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Palerme, Naples, Florence... des villes italiennes se liguent contre Salvini

| AFP | 278 | Aucun vote sur cette news
Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini prononce un discours sur la piazza del Popolo à Rome, le 8 décembre 2018
Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini prononce un discours sur la piazza del Popolo à Rome, le 8 décembre 2018 ( FILIPPO MONTEFORTE / AFP/Archives )

Un texte "inhumain" et "criminogène": plusieurs maires de grandes villes italiennes refusent d'appliquer le décret-loi anti-immigration du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, à commencer par le maire de Palerme qui a pris la tête de cette fronde contre le puissant patron de l'extrême droite.

"C'est un texte inhumain parce qu'il viole les droits de l'Homme, et criminogène parce qu'il transforme en illégaux des personnes qui se trouvent légitimement sur notre territoire", a lancé jeudi Leoluca Orlando, maire de gauche de Palerme (Sicile), après avoir annoncé qu'il suspendait l'application du décret-loi Sécurité et immigration "pour ce qui relève des compétences des communes".

Il conteste en particulier la mesure qui interdit l'obtention du droit de résidence à une personne disposant d'un permis de séjour sur le territoire. Elle prive les mairies de la possibilité de délivrer une carte d'identité ou une inscription au service sanitaire national, cette dernière étant obligatoire pour accéder aux prestations de santé comme le médecin de famille.

La réplique de Matteo Salvini ne s'est pas fait attendre. "Tu veux désobéir? Je ne t'envoie pas l'armée", a-t-il répondu ironiquement au maire sicilien dans une vidéo postée sur Facebook, annonçant qu'il se rendrait prochainement à Palerme pour "livrer aux citoyens une villa avec vue sur mer confisquée à un mafieux".

"Certains maires regrettent les temps passés de l'immigration, mais pour eux aussi la belle vie c'est fini", a ajouté le ministre et chef de file de la Ligue (extrême droite), reprenant la formule qu'il avait adressée cet été aux ONG sauvant les migrants en Méditerranée après leur avoir interdit l'accès aux ports italiens.

"Il ne s'agit pas de désobéissance civile, ni d'objection de conscience, mais de la simple application des droits constitutionnels à tous ceux qui vivent dans notre pays", explique M. Orlando.

Matteo Salvini a fait adopter en novembre un décret-loi controversé qui a fortement durci la politique de l'Italie en matière d'immigration.

La principale mesure du texte abolit les permis de séjour humanitaires jusqu'à présent accordés aux personnes vulnérables, familles ou femmes seules avec enfants, victimes de traumatismes pendant leur périple vers l'Italie.

- "Ca pue la loi raciale" -

En six mois de pouvoir en Italie, la Ligue de M. Salvini a obtenu un quasi-blocage des arrivées de migrants mais des experts redoutent que ses mesures augmentent le nombre et la marginalisation des clandestins et, en conséquence, fasse croître l'insécurité dans la péninsule.

Plusieurs élus ont emboîté le pas de leur collègue sicilien, parmi lesquels les maires de gauche de Naples et de Florence mais aussi le maire de Parme, Federico Pizzarotti, dissident du Mouvement 5 Etoiles (M5S), le parti populiste qui forme avec la Ligue la coalition au pouvoir en Italie.

L'association des villes italiennes montrait des signes de désaccord, jeudi, face à la polémique qui enfle.

Et si son président Antonio Decaro, maire centre-gauche de Bari (sud), jugeait nécessaire d'apporter des corrections à un texte qui "en l'état ne garantit pas les droits humains", son délégué aux finances locales Guido Castelli, maire de droite d'Ascoli Piceno (Marches, centre), estimait lui que la nouvelle loi contient des normes "largement attendues par de nombreux maires italiens".

Les maires d'autres villes comme Venise, Gênes et Vérone (nord) ont d'ailleurs signé une lettre de soutien au ministre affirmant que "le décret Sécurité contient des règles justes et compréhensibles".

Il est aussi question d'engager la bataille sur le terrain judiciaire, le maire de Palerme ayant annoncé son intention de saisir un juge pour que soit évaluée la constitutionnalité de la loi adoptée cet automne par la Parlement à majorité Ligue-M5S.

"On ne peut pas enlever des droits à des citoyens en règle avec la loi simplement pour faire passer pour de la sécurité une intervention qui pue la loi raciale", a encore dénoncé jeudi Leoluca Orlando sur Twitter en diffusant une page internet du quotidien de droite "Il Giornale" datant de 2016.

Sur cette dernière, Matteo Salvini invitait les maires de la Ligue à désobéir à la loi sur les unions civiles, qui venait d'être adoptée pour les couples, qu'ils soient ou non de même sexe.

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