En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 243.28 PTS
+0.86 %
4 244.00
+0.94 %
SBF 120 PTS
3 337.69
+1.04 %
DAX PTS
9 580.71
+0.38 %
Dow Jones PTS
20 943.51
-4.44 %
7 486.29
+0. %

"Mal du pays": des Chinois tentent le retour à Wuhan

| AFP | 1683 | 5 par 1 internautes
Un membre du personnel médical prélève un échantillon buccal chez une jeune habitante de Wuhan, le 5 mars 2020
Un membre du personnel médical prélève un échantillon buccal chez une jeune habitante de Wuhan, le 5 mars 2020 ( STR / AFP )

Dans l'immense gare déserte, un jeune couple descend du TGV pour retrouver Wuhan. Après plus de 40 jours de séparation, quelques rares Chinois retournent dans la ville à l'épicentre du nouveau coronavirus.La métropole du centre de la Chine est coupée du monde depuis le 23 janvier, plus d'un mois après l'apparition du virus sur un marché de la ville de 11 millions d'habitants.

Mais malgré la quarantaine, les trains ont continué à traverser le Hubei, la province dont Wuhan est la capitale. Et le ralentissement de l'épidémie ces dernières semaines permet à certains Wuhanais de tenter le retour chez eux.

Des passagers se protègent alors qu'un homme désinfecte le hall de la gare de la ville de Hefei (province de l'Anhui), le 4 mars 2020
Des passagers se protègent alors qu'un homme désinfecte le hall de la gare de la ville de Hefei (province de l'Anhui), le 4 mars 2020 ( Noel Celis / AFP )

"Il y a des gens qui arrivent de l'étranger et qui pourraient provoquer une nouvelle flambée de l'épidémie. Alors Wuhan va peut-être devenir l'endroit le plus sûr", se rassure Mme Zhao, qui s'apprête à descendre du TGV en gare de Wuhan avec son mari.

Lorsque la ville a été placée de facto en quarantaine, le couple séjournait chez des parents dans la lointaine province du Jilin (nord-est) à l'occasion des congés du Nouvel an chinois.

Depuis, Mme Zhao, 30 ans, et son mari s'inquiétaient pour leur famille restée à Wuhan et se heurtaient parfois à la peur des autres Chinois envers les personnes originaires du Hubei.

Trois essais ratés

Quant à leurs tentatives de retour, elles ont été mises en échec par les restrictions imposées aux transports publics dans tout le pays.

"On a essayé trois fois mais à chaque fois nos billets de train ont été annulés", témoigne-t-elle. "On ne pouvait plus rentrer".

Pour limiter le risque de contagion, les chemins de fer ont drastiquement réduit le nombre de billets mis en vente. Le convoi qui traverse le Hubei est ainsi presque vide, avec quelques voyageurs entièrement revêtus d'une combinaison intégrale et de lunettes de protection, en plus du masque obligatoire.

En dépit de la quarantaine, les habitants du Hubei peuvent rentrer dans leur province aux termes d'un dispositif adopté le mois dernier -- à condition qu'ils soient en bonne santé.

Des livreurs s'apprêtent à approvisionner en légumes les habitants de Wuhan, le 5 mars 2020
Des livreurs s'apprêtent à approvisionner en légumes les habitants de Wuhan, le 5 mars 2020 ( STR / AFP )

"Notre famille est à Wuhan. J'ai le mal du pays", explique à l'AFP Zhao Bojian, un garçon de 13 ans qui se prépare à descendre du train avec son père.

Père et fils se trouvaient au Japon quand leur ville s'est retrouvée bouclée. Ils ont ensuite attendu à Shanghai de voir comment la situation allait évoluer.

"On cherchait le moyen de rentrer. Nous sommes partis pendant très longtemps. Tout ce que je veux c'est rentrer à la maison", explique le garçon, alors que le Hubei rassemble pourtant la grande majorité des plus de 80.000 contaminations et 3.000 décès dénombrés en Chine.

Discrimination anti-Hubei

Dans le nord-est, Mme Zhao et son mari redoutaient les discriminations qui frappent parfois les personnes originaires du Hubei.

Ils ont été mis en quarantaine pendant 14 jours, soit la durée maximale supposée de la période d'incubation, et se sont vu interdire l'entrée de commerces.

Une personne dans une chaise roulante et son accompagnateur dans les rues de Wuhan, le 4 mars 2020
Une personne dans une chaise roulante et son accompagnateur dans les rues de Wuhan, le 4 mars 2020 ( STR / AFP )

"On comprenait pourquoi les gens réagissaient comme ça. Ils ont besoin de se protéger", déclare Mme Zhao au journaliste de l'AFP, alors que le personnel du train tente d'interrompre la conversation au motif que les voyageurs sont trop près l'un de l'autre.

Le couple va encore devoir attendre un peu avant de retrouver sa famille élargie: une nouvelle quarantaine de 14 jours l'attend à Wuhan.

Mme Zhao, qui travaille pour une fondation philanthropique, compte ensuite participer à l'effort d'approvisionnement du Hubei.

Son mari, dénommé Gao, se rassure en sachant que ses parents sont en bonne santé, mais le virus n'est pas loin: des amis de la famille ont été contaminés.

Mais d'après lui, d'autres habitants éparpillés aux quatre coins de la Chine s'apprêtent eux-aussi à rentrer au pays.

"On a passé le cap de la peur maximale", assure-t-il.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 02/04/2020

Dassault Systèmes (-4,11% à 127 euros), qui avait, jusqu'à présent, bien résisté en Bourse aux fortes perturbations liées au coronavirus, est relégué à la dernière place du CAC 40 après…

Publié le 02/04/2020

Presque une anomalie de marché...

Publié le 02/04/2020

Unibail-Rodamco Westfield remonte de 2% sur les 50 euros ce jeudi, alors que le groupe a abandonné ses prévisions financières pour 2020, tout en...

Publié le 02/04/2020

OSE Immunotherapeutics s'envole de 90% ce jeudi à 5,70 euros, alors que la société a annoncé que l'analyse des données de l'étape 1 prévue au...

Publié le 02/04/2020

La compagnie aérienne KLM n'envisage pas de se séparer de sa maison-mère Air France-KLM, a indiqué mercredi son directeur général