En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 099.55 PTS
+0.07 %
5 081.50
-0.26 %
SBF 120 PTS
4 063.84
-0.34 %
DAX PTS
11 555.29
+0.27 %
Dowjones PTS
25 278.87
-0.24 %
7 053.16
-1.45 %
1.158
+0.21 %

NDDL: la négociation entre autorités et zadistes dans l'impasse

| AFP | 491 | Aucun vote sur cette news
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein, à Nantes, le 18 avril 2018
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein, à Nantes, le 18 avril 2018 ( Jean-Francois MONIER / AFP )

Plus de deux heures n'ont pas suffi à débloquer la situation à Notre-Dame-des-Landes: la négociation entre les autorités et les zadistes a débouché dans une impasse mercredi soir, laissant un sentiment de "gâchis" à Nicolas Hulot.

Premiers à réagir à l'issue de la réunion avec la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, présidée par le ministre de la Transition écologique, les délégués des opposants ont déploré une position figée du gouvernement qui leur a laissé jusqu'au 23 avril pour se régulariser. Le délai initial a expiré le 31 mars.

"Aucune ligne n'a bougé, les exigences posées" par le gouvernement restant les mêmes, a regretté à la sortie de la préfecture Marcel Thébault, l'un des quatre agriculteurs historiques de NDDL et un des membres de la délégation.

Selon lui, le gouvernement n'a pas proposé de "recul du délai ni quoi que ce soit".

Mais, a répondu Nicolas Hulot, "ce que réclame le gouvernement ne me semble pas hors de portée, en aucune façon un ultimatum". Exprimant un "sentiment de tristesse, de gâchis" qu'il espère "provisoire", il a encore appelé les opposants à saisir la "main du gouvernement".

"Ne ratons pas la dernière étape, ne rentrons pas dans une spirale de posture, de confrontation, de violence. Ne confondons pas écologie et anarchie. Et passons maintenant à une autre étape", a-t-il exhorté.

-"Reconnaître les gestes faits"-

Après l'abandon du projet d'aéroport pour lequel il avait milité, "le gouvernement est en droit d'attendre un geste, et plus qu'un geste, un retour à l'ordre", a insisté le ministre, demandant aux opposants de "reconnaître les gestes qui ont été faits".

La préfète Nicole Klein et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot mercredi 18 avril 2018 à Nantes
La préfète Nicole Klein et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot mercredi 18 avril 2018 à Nantes ( Jean-Francois MONIER / AFP )

Cruciale, la réunion visait à permettre de trouver une issue au conflit, au dixième jour d'opérations de gendarmerie sur le site de 1.650 hectares, marquées par des heurts entre opposants et forces de l'ordre.

La délégation reçue en préfecture doit faire "un retour" mercredi soir lors d'une assemblée réunissant les diverses composantes du mouvement anti-aéroport. La préfète doit la rencontrer de nouveau vendredi.

En invitant les zadistes à reprendre le dialogue, interrompu le 9 avril par les opérations d'expulsions et la destruction de 29 "squats" en quatre jours, la préfète veut leur offrir "une porte de sortie" et tâcher d'éviter une évacuation de plus grande ampleur.

Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, l'avait affirmé dimanche soir: à l'issue du nouveau délai de régularisation, fixé au 23 avril, si les occupants n'ont pas déclaré leurs projets agricoles, "tout ce qui doit être évacué sera évacué".

Ils doivent "donner leurs noms", a souligné la préfète à une journaliste de l'AFP. "S'ils ne répondent pas a minima à cette demande, le président de la République a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions".

A l'heure actuelle, "les seuls qui sont en situation régulière sont les quatre agriculteurs historiques qui ont demandé la rétrocession de leurs terres et ceux qui ont une convention d'occupation temporaire qui souvent exploitent les terres sans habiter là", avait détaillé Mme Klein mardi.

Rassemblement sur le site de Notre-dame des Landes, le 15 avril 2018
Rassemblement sur le site de Notre-dame des Landes, le 15 avril 2018 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

La déclaration d'intention que doivent remplir les zadistes souhaitant "entrer dans les règles" comporte leurs noms et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole. Sans valeur juridique, elle est un préalable à la signature ou non de baux agricoles précaires.

La représentante de l'Etat n'avait reçu avant la réunion que quelques "formulaires fantaisistes, de gens venant d'ailleurs", avait-elle indiqué mardi à une journaliste de l'AFP.

Les zadistes jugent le format de cette déclaration d'intention "trop individuel".

L'Etat ne fermera pas la porte à des coopératives ou à des GAEC (groupements agricoles d'exploitation en commun, ndlr), mais "ce ne sera pas le Larzac, ça a été dit", avait précisé à l'AFP Mme Klein.

Le syndicat agricole Confédération paysanne, très impliqué sur le dossier Notre-Dame-des-Landes, estime qu'il est possible de "faire cohabiter" tous les projets agricoles et artisanaux sur le site, à condition que le climat s'apaise localement.

Sur le site, un calme précaire régnait depuis mardi. Les forces de l'ordre poursuivaient les opérations de déblaiement sur les deux axes routiers traversant la ZAD.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Trader sur le CAC40 avec du levier
Lundi 5 novembre de 12h30 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/10/2018

Atos accueille la Ministre anglaise des industries créatives et digitales pour le lancement de son laboratoire ouvert d'Intelligence Artificielle. Celui-ci contribue à affirmer le…

Publié le 15/10/2018

Lysogene et Sarepta annoncent un accord de licence exclusif pour LYS-SAF302, thérapie génique innovante prête à entrer en phase pivot contre la MPS...

Publié le 15/10/2018

Airbus annonce que Kuwait Airways, la compagnie nationale de l'Etat du Koweït, a signé un contrat d'achat portant sur huit A330-800. Les livraisons de ces nouveaux appareils Airbus débuteront en…

Publié le 15/10/2018

Article 223-16 du Règlement Général de l'Autorité des marchés financiers     Date Nombre total d'actions composant le capital social Nombre total de…

Publié le 15/10/2018

Après le repli des cours