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Jérusalem: Netanyahu défend la décision de Trump devant l'UE

| AFP | 275 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 11 décembre  2017
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 11 décembre 2017 ( EMMANUEL DUNAND, EMMANUEL DUNAND / AFP )

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d'Israël rendait "la paix possible", à son arrivée à Bruxelles pour sa première visite à l'UE, qui ne l'entend pas ainsi.

La décision du président américain Donald Trump "n'empêche pas la paix. Cela rend la paix possible car reconnaître la réalité est la substance de la paix, c'est le fondement de la paix", a martelé le chef du gouvernement israélien aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini.

"Jérusalem est la capitale d'Israël, personne ne peut le nier", a-t-il estimé. Ce qu'a fait le président Trump "traduit carrément les faits", a-t-il fait valoir avant de rencontrer les chefs de la diplomatie des 28 pays de l'Union, une première pour un Premier ministre israélien en 22 ans.

Les relations entre Israël et l'UE, qui dénonce régulièrement la colonisation des territoires palestiniens, impose un étiquetage des produits prevenant des implantations et est le principal pourvoyeur de fonds de l'Autorité palestinienne, sont notoirement difficiles.

Samedi, Benjamin Netanyahu avait accusé l'Europe "d'hypocrisie" en ne dénonçant que la déclaration américaine mais pas "les tirs de roquettes sur Israël ou la terrible incitation" à la violence contre le pays. "Je respecte l'Europe mais je ne suis pas prêt d'accepter une politique de deux poids deux mesures de sa part", avait-il expliqué.

Mais à ses côtés, lundi, Mme Mogherini a une nouvelle fois pris ses distances avec la décision américaine, qu'elle a condamnée à plusieurs reprises ces derniers jours.

- 'Temps difficiles' -

"Nous pensons que la seule solution réaliste au conflit entre Israël et la Palestine est basée sur deux Etats, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats, suivant les frontières de 1967. Ceci est notre position consolidée et nous continuerons de respecter le consensus international jusqu'à ce que le statut de la ville soit résolu par la négociation", a-t-elle insisté.

Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem, dont elle a pris le contrôle pendant en 1967, puis voté une loi déclarant sa capitale "indivisible". Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale et les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur Etat.

Jugeant crucial de "relancer le processus de paix même en ces temps difficiles", Mme Mogherini a également estimé que "le pire qui pourrait arriver maintenant est une escalade des tensions, de la violence", alors que des dizaines de milliers de manifestants ont protesté ces derniers jours contre la décision américaine au Moyen-Orient.

Depuis mercredi, des heurts dans les territoires palestiniens ont coûté la vie à quatre Palestiniens et fait plus de mille blessés. Un garde de sécurité israélien a été grièvement blessé à Jérusalem après avoir été poignardé par un Palestinien.

"Je condamne toutes les attaques contre des Juifs, partout dans le monde, y compris en Europe, contre Israël et des citoyens israéliens", a souligné lundi Mme Mogherini.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 11 décembre 2017
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 11 décembre 2017 ( EMMANUEL DUNAND, EMMANUEL DUNAND / AFP )

Les ministres des 28 pays de l'UE abordent toutefois cette réunion en ordre dispersé, certains voulant gommer les aspérités dans la relation houleuse, comme la Lituanie, dont le chef de la diplomatie Linas Linkevicius est à l'origine de l'invitation lancée à M. Netanyahu il y a plusieurs semaines.

- Colonisation -

"Pour essayer de faciliter le dialogue, qui n'est vraiment pas facile comme on le voit, nous devons avoir des contacts directs, un dialogue ouvert, échanger nos arguments. Il y a plein de choses à discuter, comme les colonies ou la solution à deux Etats", a estimé M. Linkevicius devant la presse.

La colonisation reste aux yeux des Européens l'un des principaux "obstacles à la paix", alors que le gouvernement israélien a relancé en octobre des projets de construction de milliers de logements de colons en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée.

Dimanche, le président français Emmanuel Macron l'a invité à faire "des gestes courageux envers les Palestiniens pour sortir de l'impasse actuelle" et permettre ainsi "la reprise du dialogue israélo-palestinien", notamment "le gel de la colonisation" et des "mesures de confiance à l'égard de l'Autorité palestinienne".

Plusieurs Etats membres de l'UE, dont la Belgique et la France, ont réclamé des "compensations" à M. Netanyahu pour la destruction par l'armée israélienne d'infrastructures construites par des ONG pour des Palestiniens en Cisjordanie avec des fonds européens.

Dans des affiches placardées au Parlement européen interpellant M. Netanyahu, des eurodéputés ont eux présenté une "facture" de 1,2 million d'euros pour des écoles, des citernes d'eau, des systèmes électriques et d'autres installations qui ont été selon eux "délibérément détruits ou confisqués par Israël, en dehors d'hostilités militaires et en violation du droit humanitaire international".

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