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Nemmouche face à la brutalité des images et la douleur des proches

| AFP | 482 | 5 par 1 internautes
Croquis d'audience montrant Mehdi Nemmouche lors de son procès à Bruxelles le 10 janvier 2019.
Croquis d'audience montrant Mehdi Nemmouche lors de son procès à Bruxelles le 10 janvier 2019. ( Benoit PEYRUCQ / AFP )

Un film muet glaçant dans un silence de mort. Dans le box, Mehdi Nemmouche ne quitte pas l'écran des yeux. Ce sont les images de vidéosurveillance des quatre assassinats dont il est accusé, commis en 2014 au musée juif de Bruxelles.

On y voit un homme assassiner coup sur coup, d'une balle de revolver dans la tête, un couple de touristes israéliens, les Riva, dans le hall d'entrée.

Puis se précipiter vers l'accueil et exécuter froidement un jeune employé et une bénévole --celle-ci à la Kalachnikov-- avant de prendre la fuite.

Expéditif et brutal. Sans doute plus court que les 82 secondes initialement évoquées dans l'acte d'accusation.

Dans la salle, la mère d'Alexandre Strens, l'employé assassiné, observe en larmes les terribles images de son fils, tiré à quatre épingle ce jour-là, qui remue, blessé, sur le sol du musée. Il mourra deux semaines plus tard.

"Je vis comme une maman à qui on a coupé ses ailes", a témoigné vendredi cette dame, Annie Adam, une ancienne femme de ménage de 68 ans, pour ce qui constituait la première confrontation de Mehdi Nemmouche avec les proches des victimes depuis l'ouverture de son procès aux assises de Bruxelles.

Elle a raconté. Le coup de téléphone à la police pour savoir si Alexandre faisait partie des victimes. La question du médecin à son arrivée à l'hôpital: "On débranche, avec un demi-kilo de cervelle qui est tombé ?" Les larmes sur les joues de son enfant après son opération.

"Affronter" son regard

"Le professeur qui l'a opéré m'a dit qu'il pouvait m'entendre. Je devais me mettre du côté gauche car la balle était entrée à droite", raconte-t-elle.

"Je lui ai dit: +La petite princesse (sa nièce, ndlr) te passe le bonjour. On trouvera celui qui t'a fait ça+".

Selon son avocat, Me Christian Dalne, elle craignait par dessus tout "d'affronter le regard" de l'assassin présumé de son fils.

Se disant innocent, l'accusé, un délinquant multirécidiviste radicalisé en prison puis passé par la Syrie, refuse de s'exprimer.

Après avoir entendu l'accusation détailler deux jours durant les preuves contre lui (ADN, empreintes, témoins, vidéos de revendication), celui qui a été arrêté six jours après les faits en possession des armes utilisées pour les assassinats laisse ses avocats parler en son nom.

Leur défense: il "n'est pas le tueur", mais a été "piégé". Et selon eux la tuerie du 24 mai 2014 n'est pas un attentat du groupe jihadiste Etat islamique (EI), mais "une exécution ciblée d'agents du Mossad", les services secrets israéliens.

"Il n'y a pas de complot", a assuré vendredi l'avocat de Nemmouche, Me Sébastien Courtoy, accusé de mener une stratégie de défense complotiste. Il a affirmé qu'il apporterait la preuve que M. Riva était "vice-consul à Berlin" et non pas simple comptable.

"Les Riva travaillaient au Mossad, vivaient à Berlin et surveillaient les mouvements chiites", ajoute-t-il.

"Méchanceté insupportable"

Il est également question du chiisme au moment d'évoquer la famille d'Alexandre Strens, dont le père, originaire du Maroc était selon l'avocat "fiché pour des activités séditieuses à l'ambassade d'Iran".

Concernant l'attentat, il existe, poursuit-il, "une piste évoquée par la Sûreté de l'Etat, qui mène vers l'Iran et le Hezbollah".

Une note du même service belge "dans le dossier assure, après enquête, que l'attentat n'a rien à voir avec (les) éventuelles activités politiques" du père, avait anticipé Me Dalne avant l'audience pour prévenir toute exploitation complotiste.

Issu d'une fratrie de huit enfants, Alexandre Strens (né Reydouane Latrach, selon le quotidien Le Soir) avait changé son nom, comme l'ensemble de sa famille, après l'adoption de son père en 1992 par un châtelain belge, a expliqué Mme Adam vendredi.

Lui dont les parents ont divorcé en 2003 n'avait pas vu son père depuis des années.

A l'issue de l'audience, le directeur du musée, Philippe Blondin, a fustigé le "manque de sensibilité" et la "méchanceté absolument insupportable" des avocats de l'accusé.

Le procès, au cours duquel Mehdi Nemmouche, 33 ans, est jugé avec un co-accusé, Nacer Bendrer, soupçonné de lui avoir fourni des armes, doit durer jusqu'au 1er mars.

La semaine prochaine sera entièrement consacrée au l'audition des enquêteurs et des experts.

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