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Syrie: 400 civils tués en cinq jours dans la Ghouta orientale

| AFP | 326 | Aucun vote sur cette news
( AMER ALMOHIBANY / AFP )

Plus de 400 civils, dont une centaine d'enfants, ont été tués depuis dimanche dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale par des bombardements du régime syrien et de son allié russe, qui font fi des appels internationaux à stopper ce bain de sang.

Le patron de l'ONU Antonio Guterres avait pourtant demandé une trêve immédiate et dénoncé un "enfer sur Terre" dans cette région assiégée située aux portes de Damas.

Des ONG se sont dites horrifiées par l'ampleur de ces bombardements, d'une rare violence dans un pays pourtant ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts.

Le Conseil de sécurité devrait voter, probablement jeudi, sur un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu de 30 jours pour permettre l'accès à la Ghouta orientale, région assiégée depuis 2013 par le régime et en proie à de graves pénuries de nourritures et de médicaments.

Mais pour le cinquième jour consécutif, les forces du président Bachar al-Assad ont soumis jeudi cette région à un déluge de feu, prélude à une offensive terrestre pour la reconquérir.

Dans cette zone où quelque 400.000 habitants tentent de subsister, le coût humain est énorme et les destructions colossales.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 403 civils, dont 95 enfants, ont été tués depuis le début dimanche de cette campagne de bombardements dévastateurs.

Pour la seule journée de jeudi, au moins 46 civils sont morts dans des raids aériens et un déluge de roquettes visant plusieurs localités, selon la même source.

Un correspondant de l'AFP a vu des mares de sang sur la route menant à un hôpital de la ville de Douma. A l'hôpital, des corps enveloppés de linceuls blancs, dont ceux de deux enfants, gisaient au sol.

Dans la localité de Hammouriyé, des habitants se pressaient devant un magasin pour acheter de la nourriture, avant de prendre la fuite. Des obus ont explosé à proximité.

- 'Campagne d'annihilation' -

Des secouristes syriens évacuent des civils blessés de Douma, ville rebelle bombardée par le régime le 22 février 2018
Des secouristes syriens évacuent des civils blessés de Douma, ville rebelle bombardée par le régime le 22 février 2018 ( Hamza AL-AJWEH / AFP )

Sur la scène internationale, les condamnations se sont multipliées, en vain.

Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a appelé à "mettre un terme à cette monstrueuse campagne d'annihilation".

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réclamé un accès à la Ghouta orientale pour porter secours aux blessés, qui meurent selon lui faute de soins immédiats et de matériel médical.

"Le régime prétend viser des groupes armés mais en vérité il ne vise que les civils!", s'est insurgé Ahmed Abdelghani, médecin dans les hôpitaux bombardés de Hammouriyé et Arbine. "C'est un hôpital civil, pourquoi le régime nous vise-t-il?"

Ces trois derniers jours, 13 hôpitaux de la Ghouta orientale où intervient l'ONG Médecins sans frontières ont été touchés, selon l'organisation.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis mais aussi le Qatar ont appelé jeudi à mettre fin à l'escalade de la violence.

- Offensive 'd'envergure' -

Le régime cherche à reprendre la Ghouta orientale, pour, dit-il, stopper les tirs de roquettes sur Damas. Selon le quotidien syrien Al-Watan, une offensive terrestre "d'envergure peut commencer à tout moment".

Depuis dimanche, 16 personnes ont été tuées à Damas, bastion du régime, par des tirs d'obus et de roquettes des rebelles depuis la Ghouta orientale, selon les médias d'Etat et l'OSDH.

Un enfant a ainsi été tué jeudi par un tir d'obus sur un quartier de la capitale, selon l'agence officielle Sana.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a assuré que son pays, grand allié de Damas, était prêt à examiner, sous certaines conditions, le projet de résolution du Conseil de sécurité sur la Ghouta orientale, alors que Moscou utilise régulièrement son droit de veto pour protéger le régime.

Il a précisé que Moscou avait proposé "il y a quelques jours" aux combattants de l'enclave d'évacuer le secteur mais que des jihadistes et leurs alliés avaient "catégoriquement rejeté cette proposition".

Des hommes recherchent des survivants dans un bâtiment après des bombardements du régime sur la ville syrienne de Douma, dans la Ghouta orientale, le 22 février 2018
Des hommes recherchent des survivants dans un bâtiment après des bombardements du régime sur la ville syrienne de Douma, dans la Ghouta orientale, le 22 février 2018 ( Hamza AL-AJWEH / AFP )

Depuis le début en 2011 de la guerre en Syrie, plusieurs zones rebelles, comme la vieille ville de Homs en 2012 ou Alep en 2016, ont été écrasées par des bombardements et un siège étouffant pour forcer les combattants antirégime à déposer les armes.

Le conflit en Syrie a d'abord opposé les rebelles au régime puis s'est complexifié avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères.

Avec l'intervention de la Russie en 2015, le régime Assad, qui était en mauvaise posture, a réussi à reprendre le contrôle de plus de la moitié du territoire.

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