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Au Mali, Macron appelle à relancer le processus de paix

| AFP | 1393 | Aucun vote sur cette news
Le président français Emmanuel Macron (C) et son homolgue malien (en blanc) Ibrahim Boubacar Keïta, le 19 mai 2017 à Gao au Mali, avec les troupes présentes sur la base de l'opération française Barkhane
Le président français Emmanuel Macron (C) et son homolgue malien (en blanc) Ibrahim Boubacar Keïta, le 19 mai 2017 à Gao au Mali, avec les troupes présentes sur la base de l'opération française Barkhane ( CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL/AFP )

Le président français Emmanuel Macron a appelé vendredi au Mali devant son homologue Ibrahim Boubacar Keïta à accélérer le processus de paix, pour son premier déplacement hors d'Europe, sur la base militaire française de Gao, principale ville du nord du pays.

Moins d'une semaine après son entrée en fonctions, le chef de l'Etat a marqué sa "détermination" à poursuivre l'engagement au Sahel, en renforçant la coopération avec l'Allemagne, mais aussi en complétant l'action militaire par une stratégie de développement.

A son arrivée peu avant 10H00 GMT, M. Macron, en costume bleu nuit, a été accueilli à la descente du Falcon présidentiel par M. Keïta, en boubou blanc, venu de la capitale, Bamako.

Ils ont passé en revue les troupes présentes sur la base de l'opération française Barkhane, qui mobilise 4.000 soldats dans cinq pays (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad), dont 1.700 en poste à Gao actuellement, dans la lutte contre les jihadistes au Sahel.

Le président français, accompagné par ses ministres Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères) et Sylvie Goulard (Armées), ainsi que par le directeur général de l'Agence française de développement (AFD) Rémy Rioux, doit passer environ six heures sur place, suivant un programme très chargé.

Le président Emmanuel Macron et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita (d) lors d'une visite aux troupes françaises de l'opération Barkhane, le 19 mai 2017 à Gao, dans le nord du Mali
Le président Emmanuel Macron et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita (d) lors d'une visite aux troupes françaises de l'opération Barkhane, le 19 mai 2017 à Gao, dans le nord du Mali ( CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL/AFP )

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été en grande partie chassés par l'opération Serval, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, dont Barkhane a pris le relais en août 2014.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attentats meurtriers, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du pays.

- Agir "sans barguigner" -

Deux ans après cet accord, la communauté internationale exprime régulièrement son impatience face aux retards accumulés dans son application, y compris envers le gouvernement malien.

"Mon souhait, c'est que nous accélérions", a déclaré M. Macron au cours d'une conférence de presse conjointe avec M. Keïta après un entretien avec celui-ci.

"On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner", a-t-il lancé.

Le chef de l'Etat français s'est également dit prêt à se rendre, à l'invitation de son hôte malien, à une réunion "dans les semaines qui viennent" du G5 Sahel, qui regroupe les pays de la zone.

Le président français Emmanuel Macron (g) et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 19 mai 2017 à Gao au Mali
Le président français Emmanuel Macron (g) et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 19 mai 2017 à Gao au Mali ( CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL/AFP )

Le G5 Sahel a adopté un plan prévoyant la création d'une force conjointe composée de 5.000 militaires, policiers et civils, pour combattre les groupes jihadistes et sécuriser les frontières communes des pays membres.

M. Macron a également prôné une participation accrue des autres pays européens à la lutte contre les jihadistes, en particulier de l'Allemagne, premier contributeur européen à la Minusma.

"Je souhaite que l'engagement allemand puisse s'intensifier, je l'ai évoqué lundi avec (la chancelière) Angela Merkel, c'est aussi sa volonté", a-t-il précisé.

Il a dit s'inscrire dans la continuité de son prédécesseur François Hollande dans sa détermination à combattre militairement les groupes jihadistes au Sahel, mais vouloir aussi apporter un "grand volontarisme en matière de développement".

Au compte de l'AFD "un peu plus de 470 millions d'euros (d'aide) on été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire", a annoncé M. Macron, voyant dans cet effort pour "permettre à la population de mieux vivre (...) le meilleur antidote au développement du terrorisme islamiste".

Il a ensuite effectué un vol en hélicoptère au-dessus de Gao et de la boucle du fleuve Niger, à basse altitude, sous les caméras des télévisions embarquées à bord d'un autre hélicoptère.

Alors que 25 journalistes sont du déplacement, une quinzaine de sociétés de journalistes, des directeurs de rédaction et Reporters sans frontières ont protesté jeudi contre l'organisation de sa communication, notamment le choix des journalistes l'accompagnant au Mali.

Avant même cette visite, plusieurs organisations humanitaires ont appelé Paris à renoncer à la seule approche militaire pour résoudre les violences secouant le Mali.

La politique française en Afrique est trop "purement militaire", plaide la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).

Même diagnostic pour l'ONG Human Rights Watch, qui a conseillé à M. Macron d'"exhorter le président du Mali à s'attaquer frontalement aux problèmes qui ont mené à des décennies d'instabilité, notamment une faible gouvernance, une corruption endémique et les abus commis par les forces de l'ordre".

Dix-sept militaires français ont été tués au Mali depuis le lancement de Serval en 2013, selon un décompte de l'AFP.

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