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Alexia Daval: le mari maintient sa version de "complot familial"

| AFP | 482 | Aucun vote sur cette news
Jonathann Daval, l'époux d'Alexia Daval qu'il est accusé d'avoir tuée, le 5 novembre 2017 à Gray
Jonathann Daval, l'époux d'Alexia Daval qu'il est accusé d'avoir tuée, le 5 novembre 2017 à Gray ( SEBASTIEN BOZON / AFP/Archives )

Jonathann Daval, suspect numéro un du meurtre de son épouse Alexia, a maintenu jeudi sa thèse d'un "complot familial" devant le juge d'instruction du tribunal de Besançon qui l'a interrogé durant plusieurs heures.

"Il a maintenu intégralement sa version", a déclaré l'avocat de l'informaticien de 34 ans, Me Randall Schwerdorffer, à l'issue de quatre heures et demie d'interrogatoire au palais de justice de Besançon.

"Il n'y a eu aucune révélation particulière ou information nouvelle qui viendrait modifier de quelque façon que ce soit ce dossier", a ajouté l'avocat.

Jonathann Daval, arrivé à Besançon dans la matinée, à l'abri des regards, dans une voiture aux vitres teintées, est reparti de la même manière tout de suite après l'audition, en direction de la maison d'arrêt de Dijon où il est incarcéré depuis sa mise en examen en janvier pour "meurtre sur conjoint".

L'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer, parle à la presse devant le tribunal de Besançon, le 29 novembre 2018
L'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer, parle à la presse devant le tribunal de Besançon, le 29 novembre 2018 ( SEBASTIEN BOZON / AFP )

Confronté aux éléments du dossier d'instruction qui rassemble 42 expertises réalisées depuis la découverte du cadavre partiellement brûlé de la jeune femme de 29 ans, employée de banque, le 30 octobre 2017 dans un bois près de Gray (Haute-Saône), Jonathann Daval a dû répondre aux questions sur sa dernière version des faits livrée fin juin.

Il avait d'abord affirmé que sa femme avait disparu en faisant son jogging. Puis, interpellé par les gendarmes en janvier, il avait avoué l'avoir étranglée au cours d'une dispute. Avant de faire volte-face fin juin et d'affirmer qu'Alexia avait été tuée par son beau-frère, Grégory Gay, un "complot familial" étant conclu pour taire les faits.

Mais, selon une source judiciaire, "l'ensemble des investigations diligentées convergent vers (la culpabilité de) Jonathann Daval". Ses aveux de janvier, réitérés en mars, "correspondent à tous les éléments du dossier", selon cette source. Toute complicité serait exclue.

Confrontation

Depuis un an, rebondissements et déclarations devant les caméras alimentent la chronique de ce qui aurait pu être l'histoire dramatique d'une femme tuée par son conjoint, comme 130 autres en France l'an dernier.

Plusieurs éléments du dossier d'enquête sont encore apparus ces derniers jours dans la presse, sur lesquels Jonathann Daval a probablement été interrogé. Le premier est la découverte dans son véhicule professionnel - qui aurait servi au transport du corps de sa femme - d'un cheveu de sa mère, Martine Henry, qui s'est défendue mercredi de toute "complicité".

Un autre élément est une analyse toxicologique faisant état de la présence de Tramadol, un antalgique opiacé, dans le sang d'Alexia Daval. "Avait-elle des prescriptions médicales ou pas ? Visiblement non. Faisait-elle de l'automédication ? On peut le penser. Où s'était-elle procuré ces médicaments ? Je n'en sais rien, mais en aucun cas, Jonathann Daval ne reconnaît qu'il lui a donné ou administré quoi que ce soit de cette nature-là", a assuré Me Schwerdorffer.

Le 7 décembre, Jonathann Daval sera de retour au tribunal de Besançon pour être confronté, en quatre auditions séparées, à la famille d'Alexia: son père, Jean-Pierre Fouillot, sa mère, Isabelle Fouillot, sa soeur, Stéphanie Gay, et le mari de celle-ci, Grégory Gay, accusé par Jonathann d'être le meurtrier.

Ces confrontations ont été demandées par ces quatre personnes, toutes parties civiles.

"Le moment où ils seront mis en présence va être à mon sens un moment clé de ce dossier et nous n'excluons rien au moment des confrontations", a estimé Me Schwerdorffer, soulignant que son client était "particulièrement amaigri, particulièrement fatigué".

Les zones d'ombre restent nombreuses autour du meurtre d'Alexia: qui a déplacé son cadavre ? Une bombe aérosol retrouvée chez le couple a-t-elle servi à brûler le corps ? Qui était dans la voiture de Jonathann au retour du dîner chez ses beaux-parents ? Quelle est la signification d'un document retrouvé sur l'ordinateur de l'informaticien, déroulant point par point le scénario de la matinée de la "disparition", comme un pense-bête à réciter aux enquêteurs ?

Si aucun acte d'enquête supplémentaire n'est demandé par les avocats, l'instruction pourrait être bouclée dans les mois qui viennent avant un procès aux assises en 2019.

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