En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 367.62 PTS
-0.15 %
5 367.0
-0.07 %
SBF 120 PTS
4 237.09
-0.23 %
DAX PTS
12 096.40
-0.60 %
Dowjones PTS
26 089.61
-0.07 %
7 479.11
-0.42 %
1.121
-0.00 %

Batailles au sommet de l'UE pour la succession de Juncker

| AFP | 1653 | 3.40 par 5 internautes
La chancelière allemande Angela Merkel s'adresse à la presse au siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 28 mai 2019
La chancelière allemande Angela Merkel s'adresse à la presse au siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 28 mai 2019 ( JOHN THYS / AFP )

Les dirigeants européens, en particulier le tandem Macron-Merkel, ont affiché leurs divisions mardi autour de la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, ce qui augure d'une négociation laborieuse sur la désignation des nouveaux patrons de l'UE.

Difficulté supplémentaire: les chefs d'Etat et de gouvernement devront en outre trouver un compromis sur ce poste clé avec le nouveau Parlement issu des élections et qui entend imposer comme futur président de l'exécutif européen un candidat désigné par les partis avant ce scrutin.

"Personne n'est intéressé par un conflit inter-institutionnel", a prévenu le président du Conseil européen Donald Tusk à l'issue d'un sommet extraordinaire mardi soir à Bruxelles, convoqué pour tirer les leçons des élections.

Pourtant, la lutte de pouvoir semble bien ouverte.

Le président du Conseil européen Donald Tusk devant la presse au siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 28 mai 2019
Le président du Conseil européen Donald Tusk devant la presse au siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 28 mai 2019 ( EMMANUEL DUNAND / AFP )

Le premier bras de fer porte sur la présidence de la Commission européenne.

Celui qui sera élu devra obtenir le soutien des 28 et la majorité absolue au Parlement européen, soit 376 voix. Les traités prévoient que les chefs d'Etat et de gouvernement proposent un candidat sur lequel le Parlement se prononce, et doivent pour cela "tenir compte" du résultat des élections.

Comme l'a résumé la chancelière allemande Angela Merkel: "Nous soutenons notre candidat: Manfred Weber, d'autres soutiennent le leur, c'est clair".

Chef de file du Parti populaire européen (PPE, centre droit), première force politique au sein du Parlement et famille politique de Mme Merkel, M. Tusk ou encore M. Juncker, le Bavarois Manfred Weber revendique le poste.

"Pas d'automaticité"

Mais côté français, le président Emmanuel Macron, dont la liste Renaissance va venir gonfler les rangs des centristes libéraux dans l'hémicycle, a rejeté toute "automaticité" pour la candidature des chefs de file, ou "Spitzenkandidaten" selon le jargon bruxellois, un message relayé par Donald Tusk.

Pour Emmanuel Macron, la France, "affranchie de la prison des Spitzenkandidat" aura pour rôle "de construire un rassemblement dynamique, crédible et qui correspond au projet".

Outre M. Weber, les prétendants des deux autres principaux groupes sont le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans et la libérale danoise Margrethe Vestager.

Le président français Emmanuel Macron parle à la presse au siège de la Commission européenne
Le président français Emmanuel Macron parle à la presse au siège de la Commission européenne ( Kenzo TRIBOUILLARD / AFP )

Le président français compte sur les soutiens des huit chefs d'Etat ou de gouvernement de la famille libérale et cherche l'appui des cinq dirigeants socialistes.

Mais ces derniers ont aussi défendu leurs familles politiques. Une source gouvernementale espagnole, appuyant la candidature de M. Timmermans devant des journalistes, a assuré que "même Macron se montre ouvert à la possibilité que Timmermans devienne président".

Le dîner fut court, le mot d'ordre étant de ne pas discuter sur les noms, mais pas question de se disperser: aucun collaborateur n'était autorisé dans la salle de réunion, et les dirigeants ont dû couper leurs téléphones, selon des sources concordantes.

UE : les hauts postes en jeu
UE : les hauts postes en jeu ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

Non seulement les 28 devront trouver un compromis entre eux, mais le Parlement, fort d'une solide participation aux élections, entend bien imposer le principe du "Spitzenkandidat", comme en 2014. Une épreuve de force supplémentaire.

Soutenu par une déclaration commune des présidents des groupes politiques, le président de l'hémicycle, l'Italien Antonio Tajani, est venu mettre les choses au clair devant les 28, invité en ouverture de leur dîner.

"On veut plus de démocratie au sein de l'Union européenne... Nous apportons la réponse", a asséné M. Tajani lors d'un point presse.

Six négociateurs

Cette ligne, soutenue par les familles PPE, socialistes et Verts, n'a toutefois pas été adoubée par le groupe libéral, au sein duquel siègeront les eurodéputés de la liste Renaissance d'Emmanuel Macron.

Un accord entre les deux instances devra être trouvé avant le sommet des 20 et 21 juin, lors duquel le nom du candidat sera révélé.

Il fera partie d'un "paquet" savamment équilibré de répartition des grandes responsabilités européennes selon des critères géographiques, démographiques, de sensibilité politique et de parité femme/homme.

Outre le président de l'exécutif européen, il faudra d'ici la fin de l'année renouveler les postes de président du Conseil européen, de chef de la diplomatie de l'UE et de président de la Banque centrale européenne. Le Parlement élira également un nouveau chef début juillet.

Le cas du président de la BCE est un peu à part, a toutefois précisé Donald Tusk, car l'institution se doit être indépendante politiquement. Il a confié que son "ambition personnelle" était d'avoir deux femmes nommées à ces postes.

"Ca va être très difficile avec le Parlement", a confié à l'AFP un haut responsable européen.

Côté dirigeants européens, une équipe de six négociateurs (deux par famille politique) a été nommée pour faciliter les discussions.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
5 avis
Note moyenne : 3.40
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 30 juin 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/06/2019

Manutan annoncé avoir financé cette acquisition essentiellement sur ses fonds propres

Publié le 14/06/2019

Par l'acquisition d'actions auprès d'ABN AMRO et Société Générale

Publié le 14/06/2019

Manutan a annoncé l'acquisition de 100 % des titres de la société Kruizinga, acteur majeur de la distribution en ligne d'équipements de stockage et de transport au Benelux. Basée à Wapenveld (au…

Publié le 14/06/2019

Dans le cadre du programme de rachat d'actions annoncé le 29 octobre 2018 avec l'objectif de racheter jusqu'à 1 % de son capital social sur une durée de 12 mois, Kering a mis en place un nouveau…

Publié le 14/06/2019

Acquisition de la société KRUIZINGA, Acteur majeur de la distribution en ligne d'équipements de stockage et de transport au…