En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 554.31 PTS
+0.65 %
5 554.5
+0.68 %
SBF 120 PTS
4 378.18
+0.58 %
DAX PTS
12 411.20
+0.83 %
Dowjones PTS
26 504.00
+0.00 %
7 667.74
+0.00 %
1.129
+0.60 %

Multiplication de l'usage des LBD et grenades en 2018, marquée par les "gilets jaunes"

| AFP | 181 | Aucun vote sur cette news
Un policier porte un LBD 40 lors d'une manifestation des
Un policier porte un LBD 40 lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Paris le 6 avril 2019 ( KENZO TRIBOUILLARD / AFP/Archives )

Les forces de l'ordre ont utilisé en 2018 trois à quatre fois plus de balles de LBD et grenades de désencerclement que l'année précédente, notamment lors des manifestations "gilets jaunes" où les blessures graves qu'elles ont provoquées ont fait polémique, selon les chiffres de la "police des polices" (IGPN) qui n'exclut pas une réflexion sur leur usage.

En 2018, les policiers ont tiré 19.071 munitions de Lanceurs de balle de défense (LBD) et lancé 5.420 munitions de grenades de désencerclement, soit des hausses de 203% (trois fois plus) et 296% (près de quatre fois) qu'en 2017 (respectivement 6.357 et 1.357 munitions), selon l'IGPN.

La "période du 17 novembre au 31 décembre représente pour les seules manifestations de +gilets jaunes+ (alors au pic de leur mobilisation, NDLR) près du tiers des déclarations d'usage" du LBD et "plus de la moitié des munitions tirées", a détaillé la directrice de l'IGPN, Brigitte Jullien.

Pour la grenade de désencerclement, cette période concentre 50% de l'augmentation des usages et 72% de l'augmentation de munitions.

Outre les "gilets jaunes", la période de la Coupe du Monde 2018 et du 14 juillet a aussi concouru à cette accroissement en raison des violences urbaines générées, a souligné la cheffe de l'IGPN.

Antoine Boudinet (G) blessé par l'explosio  d'une grenade GLI-F4 et Patrice Philippe (D) touché à l'oeil par un tir de LBD, lors de manifestations des
Antoine Boudinet (G) blessé par l'explosio d'une grenade GLI-F4 et Patrice Philippe (D) touché à l'oeil par un tir de LBD, lors de manifestations des "gilets jaunes" en décembre, posent pour l'AFP le 3 avril 2019 à Bordeaux ( MEHDI FEDOUACH / AFP/Archives )

L'utilisation par les forces de l'ordre de ces armes dites de force intermédiaire (AFI) est dénoncée de longue date par des collectifs et associations, qui ont dénombré 23 personnes éborgnées et cinq qui ont perdues une main lors des manifestations de "gilets jaunes".

Confrontée à cette crise sociale et d'ordre public sans précédent depuis des décennies, le gouvernement a opposé une fin de non-recevoir aux demandes d'interdiction de ces AFI. Sur ce sujet, il peut compter sur le soutien des syndicats policiers et s'appuyer sur des décisions du Conseil d'Etat en février et en avril.

Il est "hors de question" d'interdire l'usage du LBD, a encore redit le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, début juin.

-Réflexion sur les LBD-

Interrogée la directrice de l'IGPN, Brigitte Jullien a cependant ouvert la voie à une "réflexion" sur leur usage à moyen terme.

"On n'y échappera pas mais ce n'est pas le moment de le faire", a-t-elle déclaré. "On est encore dans un moment de manifestation et de contestation qui ne permettent pas à la police nationale de s'arrêter et de prendre du recul."

Depuis le début des "gilets jaunes" et jusqu'à aujourd'hui, l'IGPN a été saisie de 265 enquêtes judiciaires, dont près de 40% (105) ont à ce jour été transmises aux parquets.

"Les parquets ne nous informent pas de leurs décisions (…) sur les classements ou les poursuites (...) immédiatement. On a demandé aux procureurs de nous informer des suites judiciaires. Ce sont eux qui sont maîtres du temps, maîtres des horloges", a expliqué Mme Jullien.

113 dossiers concernent des incapacités temporaires de travail (ITT) supérieures ou égales à 8 jours, a-t-on précisé à l'IGPN.

Alors que l'exécutif refuse d'employer le terme de "violences policières", s'attirant les foudres des "gilets jaunes" et de leurs soutiens dans la classe politique, la cheffe de l'IGPN s'est elle aussi déclarée opposée à cette terminologie et a justifié la longueur des enquêtes.

"Je réfute totalement le terme de violences policières puisque toutes les enquêtes sont ouvertes pour savoir si l'usage de la force a été fait dans un cadre légal et si la riposte est proportionnée à l'attaque qui a été subie", a avancé Mme Jullien.

"On n'est pas dans une situation où on a face à face des personnes qui ont les mêmes droits dans ces manifestations. On a des policiers qui ont l'usage de la force légitime pour eux et on a des manifestants qui commettent des infractions, c'est pour cela que les enquêtes sont différentes et plus longues pour les policiers."

La directrice a souligné que les policiers avaient dû être mobilisés de nombreux samedis. "On n'a jamais connu ça. On n'a jamais connu des situations aussi difficiles en terme de manifestation (...) On s'est retrouvé dans une situation de riposte nécessaire des policiers".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE DE BOURSE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 08 juillet 2019

CODE OFFRE : EVASION19

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : EVASION19 lors de votre ouverture de compte.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/06/2019

Amoeba recule de 1,2% ce jeudi à 2,05 euros, après avoir annoncé l'émission de la 6e tranche d'obligations convertibles en actions (OCA) de son...

Publié le 20/06/2019

La Commission européenne a donné son feu vert à l'acquisition d'Areas Worldwide par PAI Partners...

Publié le 20/06/2019

Delta Air Lines poursuit ses prises de participations au capital de ses partenaires...

Publié le 20/06/2019

A l’occasion du salon aéronautique du Bourget, Airbus a signé un protocole d’accord (MoU) avec Flynas, une compagnie aérienne low-cost basée en Arabie Saoudite, portant sur l'achat de 10…

Publié le 20/06/2019

Airbus poursuit sa moisson de commandes au Bourget...