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Pérou: Fujimori ressort libre de la clinique après une grâce controversée

| AFP | 327 | Aucun vote sur cette news
L'ancien président péruvien (1990-2000) Alberto Fujimori salue ses supporteurs alors qu'il est escorté hors de la clinique Centenario par son fils, le député Kenji Fujimori, à Lima, le 04 janvier 2018
L'ancien président péruvien (1990-2000) Alberto Fujimori salue ses supporteurs alors qu'il est escorté hors de la clinique Centenario par son fils, le député Kenji Fujimori, à Lima, le 04 janvier 2018 ( LUKA GONZALES / AFP )

L'ex-président péruvien Alberto Fujimori, condamné pour crimes contre l'humanité, est ressorti libre jeudi soir de la clinique où il avait été transféré, après avoir été gracié par l'actuel chef de l'Etat Pedro Pablo Kuczynski, déclenchant une crise politique.

Escorté par des policiers et des gardes du corps, l'ancien homme fort du Pérou (1990-2000), âgé de 79 ans, a quitté l'établissement à 21h40 locales (02h40 GMT) en fauteuil roulant par la porte principale.

Il a brièvement salué de la main droite ses supporters et les journalistes massés devant la grille avant de s'engouffrer dans un puissant 4x4 noir aux vitres teintées en compagnie de son fils cadet, Kenji, figure majeure de la politique péruvienne et considéré comme un de ses héritiers.

Lorsque le véhicule a fendu la foule, certaines personnes ont crié "On t'aime! On t'aime!".

Souffrant de problèmes cardiaques et gastriques, l'ancien dirigeant avait été transféré depuis sa prison le 23 décembre, la veille de la grâce. Il sera resté 12 jours hospitalisé.

L'ex-président péruvien (1990-2000) Alberto Fujimori à sa sortie de la clinique Centario à Lima, le 04 janvier 2018
L'ex-président péruvien (1990-2000) Alberto Fujimori à sa sortie de la clinique Centario à Lima, le 04 janvier 2018 ( LUKA GONZALES / AFP )

"Avec mon papa!", a écrit Kenji sur son compte Twitter en publiant un selfie où on le voit poser tout sourire au premier plan au côté de son père, visiblement fatigué, depuis l'intérieur de la voiture.

Près d'une heure après sa sortie, le convoi de l'ancien président est entré dans un quartier privé situé dans une zone cossue de l'est de la capitale péruvienne, La Molina.

"Il s'agit des premières minutes d'Alberto Fujimori en liberté", a déclaré à l'AFP son médecin personnel Alejandro Aguinaga.

"Il est serein, ce n'est pas quelqu'un qui exagère ses émotions, il sait qu'il doit faire attention, qu'il souffre d'un problème cardiaque sévère", a-t-il ajouté, précisant que M. Fujimori allait séjourner "dans une maison à Lima".

Selon le Dr Aguinaga, Alberto Fujimori allait se réunir avec ses quatre enfants.

- Manifestations et démissions -

Alberto Fujimori, ingénieur d'origine japonaise qui a gouverné le Pérou d'une main de fer, n'en finit pas depuis de diviser ce pays andin: pour certains, il est l'homme qui a combattu avec succès la guérilla maoïste du Sentier lumineux et dopé l'essor économique.

D'autres se souviennent surtout de ses méthodes autoritaires, qui l'ont conduit derrière les barreaux pour avoir commandité deux massacres perpétrés par un escadron de la mort en 1991-1992.

Alberto Fujimori
Alberto Fujimori ( Anella RETA / AFP )

Condamné à 25 ans de prison pour crimes contre l'humanité et corruption, il en a purgé 12 et vient d'être gracié par l'actuel chef de l'Etat, provoquant une crise majeure dans le pays, ponctuée de manifestations de familles de victimes et de démissions au sein du gouvernement de "PPK", le surnom de Pedro Pablo Kuczynski.

Egalement âgé de 79 ans, M. Kuczynski s'était engagé durant sa campagne électorale de 2016 à ne pas libérer M. Fujimori. Une partie des Péruviens reprochent à "PPK" d'avoir ainsi négocié sa survie à la tête de l'Etat, alors qu'il était menacé de destitution par le Parlement.

Lors de cette séance du 21 décembre, le chef de l'Etat a sauvé son poste de justesse grâce au soutien d'une partie du puissant mouvement politique fondé par M. Fujimori, pourtant dans l'opposition et désormais dirigé par ses enfants qui s'entredéchirent.

Kenji en tête, dix députés de Fuerza Popular se sont alors abstenus, empêchant l'opposition d'atteindre le score nécessaire pour renverser le chef de l'Etat.

Plus de 230 écrivains péruviens, dont le prix Nobel Mario Vargas Llosa, ont signé samedi un manifeste dans lequel ils s'élèvent contre cette décision qu'ils qualifient "d'illégale et d’irresponsable".

Sur le front de la justice, les militants des droits de l'homme se mobilisent aussi.

Des avocats des victimes et d'ONG ont saisi la Cour interaméricaine des droits de l'homme, dont le siège est à San José (Costa Rica), afin qu'elle demande des comptes au gouvernement péruvien et analyse cette grâce en vue d'une éventuelle annulation. Une audience est prévue le 2 février.

"La Cour peut décider d'annuler une décision" prise au Pérou, affirme Carlos Rivera, un des avocats.

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