En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
+0.00 %

Otan: après le choc Trump, l'Afghanistan et l'Ukraine au menu

| AFP | 433 | 3 par 1 internautes
Angela Merkel et Donald Trump parlent à la presse à l'issue d'un entretien en tête-à-tête au premier jour du sommet de l'Otan, le 11 juillet 2018 à Bruxelles
Angela Merkel et Donald Trump parlent à la presse à l'issue d'un entretien en tête-à-tête au premier jour du sommet de l'Otan, le 11 juillet 2018 à Bruxelles ( Brendan Smialowski / AFP )

Les alliés de l'Otan vont s'efforcer jeudi à Bruxelles de calmer l'atmosphère électrique de la veille en se concentrant sur l'Afghanistan et l'Ukraine, après le choc provoqué par Donald Trump qui a exigé le doublement de leurs dépenses consacrées à la défense.

Donald Trump a en effet consterné mercredi les alliés des Etats-Unis en leur demandant de faire passer à terme à 4% de leur PIB leurs dépenses de défense.

Le président américain, arrivé très remonté à Bruxelles, avait ouvert les hostilités avant même le début du sommet en s'en prenant avec une virulence inédite à Berlin.

"L'Allemagne est complètement contrôlée par la Russie (...) elle est prisonnière de la Russie", avait-il lancé dans une tirade d'une rare dureté dans ce genre de rendez-vous entre alliés.

En séance plénière, il a ensuite insisté pour que les alliés respectent l'engagement pris en 2014 de consacrer 2% de leur produit intérieur brut à la défense en 2024 puis leur a demandé de porter ces dépenses à 4% de leur PIB, selon l'exécutif américain.

La déclaration commune adoptée mercredi par les dirigeants de l'Alliance ne fait aucune mention de cette requête.

"Donald Trump a commencé par dire qu'il avait beaucoup d'estime pour les Européens et, deux secondes plus tard, il a lancé son discours sur le partage du fardeau pour les dépenses de défense", a expliqué à l'AFP le chef de la diplomatie luxembourgeoise Jean Asselborn, évoquant les 4%. "Cette approche comptable est un peu absurde", a-t-il ajouté.

"L'Otan n'est pas un marché où l'on peut acheter la sécurité", a renchéri le président de la Bulgarie Roumen Radev au cours d'une rencontre avec la presse bulgare.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a éludé le sujet au cours de sa conférence de presse à la fin de la journée. "Commençons déjà avec les 2% pour lesquels il y a encore beaucoup d'efforts à faire", a-t-il lancé.

- Tirade antiallemande -

Une quinzaine d'Etats membres, dont l'Allemagne, le Canada, l'Italie, la Belgique et l'Espagne, sont sous les 1,4% du PIB en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère le président américain, qui a ensuite exigé, dans un tweet, que les Alliés portent leurs dépenses militaires à 2% "IMMEDIATEMENT".

Dépenses militaires des Etats de l'Otan
Dépenses militaires des Etats de l'Otan ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

Donald Trump et Angela Merkel ont eu l'occasion de s'expliquer au cours d'un tête-à-tête après la première séance de travail. Le président a alors changé de ton, assurant avoir de "très bonnes relations" avec la chancelière allemande.

Il a précisé avoir discuté du projet de doublement du gazoduc Nord Stream entre la Russie et l'Allemagne, auquel il est fortement opposé, mais il s'est refusé à entrer dans les détails de l'entretien.

Angela Merkel s'est dite "contente d'avoir eu l'occasion d'un échange de vues" avec le président américain. "Nous sommes des partenaires, nous sommes de bons partenaires et nous souhaitons continuer à coopérer à l'avenir", a-t-elle simplement commenté.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté les membres de l'Otan à "ne pas fragiliser" l'Alliance atlantique, avant de s'entretenir à son tour avec Donald Trump.

- Après l'Otan, Poutine -

Le président américain a dénoncé à plusieurs reprises le projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l'Allemagne et exige son abandon.

L'attaque lui permet d'enfoncer un coin dans l'unité des Européens, car ce dossier les divise.

La Pologne estime ainsi que l'Europe n'a pas besoin de Nord Stream 2. "C'est un exemple de pays européens qui fournissent des fonds à la Russie, lui donnent des moyens qui peuvent être utilisés contre la sécurité de la Pologne", a soutenu le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz à son arrivée au siège de l'Otan.

L'Otan a par ailleurs invité mercredi la Macédoine à ouvrir des négociations pour intégrer l'Alliance atlantique, après l'accord avec la Grèce sur le nom du pays.

Les Européens appréhendaient une réunion difficile.

Donald Trump avait quitté Washington d'humeur belliqueuse, déclarant, avec le goût de la provocation qui est le sien, que sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine prévue pour lundi à Helsinki pourrait être "plus facile" que le sommet de l'Otan.

Emmanuel Macron et Donald Trump arrivent au sommet de l'Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018
Emmanuel Macron et Donald Trump arrivent au sommet de l'Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 ( Tatyana ZENKOVICH / POOL/AFP )

Les Alliés souhaitent avoir des éclaircissements sur les intentions du président américain en Finlande.

La marge de manoeuvre de Donald Trump face à Vladimir Poutine sera réduite.

La déclaration du sommet est en effet un réquisitoire contre la politique du président russe et toutes les décisions avalisées pendant le sommet visent à renforcer la capacité de dissuasion de l'Alliance pour contrer les actions de la Russie.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...