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Nom de la Macédoine: le Parlement grec s'apprête à jouer le dernier acte

| AFP | 351 | Aucun vote sur cette news
Le Parlement grec, le 23 janvier 2019 à Athènes
Le Parlement grec, le 23 janvier 2019 à Athènes ( ANGELOS TZORTZINIS / AFP )

Les députés grecs s'apprêtaient jeudi à se prononcer sur le nouveau nom de la Macédoine, une querelle de près de trente ans entre les deux pays, qui continue de semer la zizanie sur l'échiquier politique comme dans l'opinion publique.

Entamé mercredi, le débat doit se conclure dans la nuit de jeudi à vendredi par un vote sur l'accord gréco-macédonien signé en juin rebaptisant le pays voisin en "République de Macédoine du nord".

Les partisans du "non" sont appelés à manifester jeudi soir devant le Parlement à Athènes.

Dimanche, un rassemblement de dizaines des milliers de personnes à l'appel surtout des organisations défendant "la grécité du nom +Macédoine+" avait fini en affrontements entre un groupe de manifestants encagoulés et les forces anti-émeutes, faisant une quarantaine de blessés.

Le gouvernement avait pointé du doigt "des extrémistes" d'Aube Dorée, le parti néo-nazi.

Manifestation contre le nouveau nom de la Macédoine, le 20 janvier 2019 à Athènes
Manifestation contre le nouveau nom de la Macédoine, le 20 janvier 2019 à Athènes ( LOUISA GOULIAMAKI / AFP/Archives )

La majorité des partis politiques grecs affiche une opposition farouche à l'accord: de l'extrême droite aux socialistes du Kinal et aux communistes du KKE, en passant par la grande formation de la droite Nouvelle-Démocratie (78 députés).

Accord "modèle"

Malgré cette opposition vent debout, l'accord devrait en principe être validé par au moins 151 députés sur 300.

Outre ses députés du parti de gauche Syriza (145), Alexis Tsipras mise sur au moins six dissidents provenant de son ancien allié au gouvernement, le parti souverainiste des Grecs Indépendants Anel ou d'autres partis du centre-gauche, Kinal (socialistes) et Potami.

"Il faut sérieusement considérer cet accord, (voter +oui+) ne signifie pas un soutien au gouvernement, c'est un moment historique pour dire +non+ à la division (nationale)", a lancé Athanassios Théoharopoulos, dissident du Kinal, devant la Vouli, l'assemblée parlementaire.

Après le "oui" des députés de Macédoine il y a deux semaines, la ratification par le Parlement grec doit être le dernier acte d'une querelle datant des années 1990, lors de la création de cette ex-république yougoslave.

Outre la normalisation des relations bilatérales, l'entrée en vigueur de l'accord ouvrira la voie de l'adhésion de la Macédoine du Nord à l'Union européenne et à l'Alliance atlantique, entravée jusqu'ici par le veto d'Athènes.

Pour le ministre macédonien des Affaires étrangères Nikola Dimitrov, artisan de l'accord avec son ex-homologue grec Nikos Kotzias, "l'accord peut servir de modèle pour des Balkans riches en différends apparemment insolubles".

Il "instaure un climat qui fait que l'impossible devient possible", a-t-il affirmé à l'AFP.

Manque de consensus

Mais en Grèce, l'appellation du pays voisin continue à nourrir la polémique à la fois dans la classe politique et dans la société, à quelques mois des élections législatives prévues en octobre.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et les membres du gouvernement applaudissent après avoir remporté un vote de confiance, le 16 janvier 2019 au Parlement à Athènes
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et les membres du gouvernement applaudissent après avoir remporté un vote de confiance, le 16 janvier 2019 au Parlement à Athènes ( LOUISA GOULIAMAKI / AFP )

Kyriakos Mitsotakis, dirigeant de Nouvelle Démocratie, a appelé ses députés à "l'unité et la détermination", fustigeant un "mauvais" accord.

"Les lignes nationales du pays ont été violées", a-t-il dénoncé en accusant le gouvernement d'avoir cédé au pays voisin "l'identité et la langue macédoniennes".

Pour de nombreux Grecs, surtout du nord du pays, où la province de Macédoine est le lieu de naissance du roi antique Alexandre le Grand, le mot "Macédoine" n'appartient qu'au patrimoine historique grec. Certains redoutent même que le pays voisin ait des tentations d'annexion de la province grecque du même nom.

Macédoine
Macédoine ( Kun TIAN / AFP/Archives )

Certains députés favorables à l'accord, comme Eleni Kountoura, dissidente de l'Anel et ministre du Tourisme, ont dit avoir reçu des menaces contre leur vie ou celle de leur famille.

"Non à la menace fasciste (...) il n'y a pas d'impasse à la démocratie", a-t-elle déclaré devant le Parlement.

Si l'accord n'entre pas en vigueur, "les conséquences de l'échec seront importantes" et "une nouvelle négociation prendrait des années", a prévenu Matthew Nimetz, le médiateur onusien sur la question, mercredi à l'agence de presse grecque Ana.

Kyriakos Mitsotakis ne cesse lui de réclamer des élections anticipées et a promis "une nouvelle négociation" avec le pays voisin, si l'accord n'est pas entériné par le Parlement et en cas de victoire aux prochaines élections.

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