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Nouvelles discussions entre talibans et responsables afghans à Moscou

| AFP | 223 | 1 par 1 internautes
Les participants aux discussions entre talibans et opposition afghanes réunis le 5 février 2019 dans un hôtel de Moscou
Les participants aux discussions entre talibans et opposition afghanes réunis le 5 février 2019 dans un hôtel de Moscou ( Yuri KADOBNOV / AFP )

Les pourparlers sans précédent entamés mardi entre des représentants talibans et des opposants au gouvernement afghan ont repris mercredi à Moscou avec pour objectif affiché de faire avancer la paix, mais évinçant une nouvelle fois les autorités de Kaboul.

Quelque 80 membres de partis politiques et de la société civile afghane, rassemblés derrière la figure tutélaire de l'ex-président Hamid Karzaï, se trouvent pour une deuxième journée consécutive dans la capitale russe pour des échanges avec une dizaine de représentants talibans sur les conditions préalables à un accord de paix après plus de 17 années de guerre.

Ce dialogue, qui doit s'achever mercredi soir, se tient en l'absence de représentants du gouvernement, qui n'y ont pas été conviés en dépit d'appels répétés du président Ashraf Ghani à négocier.

Les insurgés refusent catégoriquement de parler au gouvernement afghan, qu'ils qualifient de "marionnette" des Etats-Unis. Il n'avait pas davantage été admis lors des pourparlers menés fin janvier entre talibans et Etats-Unis à Doha qui ont donné lieu selon les deux parties à des "progrès".

A Moscou, un haut responsable taliban, Abdul Salam Hanefi, adjoint au chef du bureau politique des insurgés au Qatar, a semé le trouble mercredi en affirmant que ceux-ci étaient parvenus à un accord avec les Américains sur un retrait de la moitié de leurs forces d'ici la fin avril et que ce processus avait déjà commencé.

L'ancien président afghan Hamid Karzaï arrive dans un hôtel de Moscou le 5 février 2019, où doit se tenir deux jours de discussions entre talibans et groupes d'opposition
L'ancien président afghan Hamid Karzaï arrive dans un hôtel de Moscou le 5 février 2019, où doit se tenir deux jours de discussions entre talibans et groupes d'opposition ( Yuri KADOBNOV / AFP )

"Les Américains ont donné leur accord pour retirer la moitié de leurs forces immédiatement. Le retrait commencera le 1er février et se poursuivra jusqu'à la fin avril", a-t-il dit à des journalistes.

Les Etats-Unis, qui comptent environ 14.000 militaires en Afghanistan, ont démenti un tel accord.

"Aucun calendrier de retrait des troupes n'a été établi", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'ambassade américaine à Kaboul.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas à établir une présence militaire permanente en Afghanistan. Si toutes les parties font le nécessaire pour empêcher que l'Afghanistan ne serve de plate-forme au terrorisme, nous sommes prêts, si les conditions le permettent, à envisager des modifications quant à la présence des forces" armées, a-t-il ajouté.

L'émissaire américain pour la paix Zalmay Khalilzad avait auparavant évoqué une "ébauche d'accord" entre belligérants mais répété lui aussi qu'aucun calendrier de retrait des forces américaines n'avait été établi.

Le président américain Donald Trump s'est contenté de qualifier mardi les discussions avec les talibans de "constructives".

"Nous ne savons pas si nous trouverons ou non un accord, mais nous savons qu'après deux décennies de guerre l'heure est venue d'essayer au moins de faire la paix", a-t-il dit dans son allocution sur l'état de l'Union.

Visage découvert

Mardi, les hauts représentants talibans avaient fait sensation à Moscou en apparaissant pour la première fois devant les médias à visage découvert, et en écoutant des Afghanes évoquer leur conception de la place des femmes dans la société.

Le chef du bureau politique taliban situé au Qatar, Sher Mohammad Abbas Stanikzai, salue un participant aux discussions entre talibans et responsables afghans, le 5 février 2019 à Moscou
Le chef du bureau politique taliban situé au Qatar, Sher Mohammad Abbas Stanikzai, salue un participant aux discussions entre talibans et responsables afghans, le 5 février 2019 à Moscou ( Yuri KADOBNOV / AFP )

Dans un long discours, le chef du bureau politique taliban situé au Qatar, Sher Mohammad Abbas Stanikzai, avait expliqué quel type de pouvoir les talibans comptaient exercer si un accord de paix était signé.

Assurant d'abord que les insurgés "ne veulent pas le monopole du pouvoir mais un système islamique inclusif", il avait égrené plusieurs conditions parmi lesquelles une nouvelle "constitution islamique" pour l'Afghanistan, en remplacement de l'actuelle qualifiée de "vague et contradictoire".

Sher Mohammad Abbas Stanikzai s'était félicité de rencontres "très fructueuses" et de "bons échanges de points de vue" tandis que Hamid Karzaï se déclarait "très impatient de trouver une solution pour la paix".

Le mollah Abdul Salam Zaeef, ancien ambassadeur taliban au Pakistan, qui participe aux négociations dans un hôtel de Moscou, le 5février 2019
Le mollah Abdul Salam Zaeef, ancien ambassadeur taliban au Pakistan, qui participe aux négociations dans un hôtel de Moscou, le 5février 2019 ( Yuri KADOBNOV / AFP )

Visiblement excédé, le président Ghani a répliqué en soulignant l'absence de légitimité des participants. "A qui parlent-ils? Où est leur pouvoir exécutif?", s'est-il exclamé mardi dans un entretien à la télévision afghane.

Le président afghan a par la suite reçu le soutien du secrétaire d'Etat Mike Pompeo, qui a "souligné l'importance cruciale d'assurer le rôle central du gouvernement afghan dans le processus de paix".

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