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Nucléaire iranien: Trump fragilise mais ne quitte pas l'accord

| AFP | 619 | 4.50 par 2 internautes
Le président américain Donald Trump, le 12 octobre 2017 à la Maison Blanche, à Washington
Le président américain Donald Trump, le 12 octobre 2017 à la Maison Blanche, à Washington ( Mandel NGAN / AFP )

Le président américain Donald Trump annoncera vendredi une stratégie combative sur l'accord international qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, sans pour autant aller jusqu'à le "déchirer" comme il l'avait promis en campagne.

S'il ne se retirera pas de cet accord conclu en juillet 2015 par l'Iran et le Groupe des Six, il refusera de "certifier" le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Cette remise en cause, au moins partielle, de l'avancée emblématique de son prédécesseur Barack Obama, pourrait ouvrir une période de grande incertitude. M. Trump est en effet très isolé sur ce dossier: Téhéran bien sûr, mais aussi tous les autres signataires de ce texte historique - Moscou, Pékin, Paris, Londres et Berlin - ont mis en garde contre un retour en arrière aux conséquences imprévisibles.

"Nous pensons que l'accord est faible et ne répond pas à plusieurs questions importantes", a expliqué le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson en amont du discours présidentiel prévu à 12H45 locales (16H45 GMT) dans les salons de la Maison-Blanche.

La "non-certification" des engagements iraniens place de facto le Congrès américain en première ligne. Mais l'administration Trump a précisé qu'elle ne demanderait pas au Congrès de réimposer des sanctions, ce qui aurait marqué la fin de l'accord.

Les représentants de l'Iran et des 5 membres du conseil de sécurité de l'Onu lors de l'annonce de l'accord sur le nucléaire iranien le 2 avril 2015 à Lausanne
Les représentants de l'Iran et des 5 membres du conseil de sécurité de l'Onu lors de l'annonce de l'accord sur le nucléaire iranien le 2 avril 2015 à Lausanne ( FABRICE COFFRINI / AFP/Archives )

"Ce que nous proposons, c'est ce que nous pensons être la meilleure voie pour améliorer cet accord. Si nous n'y parvenons pas, nous pourrions finalement le quitter", a ajouté M. Tillerson, évoquant la possibilité de négocier un nouvel accord qui ne remplacerait pas l'existant mais viendrait le compléter.

L'administration souhaite en particulier supprimer les échéances de cet accord en vertu duquel les restrictions sur le programme nucléaire sont censées être levées progressivement à partir de 2025.

Elle devrait également imposer des sanctions contre certains membres des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, mais ne pas aller jusqu'à les désigner comme un "groupe terroriste".

- Place au Congrès -

Que vont faire les élus américains ? "C'est notre inquiétude", reconnaît un diplomate occidental, pressant les sénateurs de trouver un "compromis pour ne pas tuer l'accord".

Avant même le discours de Donald Trump, la Chine a appelé vendredi Washington à préserver cet accord, "important (...) pour la non prolifération nucléaire ainsi que la paix et la stabilité de la région".

L'accord de 2015 sur le nucléaire en Iran
L'accord de 2015 sur le nucléaire en Iran ( afp / AFP )

Une "non-certification" pourrait "sérieusement aggraver la situation" et affecter "la prévisibilité, la sécurité, la stabilité et la non-prolifération dans le monde entier", a prévenu pour sa part la Russie.

La réaction de l'Iran sera aussi scrutée attentivement.

"Si les Etats-Unis prennent une position hostile à l'égard d'un accord international", "ils ne s'opposeront pas seulement à l'Iran mais au monde entier", a assuré le président iranien Hassan Rohani.

Si Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980, au lendemain de la révolution islamique de 1979, la fin de l'ère Obama avait marqué le début d'une évolution. Le président démocrate avait jugé que l'accord donnait "une chance d'aller dans une nouvelle direction".

Mais depuis son installation à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a donné un net coup de barre. Il n'a eu de cesse de durcir encore le ton face à Téhéran, pour le plaisir des monarchies sunnites du Golfe qui redoutent l'influence de leur grand rival chiite.

- 'Doctrine du retrait' -

Et le président américain semble déterminé à gommer une distinction faite par son prédécesseur: négocier sur le nucléaire d'un côté, dénoncer les activités "déstabilisatrices" de l'autre (soutien au régime Assad en Syrie, au Hezbollah au Liban, ou encore aux Houthis au Yémen).

"L'inquiétante politique étrangère de l'Iran est précisément la raison pour laquelle l'accord était nécessaire", souligne Wendy Sherman, principale négociatrice américaine du texte sous l'ère Obama.

Pour elle, sa remise en cause hâtive va "affaibilir notre position et nous isoler". "Tout ce qui va dans le sens de nouvelles conditions" ajoutées à l'accord sera considéré "comme une violation unilatérale de l'accord lui-même", a-t-elle prévenu vendredi.

De fait, nombre d'élus et diplomates redoutent que l'annonce de Donald Trump n'affaiblisse la parole et la crédibilité des Etats-Unis dans les négociations à venir sur la scène internationale.

"La politique étrangère de Trump a trouvé un thème: la doctrine du retrait", estime Richard Haass, président du centre de recherche Council on Foreign Relations (CFR).

Et l'ancien diplomate d'énumérer la longue liste des accords que les Etats-Unis ont quitté - ou menacé de quitter - au cours des derniers mois: partenariat transpacifique (TPP), accord de Paris sur le climat, accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Et, depuis, jeudi, l'Unesco, organisation onusienne que la Maison-Blanche accuse d'être anti-israélienne.

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