En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 780.87 PTS
-0.40 %
4 777.5
-0.31 %
SBF 120 PTS
3 793.00
-0.50 %
DAX PTS
10 787.38
+0.14 %
Dowjones PTS
23 863.92
+1.15 %
6 501.76
+0.83 %
1.137
+0.19 %

Poutine menace de développer de nouveaux missiles si les Etats-Unis quittent le traité nucléaire INF

| AFP | 390 | 5 par 1 internautes
Moscou a dénoncé mercredi les accusations
Moscou a dénoncé mercredi les accusations "sans fondement" de Washington, qui affirme que la Russie viole un traité de 1987 sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) et menace en retour de ne plus le respecter ( Mladen ANTONOV / AFP )

Vladimir Poutine a mis en garde mercredi contre une nouvelle course aux armements et promis que la Russie développera de nouveaux missiles balistiques de portée intermédiaire si les Etats-Unis quittent, comme ils ont annoncé vouloir le faire, un traité nucléaire de 1987 (INF) qui régule leur usage.

La réaction agacée du président russe intervient au lendemain des menaces du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, qui assure que la Russie viole le traité INF et lui a donné 60 jours pour s'y conformer, faute de quoi les Etats-Unis se retireront de l'accord.

"Aujourd'hui, visiblement, nos partenaires américains pensent que la situation a tellement changé qu'ils doivent posséder de telles armes", a mis en garde le président russe, selon un communiqué du Kremlin.

"Quelle devrait être notre réponse? Une réponse simple: nous allons faire la même chose", a-t-il ajouté, tout en répétant que la Russie "est contre la destruction de ce traité".

Signé il y a plus de 30 ans, le traité INF a été remis sur le devant de la scène en octobre, quand le président américain Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient "mettre fin à l'accord" et développer à nouveau des armes nucléaires.

Habitué des volte-faces, Donald Trump a pourtant affiché lundi sa volonté de travailler avec la Russie et la Chine, elle aussi dans son collimateur, pour mettre fin à une course aux armements devenue "incontrôlable".

Les menaces américaines n'ont pas empêché le chef d'état-major de l'armée russe, le général Valéri Guerassimov, d'assurer que Moscou allait augmenter son arsenal nucléaire.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a donné 60 jours à la Russie pour se conformer au traité INF, faute de quoi les Etats-Unis se retireront de l'accord, le 4 décembre 2018 au siège de l'Otan à Bruxelles
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a donné 60 jours à la Russie pour se conformer au traité INF, faute de quoi les Etats-Unis se retireront de l'accord, le 4 décembre 2018 au siège de l'Otan à Bruxelles ( JOHN THYS / AFP )

"L'un des facteurs les plus destructifs compliquant les relations internationales, s'avèrent être les agissements des Etats-Unis essayant de garder leur rôle dominant dans les affaires internationales", a-t-il déclaré dans un communiqué de l'armée russe.

"C'est dans ce but que Washington et ses alliés prennent des mesures complexes, coordonnées, pour contenir la Russie et discréditer son rôle dans les affaires internationales", a-t-il ajouté.

- "Dernière chance" -

Le traité INF (Intermediate Nuclear Forces Treaty) sur les armes nucléaires de portée intermédiaire avait été signé en 1987 par les dirigeants américain et soviétique de l'époque, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.

Les traités nucléaires entre Moscou et Washington
Les traités nucléaires entre Moscou et Washington ( Selim CHTAYTI / AFP/Archives )

Ce traité, en abolissant l'usage de toute une série de missiles d'une portée variant de 500 à 5.500 km, avait mis un terme à la crise déclenchée dans les années 1980 par le déploiement des SS-20 soviétiques à têtes nucléaires ciblant les capitales occidentales.

"D'abord, la partie américaine annonce son intention de se retirer du traité (...) Ensuite, elle commence à chercher des motifs pour le faire", a également déclaré mercredi Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes.

"La justification numéro un est que nous violons quelque chose. En même temps, comme d'habitude, aucune évidence de ces violations de notre part n'a été fournie", a-t-il ajouté.

A l'issue d'une réunion des ministres de la Défense de l'Otan au siège de l'Alliance à Bruxelles, son secrétaire général Jens Stoltenberg a souligné mardi que "la Russie a maintenant une dernière chance de se conformer de nouveau au Traité INF", précisant toutefois que "nous devons également commencer à nous préparer à un monde sans traité".

L'Otan a ensuite adopté une déclaration dans laquelle elle accuse Moscou d'avoir violé le traité et de faire peser des risques importants sur la sécurité euro-atlantique. "Nous appelons la Russie à revenir sans délai à un respect total et vérifiable. Il appartient à présent à la Russie de préserver le traité INF", est-il indiqué dans la déclaration.

Le chef d'état-major russe Valéri Guerrassimov, ici le 23 janvier 2018 à Moscou, a dénoncé la volonté des Etats-Unis de
Le chef d'état-major russe Valéri Guerrassimov, ici le 23 janvier 2018 à Moscou, a dénoncé la volonté des Etats-Unis de "contenir la Russie et discréditer son rôle dans les affaires internationales" ( Alexander NEMENOV / AFP )

Washington se plaint du déploiement par Moscou du système de missiles 9M729, dont la portée dépasse, selon les Etats-Unis, les 500 km.

Ce nouveau système de missiles (nommé SSC8 dans la nomenclature Otan) est considéré comme une menace réelle en raison de sa portée. Selon le secrétaire général de l'Otan, ces missiles peuvent frapper les villes d'Europe en quelques minutes après avoir été tirés de l'intérieur du territoire russe et peuvent porter des charges nucléaires.

Le Département d'Etat américain a indiqué dans un communiqué publié mardi avoir fourni "plus qu'assez d'informations pour que la Russie s'implique de façon substantielle sur ce sujet".

Le délai de 60 jours avancé par M. Pompeo correspond à la prochaine réunion des ministres de la Défense de l'Otan les 14 et 15 février 2019.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/12/2018

Le Crédit Agricole s’engage avec 12 grands groupes pour soutenir le quotidien des français, en plus des mesures de gel tarifaire en 2019 et de plafonnement des frais à 25 euros pour tous les…

Publié le 18/12/2018

Ce classement annuel FL100+ des éditeurs de solutions sert de guide...

Publié le 18/12/2018

T-Mobile US et Sprint Corporation ont annoncé l'approbation du Comité sur les investissements étrangers (CFIUS) pour leur fusion proposée. De plus, le département de la Justice, le département…

Publié le 18/12/2018

Gaussin s'envole de 20% désormais à 0,256 euro dans un volume épais...

Publié le 18/12/2018

600 euros pour 41.000 de ses salariés en France...