En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 116.79 PTS
-
5 097.50
-
SBF 120 PTS
4 103.77
-
DAX PTS
11 589.21
-1.07 %
Dowjones PTS
25 379.45
-1.27 %
7 116.09
-2.23 %
1.146
+0.02 %

#Metoo: rassemblements en France contre le harcèlement

| AFP | 693 | Aucun vote sur cette news
Des centaines de personnes rassemblées pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Paris
Des centaines de personnes rassemblées pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Paris ( Bertrand GUAY / AFP )

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche en France pour dénoncer pêle-mêle harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, dans le sillage des témoignages qui ont déferlé sur la toile sous les hashtags #metoo" et #Balancetonporc".

Munies de petites pancartes "Metoo", "Metoo, j'avais 19 ans", "Metoo par un collègue", "Metoo par un camarade militant", 2.500 personnes, selon la préfecture de police, femmes et hommes, se sont réunies place de la République à Paris. Plusieurs rassemblements se sont aussi déroulés en province.

L'appel à manifester a été lancé par la journaliste Carol Galand qui avait invité "à faire de #metoo autre chose qu'un buzz sur les réseaux sociaux".

Margot, 18 ans, serveuse, raconte qu'un de ses collègues lui "pinçait les jambes dans l'escalier". Quand elle en a référé à son supérieur, celui-ci est allé parler à son collègue mais est revenu en lui disant que "c'était sa manière de communiquer". Depuis, Margot a démissionné, "en partie pour cela", raconte-t-elle sur la place de la République.

Plus loin, plus dramatique, des proches brandissent une grande photo d'une femme qui a disparu, victime de violences: "Metoo mais elle n'est plus là pour le dire. Qu'aurait dit Sarah ?", peut-on lire.

Des centaines de personnes rassemblées pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Paris
Des centaines de personnes rassemblées pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Paris ( Bertrand GUAY / AFP )

A Bordeaux, les visages sont graves. Une jeune femme en larmes raconte avoir été violée à 18 ans pendant une soirée: "J'ai dit non et j'ai été violée".

Une autre explique qu'elle n'a jamais raconté à ses parents qu'elle avait été droguée et violée à l'âge de 15 ans pendant une soirée: "Vous n'en parlez pas, vous ne voulez pas que cela mette le bazar dans votre famille, dans votre entourage…"

"Il faut que cela soit un mouvement durable pour qu'on puisse enfin faire bouger les choses. Soyons réactives, soyons unies pour que la loi change et pour que les choses changent réellement!", lance Annie, "féministe" qui travaille au Planning familial.

A Marseille, où une centaine de personnes s'est rassemblée, comme dans le centre de Lyon, des pancartes rappellent "125 femmes tuées en 2016". A Toulouse, quelque 200 personnes se sont réunies.

A Paris, Claire, 61 ans, ancienne militante au MLF, est à la fois "triste" et "contente", jugeant "intéressant" le mouvement en cours et se réjouissant de voir une pancarte "Le patriarcat nique son père" tenue par de jeunes hommes.

Des centaines de personnes rassemblées pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Marseille
Des centaines de personnes rassemblées pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Marseille ( Franck PENNANT / AFP )

"1% de violeurs condamnés, policiers et procureurs aux côtés des agresseurs", "touche pas à ma pote", "l'inceste est un interdit fondamental", "dégagez machos, on aura votre peau", "ta main au cul, ma main dans ta gueule", les slogans oscillent entre rage et humour.

La déferlante de témoignages de femmes victimes sur les réseaux sociaux est intervenue dans la foulée de l'affaire Weinstein, le producteur américain accusé de harcèlement, agression ou viol.

A Lille, où environ 80 personnes ont défilé, l'ex-députée écologiste Sandrine Rousseau, dont la plainte contre Denis Baupin a été classée sans suite en raison de la prescription, était dans les rangs.

Une femme lors d'un rassemblement pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Marseille
Une femme lors d'un rassemblement pour dénoncer harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, le 29 octobre 2017 à Marseille ( Franck PENNANT / AFP )

"Le virtuel reste en suspend, là où une manifestation fait en sorte que le mouvement soit sur ses deux pieds et avance", a déclaré l'auteure de "Parler", un livre-témoignage récemment publié dans lequel elle revient sur l'affaire Baupin.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2018

A l'occasion de l'acquisition, Infologic-Santé a changé de dénomination sociale et s'appelle désormais Dedalus C&G...

Publié le 18/10/2018

La livraison des premiers logements et espaces publics est prévue au 1er trimestre 2021...

Publié le 18/10/2018

La nouvelle offre commune s'appuiera sur la plateforme Moovapps, adaptée aux spécificités métier de Fives dans le cadre du programme Your Platform de Visiativ....

Publié le 18/10/2018

Le montant de l'investissement total s'élève à 41 ME...

Publié le 18/10/2018

L'objet de cette joint-venture est de développer et commercialiser une plateforme phygitale communautaire...