En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 867.78 PTS
-0.17 %
4 870.00
-0.07 %
SBF 120 PTS
3 882.89
-0.15 %
DAX PTS
11 136.20
-0.62 %
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.00 %
1.137
-0.00 %

Pompeo va demander aux Saoudiens que les meurtriers de Khashoggi "rendent des comptes"

| AFP | 456 | Aucun vote sur cette news
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo accueilli à Ryad par le ministre d'Etat saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir, le 13 janvier 2019
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo accueilli à Ryad par le ministre d'Etat saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir, le 13 janvier 2019 ( ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / POOL/AFP )

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo est arrivé dimanche à Ryad, étape sensible de sa tournée, avec l'intention de demander au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane que tous les responsables du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi "rendent des comptes".

Le responsable américain, qui est en tournée au Moyen-Orient, effectue sa deuxième visite en Arabie saoudite depuis que le journaliste et critique du pouvoir a été tué au consulat saoudien à Istanbul début octobre 2018, suscitant une vague d'indignation internationale.

Lors d'une rencontre avec le ministre d'Etat aux Affaires étrangères saoudien, Adel al-Jubeir, M. Pompeo a "souligné l'importance pour l'Arabie saoudite de continuer son enquête sur le meurtre (...) afin que tous ceux qui sont responsables rendent des comptes", a indiqué le département d'Etat dans un communiqué.

Laissant entendre que le compte n'y était pas, il a expliqué vouloir s'assurer que Washington "dispose de tous les faits" autour de l'assassinat du journaliste saoudien.

Le procès de 11 suspects s'est ouvert le 3 janvier en Arabie saoudite et le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d'entre eux. L'administration du président Donald Trump a, de son côté, sanctionné 17 responsables saoudiens.

Cependant, plus de trois mois après le meurtre, le corps de Khashoggi, critique du pouvoir saoudien qui collaborait avec le Washington Post, n'a toujours pas été retrouvé et des zones d'ombre demeurent, dont l'identité du ou des commanditaires de cette opération menée par un commando de 15 agents saoudiens.

Sous pression, les autorités saoudiennes ont fini par admettre que le journaliste avait été drogué et qu'il était mort d'overdose avant que son corps ne soit démembré à l'intérieur du consulat. Elles ont en revanche totalement dédouané le puissant prince héritier.

Alliance stratégique

L'affaire a affecté les relations entre les Etats-Unis et le royaume sunnite, pilier traditionnel des alliances régionales de Washington, brouillant le message américain au moment où l'administration Trump tente de bâtir une "coalition" solide contre le pays qu'elle désigne comme l'ennemi commun, l'Iran chiite.

Bien que le Sénat américain, pourtant contrôlé par le camp républicain de Donald Trump, ait clairement imputé au prince héritier la responsabilité du meurtre, le président américain a affirmé vouloir préserver le partenariat stratégique avec le royaume.

Lors de sa précédente visite, au plus fort de l'affaire Khashoggi, ses larges sourires auprès de celui que l'on surnomme "MBS" avaient indigné une partie de la classe politique américaine.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo (G) avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (D), lors d'un déplacement à Ryad le 16 octobre 2018, deux semaines après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo (G) avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (D), lors d'un déplacement à Ryad le 16 octobre 2018, deux semaines après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul ( LEAH MILLIS / POOL/AFP/Archives )

Sur la chaîne américaine Fox News, le secrétaire d'Etat a réaffirmé que les relations américano-saoudiennes restaient "incroyablement importantes pour les Américains".

Des défenseurs des droits humains ont appelé le secrétaire d'Etat à presser Ryad de libérer des militantes saoudiennes emprisonnées, alors que des ONG internationales affirment qu'elles auraient été torturées et harcelées sexuellement.

"Je suis frappée par un sujet qui n'est pas inclus dans la visite de Pompeo: le sort des courageuses militantes en Arabie saoudite qui sont détenues dans les prisons du royaume juste pour avoir cherché à bénéficier de leurs droits et de la dignité", a écrit Alia al-Hathloul, la soeur d'une de ces femmes emprisonnées dans une tribune publiée dans le quotidien New York Times.

Sa soeur Loujain, qui avait milité pour le droit des femmes à conduire, a été arrêtée en mai comme une dizaine d'autres femmes militante des droits humains. L'interdiction de conduire pour les femmes a été levée en juin.

Appel à l'unité

Au Qatar, où il a rencontré l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, M. Pompeo a aussi tenté de pousser à la réconciliation entre ce pays et l'Arabie saoudite, sans signe d'ouverture à ce stade après un an et demi de crise qui sape la politique américaine dans la région.

"Le président Trump et moi-même pensons tous deux que la dispute a duré trop longtemps", a martelé le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (G) et son homologue qatari Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani (D), lors d'une conférence de presse conjointe le 13 janvier 2019 à Doha
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (G) et son homologue qatari Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani (D), lors d'une conférence de presse conjointe le 13 janvier 2019 à Doha ( ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / POOL/AFP )

Plus tard, M. Pompeo, qui s'exprimait à l'ambassade des Etats-Unis à Doha, a dit qu'il n'était "pas clair du tout si la querelle (du Golfe) était plus proche d'un règlement aujourd'hui qu'elle ne l'était hier. Et je le regrette".

L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont rompu en juin 2017 leurs relations diplomatiques avec le Qatar en lui imposant un blocus de fait.

Ils reprochent à Doha de soutenir des mouvements islamistes radicaux, ce que le Qatar dément, mais aussi de se rapprocher de l'Iran, grand rival de Ryad dans la région.

Pour Washington, tourner la page de cette crise est indispensable pour réussir le lancement de son Alliance stratégique du Moyen-Orient, une sorte d'Otan arabe vouée à souder ses alliés du Golfe mais aussi l'Egypte et la Jordanie contre Téhéran.

Mais la tâche s'annonce ardue.

"C'est compliqué à mettre sur pied", a reconnu samedi à Abou Dhabi le chef de la diplomatie américaine.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/01/2019

Conformément à la réglementation applicable, DERICHEBOURG déclare avoir effectué les opérations d'achat d'actions suivantes dans les conditions de l'article 5 §2 du…

Publié le 21/01/2019

Au titre de son troisième trimestre 2018/2019, Oeneo affiche un chiffre d’affaires de 65,7 millions d’euros, en hausse de 15,6% (+12,8% à périmètre et taux de change constants). Une…

Publié le 21/01/2019

  CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL ALPES…

Publié le 21/01/2019

Soitec a réalisé son point d’activité au titre de son troisième trimestre 2018-2019 (clos fin décembre). Ainsi, le spécialiste des matériaux semi-conducteurs a dévoilé un chiffre d`affaires…

Publié le 21/01/2019

Le groupe Vicat annonce avoir conclu son accord d’acquisition avec les actionnaires de la société Ciplan (Cimento do Planalto), au Brésil. Dans ce contexte, Vicat détient désormais une…