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Notre-Dame-des-Landes: zadistes et autorités reprennent mercredi le dialogue

| AFP | 553 | Aucun vote sur cette news
Un gendarme blessé lors d'affrontements sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, le 15 avril 2018
Un gendarme blessé lors d'affrontements sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, le 15 avril 2018 ( Damien MEYER / AFP )

La préfète des Pays de la Loire Nicole Klein rencontrera mercredi une délégation d'occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et les représentants d'associations anti-aéroport dans l'espoir de trouver une "porte de sortie" au conflit, après plus d'une semaine d'opérations de gendarmerie sur le site.

Cette reprise du dialogue, sur proposition de la préfète elle-même, a été confirmée quelques heures après la décision des occupants de l'accepter en souhaitant qu'elle intervienne "au plus vite".

La rencontre se tiendra à 14H30 en préfecture, à Nantes, a annoncé mardi Mme Klein à l'AFP.

Il s'agira pour la représentante de l'Etat de "rappeler les conditions de projets agricoles sur la zone", où l'agriculture doit répondre "aux mêmes règles" qu'ailleurs: adhérer à la mutualité sociale agricole, "payer son eau et son électricité, laisser les chemins accessibles à tous". "Il n'y a pas de zone de non-droit", a répété la préfète.

L'Etat, qui a donné aux zadistes jusqu'au 23 avril pour se régulariser, à travers un formulaire simplifié n'ayant "pas de valeur juridique" mais permettant de "savoir le nom de la personne, où elle veut s'installer, ce qu'elle veut faire", restera intangible sur ce nouveau délai, a fait savoir la préfète de région.

"Je ne préjuge rien de la réunion de demain. S'ils viennent pour me dire +on ne donnera pas nos noms+, s'ils ne répondent pas a minima à cette demande, le président de la République a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions", a-t-elle assuré.

S'ils ont répondu favorablement à l'invitation de la préfète, les occupants estiment que "cet ultimatum du 23, qui est un temps très très court (...) ressemble plus à un couperet" qu'à "des conditions pour un véritable dialogue".

"C'est une sorte de chantage à la terreur. Il faut qu'on se donne plus de temps dans les négociations", a souligné un occupant.

- "Déjà du temps qui est passé" -

Rassemblement sur le site de Notre-dame des Landes, le 15 avril 2018
Rassemblement sur le site de Notre-dame des Landes, le 15 avril 2018 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

"L'Etat a tenu ses engagements. Pour l'instant, c'est de l'autre côté où ça ne bouge pas, puisque aucun projet n'a été déposé avec un nom, il n'y a eu aucune adhésion à la Mutualité sociale agricole. Je comprends bien qu'il faut du temps, mais il y a déjà du temps qui est passé", a rétorqué Nicole Klein.

A l'heure actuelle, "les seuls qui sont en situation régulière sont les quatre agriculteurs historiques qui ont demandé la rétrocession de leurs terres et ceux qui ont une convention d'occupation temporaire qui souvent exploitent les terres sans habiter là", a-t-elle rappelé.

Le chef de l'État Emmanuel Macron avait affirmé dimanche soir qu'"à l'issue" du délai du 23 avril, si les zadistes n'avaient pas déclaré leurs projets agricoles, "tout ce qui doit être évacué sera évacué".

Aucun occupant de la ZAD n'avait "pour l'instant" rempli le formulaire de la préfecture, "de la même manière que personne n'avait souhaité signer des conventions individuelles" pour des baux agricoles temporaires avant l'opération d'expulsions sur la ZAD, a souligné un des "porte-parole" des zadistes.

"Ce qu'on nous propose, c'est un format qu'on juge trop individuel. Il faut de la part de l’État une ouverture à des projets qui ne soient pas purement agricoles et qu'il y ait une possibilité, dans la manière dont seront passées les conventions, qu'il n'y ait pas de morcellement du territoire", a-t-il explicité.

"Le problème n'est pas de donner ou pas des noms mais de savoir quel cadre on trouve pour avoir une convention d'occupation précaire globale et collective", soutient un autre zadiste.

L'Etat ne fermera pas la porte à des coopératives ou à des GAEC (groupements agricoles d'exploitation en commun, ndlr) sur la zone de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, mais "ce ne sera pas le Larzac, ça a été dit et redit", a réitéré la préfète.

Après plus d'une semaine d'opérations de gendarmerie et de heurts entre opposants et forces de l'ordre, la situation semblait plus apaisée mardi sur le site de 1.650 hectares, à la veille de cette rencontre cruciale.

A la mi-journée, les gendarmes poursuivaient leurs opérations de déblaiement sur les deux axes routiers traversant la ZAD, sur la D281 où des squats ont été démantelés au début des opérations d'expulsions, et sur la D81 où chaque nuit des barricades sont érigées.

Plusieurs personnes interpellées dimanche dans la zone de Notre-Dame des Landes et lors de la manifestation samedi à Nantes en soutien aux zadistes ont été condamnées mardi en comparution immédiate à des peines de prison par les tribunaux correctionnels de Nantes et Saint-Nazaire pour notamment "violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique."

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