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Pompeo met en garde la Hongrie sur ses liens avec Moscou

| AFP | 334 | 5 par 1 internautes
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo  (g) serre la main du ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, après une conférence de presse commune, le11 février 2019 à Budapest
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (g) serre la main du ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, après une conférence de presse commune, le11 février 2019 à Budapest ( ATTILA KISBENEDEK / AFP )

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a appelé lundi la Hongrie à ne pas laisser Moscou "creuser des divisions" entre Occidentaux, ce pays membre de l'Otan étant jugé de plus en plus perméable aux intérêts russes et chinois.

"Les Russes et les Chinois ont fini par obtenir plus d'influence ici, or ils ne partagent en rien les idéaux américains qui nous tiennent tant à coeur", a déclaré devant la presse à Budapest M. Pompeo avant un rendez-vous avec le Premier ministre Viktor Orban, au premier jour d'une mini-tournée en Europe centrale.

"Nous ne pouvons pas laisser (le président russe Vladimir) Poutine creuser des divisions entre amis dans l'Otan", a ajouté le le secrétaire d'Etat.

Le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, a vertement répliqué, qualifiant d'"énorme hypocrisie" les critiques envers la Russie de la part des occidentaux qui par ailleurs entretiennent des liens commerciaux avec Moscou, notamment dans le secteur de l'énergie.

M. Szijjarto a pris l'exemple du projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne, qui associe le géant russe Gazprom à plusieurs entreprises européennes.

Budapest se rebiffe

Washington s'inquiète du tropisme diplomatique oriental de la Hongrie, très active depuis quelques années dans le développement de ses relations politiques et économiques avec Moscou et Pékin.

Viktor Orban a reçu le président Vladimir Poutine à deux reprises en 2017 et plaide pour une levée des sanctions européennes contre la Russie.

La Hongrie a également obtenu en 2014 un prêt russe controversé pour financer l'extension de son unique centrale nucléaire, dans un contexte de dépendance de ce pays aux hydrocarbures russes.

"Nous en avons assez que vous nous présentiez toujours comme ayant une relation étroite avec la Russie", a protesté le chef de la diplomatie hongroise.

Signe de bonne volonté, Budapest et Washington ont annoncé lundi un prochain accord bilatéral de coopération militaire favorisant l'accès de l'armée américaine au territoire hongrois.

La Chine est également au coeur des efforts diplomatiques de Viktor Orban, qui a décrété en 2014 "l'ouverture à l'Est" de la Hongrie. Même si les Chinois sont encore loin de figurer parmi les principaux investisseurs dans ce pays, le chef du gouvernement hongrois se félicite du fait que "le centre de gravité de l'économie mondiale est en train de basculer de l'ouest vers l'est, de l'Atlantique vers le Pacifique".

"Le coup de main de Pékin est parfois accompagné de conditions qui laisseront la Hongrie redevable économiquement et politiquement", a là encore averti M. Pompeo.

Il a notamment évoqué le récent accord avec le géant chinois des télécommunications Huawei pour le réseau 5G en Hongrie.

"Si un équipement est implanté là où nous avons d'importants systèmes américains, il est plus difficile pour nous de collaborer" avec les pays concernés, a-t-il souligné, Huawei suscitant une inquiétude croissante des Occidentaux, Etats-Unis en tête, quant à de possibles velléités d'espionnage au profit de Pékin.

Soutien aux ONG

C'est la première visite officielle d'un haut responsable de l'administration de Donald Trump au gouvernement hongrois, qui compte parmi les rares supporters revendiqués du président américain au sein d'une Union européenne majoritairement très critique envers ses assauts contre le multilatéralisme et sa diplomatie imprévisible.

Le Premier ministre national-conservateur hongrois n'avait pas hésité à qualifier M. Trump d'"icône" pour le mouvement souverainiste.

Cette proximité idéologique a permis un réchauffement des relations entre Washington et Budapest, alors que Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010, s'était régulièrement vu reprocher sous Barack Obama des atteintes à la liberté de la presse, à la justice et à la société civile.

Le gouvernement Trump ne lui délivre pas pour autant un blanc-seing puisque Mike Pompeo a rencontré à Budapest des représentants d'organisations de défense des droits prises pour cible ces dernières années par le pouvoir hongrois, qui les accuse d'être favorables à l'immigration, obsession et cheval de bataille de M. Orban.

A Budapest, M. Pompeo a promis, sans détails concrets, d'"augmenter le soutien" américain à la lutte contre la corruption ainsi qu'aux médias indépendants, deux sujets sur lesquels le gouvernement de Viktor Orban est régulièrement mis en cause.

Trois des principales ONG hongroises, dont la branche hongroise du Comité d'Helsinki, ont salué dans un communiqué "cet engagement en faveur de la défense des valeurs de l'Etat de droit et du rôle de la société civile".

Le chef de la diplomatie américaine poursuit son déplacement en Slovaquie mardi, puis en Pologne où se déroule mercredi et jeudi une réunion consacrée à l'influence de l'Iran au Moyen-Orient.

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