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Nord-est du Nigeria: au moins 50 morts dans un attentat-suicide

| AFP | 294 | Aucun vote sur cette news
Un Nigérian s'éloigne de la scène d'une attaque suicide qui a fait 13 morts le 23 octobre 2017 à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria
Un Nigérian s'éloigne de la scène d'une attaque suicide qui a fait 13 morts le 23 octobre 2017 à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria ( STRINGER / AFP )

Au moins 50 personnes ont été tuées mardi dans un attentat-suicide attribué au groupe jihadiste Boko Haram qui a frappé une mosquée de Mubi, l'un des plus meurtriers perpétrés dans le nord-est du Nigeria depuis des mois.

L'explosion s'est produite durant les prières du matin à la mosquée de Madina à Mubi, ville frontalière du Cameroun dans l'Etat d'Adamawa.

Le bilan provisoire était toujours d'"au moins 50 morts" en fin de journée, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police locale, Othman Abubakar.

Le kamikaze, âgé d'envion 17 ans, "s'est mêlé aux fidèles" pour entrer dans la mosquée et "a déclenché ses explosifs" durant les prières, a précisé ce responsable.

L'attentat n'a pas été revendiqué mais porte la marque de Boko Haram, qui mène régulièrement des attaques contre des villages et des attentats-suicides. L'insurrection qui dure depuis huit ans a fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria.

Le président Muhammadu Buhari a dénoncé un acte "très cruel et ignoble", assurant que le gouvernement ferait "tout ce qui était en son pouvoir pour protéger l'Etat (d'Adamawa) de la menace mortelle de Boko Haram", dans un communiqué.

Attentat au Nigeria
Attentat au Nigeria ( AFP / AFP )

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier perpétré dans la région du nord-est depuis une embuscade tendue en juillet contre un convoi transportant les membres d'une mission de prospection pétrolière dans l'Etat voisin du Borno, qui avait fait 70 morts.

Un responsable des services de secours sur place a qualifié l'explosion de "dévastatrice". Il y a de "grandes pertes", a-t-il dit.

Pour Yan St-Pierre, consultant en contre-terrorisme pour le Mosecon (Modern Security Consulting Group), cet attentat démontre que Boko Haram conserve toute sa capacité de nuisance.

Selon l'Indice du terrorisme mondial (GTI), publié la semaine dernière, le nombre de morts attribués à Boko Haram en 2016 a chuté de 80 en 2016 par rapport à l'année précédente%.

Mais "Boko Haram reste une organisation extrêmement puissante et dangereuse" contrairement à ce que prétend l'armée nigériane, selon M. St-Pierre.

- 'Lourdes pertes' -

Abubakar Sule, qui habite près de la mosquée, a affirmé avoir assisté aux opérations de secours.

"Quarante personnes sont mortes sur place et plusieurs autres ont été emmenées à l'hôpital avec des blessures graves et mortelles", a-t-il témoigné. "Le toit a été arraché".

Les blessés ont été transférés vers les hôpitaux de la région pour être soignés en urgence, selon les différentes sources qui n'ont pu en préciser le nombre.

Boko Haram avait envahi Mubi au pic de l'insurrection fin 2014, alors que ses combattants s'emparaient de nombreuses localités et territoires dans le nord-est du Nigeria, pour établir un "califat islamique".

Le nom de la ville avait été changé temporairement en Madinatul Islam, ou "Cité de l'Islam" en arabe, pendant l'occupation de Boko Haram. Mais le centre économique de l'Etat d'Adamawa était paisible depuis que l'armée et les milices civiles d'autodéfense avaient chassé les insurgés.

De façon générale, L'Etat avait connu un progressif et fragile retour au calme depuis des mois, en comparaison avec l'Etat voisin du Borno, épicentre du conflit qui n'a connu aucun répit.

Mais récemment, les attaques jihadistes ont repris dans cette région frontalière du Cameroun le long de laquelle s'étirent les monts Mandara, qui abritent plusieurs camps de Boko Haram.

Deux femmes et un soldat ont été tués début novembre dans une attaque menée par des dizaines de jihadistes à Gulak, dans la région de Madagali, dans l'extrême-nord de l'Etat d'Adamawa.

"La récente recrudescence des attaques de Boko Haram était attendue", a confié à l'AFP une source militaire sous couvert d'anonymat. "Les opérations militaires ont été intensifiées récemment contre Boko Haram et leurs enclaves", notamment à travers des "offensives aériennes".

"Ils ont perdu un nombre stupéfiant de combattants et maintenant ils ripostent de la façon habituelle, lâche, en attaquant des civils", a ajouté cette source depuis Maiduguri.

L'armée a bombardé ces derniers jours des rassemblements de combattants dans la forêt de Sambisa, son bastion du sud-est du Borno, et des camps dans des régions proches du lac Tchad, notamment autour de Monguno, où "les terroristes ont également subi de lourdes pertes", ont affirmé à l'AFP le militaire et un membre d'une milice civile.

"Les militaires ont distribué des tracts dans la forêt de Sambisa, expliquant aux combattants de Boko Haram désireux de se rendre que la porte était ouverte", a ajouté le milicien.

"Je pense que Boko Haram s'est rendu compte du danger potentiel de cette approche (de la carotte et du bâton) car cela pourrait entamer la détermination de nombreux combattants", a-t-il dit "Ils ripostent pour regonfler leur moral".

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