5 526.51 PTS
+0.58 %
5 533.5
+0.75 %
SBF 120 PTS
4 420.31
+0.58 %
DAX PTS
13 434.45
+1.15 %
Dowjones PTS
26 071.72
+0.21 %
6 834.33
+0.34 %
Nikkei PTS
23 808.06
+0.19 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Mort de Fiona: la défense obtient le renvoi du procès en appel

| AFP | 294 | Aucun vote sur cette news
Des magistrats lors du procès en appel de la mère de Fiona et de son ex-comapgnon après la mort de la fillette, au  Puy-en-Velay (Haute-Loire), le 10 octobre 2017
Des magistrats lors du procès en appel de la mère de Fiona et de son ex-comapgnon après la mort de la fillette, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), le 10 octobre 2017 ( Thierry Zoccolan / AFP )

Une "mascarade", de l'avis de l'avocat général: la défense a obtenu lundi le renvoi du procès en appel de la mère de Fiona et de son ex-compagnon, après une passe d'armes avec une avocate de la partie civile.

La nouvelle audience débutera le 29 janvier devant cette même cour d'assises de Haute-Loire dont les trois magistrats ont fait droit à la demande des avocats de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, qui étaient tous les deux rejugés pour coups mortels depuis une semaine au Puy-en-Velay.

Me Renaud Portejoie et Me Mohamed Khanifar avaient quitté vendredi le palais de justice, estimant que "leur probité" avait été "mise en cause" par l'avocate d'une association de protection de l'enfance, Me Marie Grimaud.

Tandis qu'un témoin de l'entourage du couple dans le milieu des stupéfiants - les deux accusés sont d'anciens toxicomanes - était interrogé, cette dernière avait fait remarquer que cet homme avait été assisté par Me Khanifar lors d'une garde à vue au début de l'affaire.

Elle avait ajouté que Me Portejoie avait, lui, conseillé Berkane Makhlouf au début de l'affaire, quand les deux accusés d'aujourd'hui étaient parties civiles, suggérant ainsi une connivence sur les bancs de la défense. Elle avait fait mouche, ses deux confrères s'estimant accusés ainsi de "subornation de témoin et de collusion".

Après une longue suspension, le président de la cour Étienne Fradin avait annoncé que l'audience reprendrait lundi matin, avec les mêmes avocats de la défense, désormais désignés d'office.

Mais à la reprise des débats, ceux-ci ont demandé un renvoi, l'avocat général et les conseils des parties civiles - à l'exception de l'avocat de la mère et du beau-père de Cécile Bourgeon - souhaitant au contraire que le procès se poursuive.

"Où sommes-nous ? Sur la place publique ? Nous sommes otages de cette mascarade de la justice. Elle attend un minimum de loyauté et d'humilité de nous tous et de vous, les avocats", a lancé l'avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile.

- 'Déni de justice' -

Affaire Fiona : les grandes dates
Affaire Fiona : les grandes dates ( Sabrina BLANCHARD, François D'ASTIER / AFP )

"Il ne s'agit pas d'un coup, il s'agit d'une atteinte extrêmement grave à notre probité que nous avons fait sanctionner et la cour d'assises a partagé notre analyse", s'est félicité après la décision Me Portejoie, ajoutant que sa cliente Cécile Bourgeon était "soulagée".

Pour Me Khanifar, "il n'y a pas de vainqueur, il n'y a pas de perdants, c'est uniquement le droit strict qui a été entendu". A la barre, avant que la cour ne délibère, Berkane Makhlouf avait déclaré ne pas vouloir "subir d'injustice au cours de ce procès".

"Cette cour d'assises a été prise en otage, c'est une véritable comédie qui était orchestrée depuis de nombreux mois. Je ne comprends pas cette décision, j'estime que nous sommes en plein déni de justice", a dénoncé Me Grimaud.

Pour le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, "c'est un nouveau coup qui lui est porté", a déploré son avocat, Me Charles Fribourg, fustigeant une "instrumentalisation" de la justice.

"Je regrette qu'un point de détail du dossier ait été l'occasion d'un incident déontologique dont on se serait bien passé", a réagi pour sa part Me Yves Crespin, autre avocat des parties civiles.

Depuis le début de ce procès en appel, présenté comme celui de la seconde chance pour éclaircir les circonstances de la mort de Fiona, les deux accusés, clamant leur innocence, n'avaient toujours rien livré.

En première instance, en novembre 2016 à Riom (Puy-de-Dôme), Cécile Bourgeon avait été acquittée des violences fatales à l'enfant de cinq ans, dont le corps n'a jamais été retrouvé, mais condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti en 2013 sur sa disparition. Berkane Makhlouf avait écopé de 20 ans de réclusion.

Tous les deux sont maintenus en détention jusqu'au nouveau procès.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/01/2018

Dominique Carouge exerçait depuis le 1er janvier 2016 les responsabilités de Directeur Financier Adjoint et de Responsable des Opérations financières et du Contrôle...

Publié le 19/01/2018

COMMUNIQUE DE PRESSE                                                            Paris, le 19 janvier…

Publié le 19/01/2018

    EXEL Industries Société Anonyme au capital de 16 969 750 EUR Siège Social : 54, rue Marcel Paul 51206 Epernay Cedex RCS Epernay n° B 095 550 356…

Publié le 19/01/2018

Une fois converties en actions ordinaires, ces ADP seront admises à la négociation sur le marché Euronext Growth...

Publié le 19/01/2018

Visiativ a finalisé le rachat par Alliativ, société holding détenue par les deux fondateurs dirigeants Laurent Fiard et Christian Donzel, des 450 660 ADP 2012 (Action à Dividende Prioritaire)…

CONTENUS SPONSORISÉS