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Maltraitance animale à Mauléon: "Pas de volonté de faire souffrir"

| AFP | 2258 | Aucun vote sur cette news
Trois prévenus au premier rang du tribunal correctionnel de Pau, le 17 septembre 2018, avant le début du procès pour maltraitance animale des abattoirs de Mauléon
Trois prévenus au premier rang du tribunal correctionnel de Pau, le 17 septembre 2018, avant le début du procès pour maltraitance animale des abattoirs de Mauléon ( IROZ GAIZKA / AFP )

Il n'y a "pas eu de volonté de faire souffrir" les animaux, ont estimé lundi les services vétérinaires au premier jour du procès à Pau des employés et de l'ex-directeur de l'abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), deux ans et demi après la diffusion d'images choc d'animaux maltraités filmées par l'association L214.

Serrés sur le banc des accusés et genoux tremblants, les trois salariés prévenus - un quatrième est absent - âgés de 32 à 21 ans, ont indiqué à l'ouverture des débats, qui doivent durer deux jours, qu'ils n'avaient "pas commis les faits reprochés".

L'ex-directeur de l'abattoir, Gérard Clemente, 67 ans, aujourd'hui retraité, a fait de même, tout comme les représentants de l'abattoir, devant une salle bondée par les amis des prévenus et les éleveurs locaux.

Appelé à la barre lundi matin, le chef de service "abattoirs et sous-produits" de la direction vétérinaire départementale, Philippe Barret, a assuré que lors de ses visites d'inspection annuelle, il avait constaté "des infractions mais pas de délits de cruauté".

A propos de ces infractions, au nombre d'une centaine, il a néanmoins reconnu "un certain nombre d'anomalies sur le traitement des animaux".

"On aurait dû avoir plus de fermeté", a-t-il regretté tout en pointant une période lors de laquelle l'abattoir "manquait de personnel".

"A aucun moment, il n'y a eu de volonté de faire souffrir", a renchéri Marie-Claude Boucher, de la Brigade d'enquête vétérinaire en charge de l'enquête, "tant sur les vidéos que lors de l'audition du personnel".

"Des mauvais gestes, du matériel qui ne fonctionnait pas peut-être, un manque de personnel certain", a-t-elle ajouté en évoquant la "cadence exceptionnelle" d'une période avant-Pâques.

- Des manipulations "de bon niveau" -

"Au visionnage, on voit des animaux qui sursautent, ça ne veut pas dire qu'ils souffrent. Il n'y a que l'opérateur qui peut se convaincre de l'état de conscience de la bête", a-t-elle ajouté en estimant que les manipulations faites par le personnel étaient "plutôt de bon niveau".

"Manque de personnel, services de l'État qui tolèrent des manquements... on peut comprendre qu'il soit difficile de comprendre la réglementation lorsqu'on est salarié ?", a lancé de son côté Me Julien Leplat, avocat d'un des salariés.

Le visionnage d'une partie des vidéos de L214, tournées en mars 2016 et d'une durée totale de 2h30, devait suivre.

Les employés, comme l'établissement en tant que personne morale, sont jugés pour "mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique", une infraction équivalente à un excès de vitesse simple et pour laquelle la peine encourue est une contravention de 4e classe (750 euros au plus).

L'abattoir et son ancien directeur doivent aussi répondre de "tromperie sur la nature, la qualité, l'origine ou la quantité d'une marchandise" un délit passible de deux ans de prison et 300.000 euros d'amende.

Tous les prévenus, ainsi qu'un quatrième employé, sont également poursuivis pour divers manquements aux règles de l'abattage (absence de précaution ou d'étourdissement préalable, saignée tardive, etc.)

Brigitte Gothière, porte parole de L214, s'exprime devant le tribunal à Pau, le 17 septembre 2018
Brigitte Gothière, porte parole de L214, s'exprime devant le tribunal à Pau, le 17 septembre 2018 ( IROZ GAIZKA / AFP )

La porte-parole de l'association Brigitte Gothière, avait auparavant indiqué attendre de ce procès "que soient reconnues les souffrances accrues faites sur les animaux dues à des infractions à la réglementation, qu'elles proviennent des ouvriers ou du matériel défaillant".

Dix associations de défense des animaux se sont portées parties civiles, dont L214, la SPA et la Fondation Brigitte Bardot.

L'abattoir de Mauléon-Licharre, le 29 mars 2016 dans les Pyrénées-Atlantiques
L'abattoir de Mauléon-Licharre, le 29 mars 2016 dans les Pyrénées-Atlantiques ( GAIZKA IROZ / AFP/Archives )

L'association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l'abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d'origine animale, s'est déjà illustrée en révélant des faits similaires dans les abattoirs d'Alès et du Vigan (Gard).

Le procès s'est ouvert alors même que le parlement examine en seconde lecture le projet de loi Agriculture et Alimentation, un texte qui prévoit des sanctions en cas de maltraitance animale dans les abattoirs et dans les transports d'animaux, ainsi que la création d'un poste de responsable de la protection animale dans chaque abattoir.

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