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Les rivaux libyens s'engagent sur les principes d'une sortie de crise

| AFP | 224 | Aucun vote sur cette news
Les deux principaux rivaux libyens, le civil Fayez al-Sarraj et le militaire Khalifa Haftar, réunis à l'initiative d'Emmanuel Macron, le 25 juillet 2017 à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris
Les deux principaux rivaux libyens, le civil Fayez al-Sarraj et le militaire Khalifa Haftar, réunis à l'initiative d'Emmanuel Macron, le 25 juillet 2017 à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris ( JACQUES DEMARTHON / AFP )

Les deux principaux rivaux libyens, le civil Fayez al-Sarraj et le militaire Khalifa Haftar, se sont engagés mardi en France à œuvrer conjointement pour sortir leur pays du chaos, appelant à un cessez-le-feu et à l'organisation rapide d'élections.

Réunis à la Celle-Saint-Cloud, en région parisienne, à l'initiative du président français Emmanuel Macron, MM. Sarraj et Haftar ont "agréé" (mais pas signé) une déclaration en dix points qui a été lue en arabe devant la presse.

"La solution à la crise libyenne ne peut être que politique et passe par un processus de réconciliation nationale associant tous les Libyens", selon la version française du texte.

"Nous nous engageons à un cessez-le-feu et à nous abstenir de tout recours à la force armée pour ce qui ne ressort pas strictement de la lutte antiterroriste", ajoutent les deux rivaux, qui appellent à la démobilisation des milices et à la constitution d'une armée régulière.

Le président français Emmanuel Macron reçoit le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, le 25 juillet 2017 à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris
Le président français Emmanuel Macron reçoit le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, le 25 juillet 2017 à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris ( PHILIPPE WOJAZER / POOL/AFP )

M. Sarraj, chef du gouvernement d'entente nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, peine à asseoir son autorité en dehors de Tripoli. Le maréchal Haftar, homme fort de l'est du pays accumule les victoires militaires sur le terrain, et nombre d'observateurs s'interrogent sur ses ambitions.

Les deux hommes se sont solennellement engagés à œuvrer pour organiser des élections "le plus vite possible".

M. Macron, qui a salué "le courage historique" des deux rivaux, avait auparavant assuré que le processus électoral serait organisé "au printemps".

Le chef de l'Etat a également estimé que les deux protagonistes avaient "la légitimité et la capacité de réunir autour d'eux" et d'influencer les myriades de groupes opérant dans ce pays éclaté.

- Pragmatisme -

"C'est une étape, ce n'est pas encore la paix en Libye", a estimé une source diplomatique française à l'issue de la rencontre, insistant sur le rôle du nouvel émissaire de l'ONU Ghassan Salamé, qui prend ses fonctions cette semaine et a assisté aux entretiens mardi.

MM. Sarraj et Haftar s'étaient déjà rencontrés début mai à Abu Dhabi, mais sans résultat probant.

La rencontre de la Celle-Saint-Cloud marque la victoire de la ligne "pragmatique" désormais prônée par la France, qui considère Haftar comme l'un des principaux remparts contre le terrorisme.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, qui était ministre de la Défense lors du précédent quinquennat, avait dépêché des militaires aux côtés du maréchal Haftar, et entretient d'excellentes relations avec ses parrains régionaux, l'Egypte et les Emirats arabes unis.

L'une de ses premières initiatives en arrivant au Quai d'Orsay a été une tournée régionale consacrée à ce dossier.

Les deux principaux rivaux libyens, le civil Fayez al-Sarraj et le militaire Khalifa Haftar, réunis à l'initiative d'Emmanuel Macron, le 25 juillet 2017 à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris
Les deux principaux rivaux libyens, le civil Fayez al-Sarraj et le militaire Khalifa Haftar, réunis à l'initiative d'Emmanuel Macron, le 25 juillet 2017 à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris ( PHILIPPE WOJAZER / POOL/AFP )

Cet activisme français a toutefois été vu avec une certaine inquiétude du côté de l'Italie, ancienne puissance coloniale, en première ligne face aux centaines de migrants débarquant quotidiennement sur ses côtes depuis la Libye, et craignant d'être mise sur la touche.

Le ministre des Affaires étrangères italien Angelino Alfano s'est inquiété mardi matin dans un entretien à la Stampa de la multiplication des médiateurs et des initiatives, appelant à "unifier les efforts" autour de l'émissaire de l'ONU.

"Il n'y a sur ce sujet véritablement aucun écart de la position française et de la position italienne, c'est un travail commun et un travail en commun avec l'UE", a martelé M. Macron, interrogé à ce sujet.

Autre inquiétude pour certains, les droits de l'homme. L'organisation Human Rights Watch a ainsi appelé, avant la réunion, le président français "à ne pas ignorer la litanie d'exactions commises par toutes les parties dans le conflit libyen".

La déclaration agréée mardi mentionne la construction d’un Etat de droit "souverain, civil et démocratique"en Libye, et cite le respect des droits de l'homme.

La Libye, pays riche en pétrole, a sombré dans le chaos depuis la chute du colonel Kadhafi fin 2011: plusieurs autorités rivales et des myriades de milices se disputent le pouvoir, la menace jihadiste reste présente, et les trafics d'armes et d'êtres humains prospèrent.

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