "devant des tribunaux" et accusé le lanceur d'alertes, l'ancien patron du laboratoire antidopage Grigori Rodtchenkov, de travailler pour "les services secrets américains".

"Il est évident que ce scandale est gonflé en lien avec le calendrier politique russe", a-t-il lancé, dans une claire allusion à la présidentielle.

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